3e régiment du génie

3e régiment du génie
Image illustrative de l’article 3e régiment du génie
Insigne régimentaire du 3e RG de Charleville-Mézières.

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment Génie
Rôle Génie
Fait partie de 7e brigade blindée de la
1re division
Garnison Charleville-Mézières
Surnom "Les Sapeurs de la Garde"
Devise Ardennes, tiens ferme !
Marche La France en danger (version du 3RG)
Inscriptions sur l’emblème Château De Morée 1828
Alger 1830
Constantine 1837
Sébastopol 1854-1855
Extrême-Orient 1884-1885
Verdun-L'Aisne 1916-1917
La Somme 1916
Flandres 1918
Italie 1943-1944
Guerres Campagne de Belgique
Guerre franco-allemande de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Guerre du Golfe
Guerre d'Afghanistan
Troisième guerre civile centrafricaine
Guerre du Mali
Batailles Bataille de Waterloo
Bataille de Sedan
Bataille de Verdun
Bataille de la Somme
Bataille du Chemin des Dames
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 (attribuée à douze compagnies et non au drapeau en lui-même)
Décorations Croix de guerre 1914-1918
67 citations, dont 30 à l'ordre de l'Armée ont été attribuées à ses compagnies, le drapeau n'en est en revanche pas décoré
Croix de guerre 1939-1945
Croix de la Valeur Militaire
une étoile de vermeil pour l'Afghanistan, une étoile de bronze pour la Centrafrique, une étoile de bronze pour le Sahel.

Le 3e régiment du génie (3e RG) est un régiment du génie de l'armée française constitué sous la première Restauration[1]. Plus ancien régiment de l’arme[2], il est implanté à Charleville-Mézières depuis 1947 et appartient à la 7e brigade blindée de la 1re division de l’Armée de terre. Sa devise, "Ardennes tiens ferme", est la preuve de son attachement à cette région au passé tumultueux.

Historique

Créations et dissolutions du 3e RG

Le 3e régiment du génie a été créé le à Grenoble. Il est alors formé par le lieutenant-général Rogniat à partir de trois unités : le 2e bataillon de mineurs, le 3e bataillon de sapeurs venant tous deux d'Alexandrie et le 4e bataillon de sapeurs en provenance de Metz[1].

Le , le régiment est licencié avec le reste de l'armée et dissous à la Rochelle.Une compagnie de dépôt est envoyée à Montpellier. Le , il est recréé dans la même ville par le général Nempde sous l'appellation de Régiment du Génie de Montpellier n°3[1].

En 1870 toutes ses compagnies rejoignent leurs armées respectives face à l'avancée allemande. En 1871, à Arras, il est reconstitué avec les survivants de ces mêmes compagnies[1].

À la déclaration de guerre en 1914, il est dissous et réduit à un dépôt de guerre, ses compagnies partant encore une fois alimenter les grandes unités. Il est reconstitué à Arras le [1].

Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le , le 3e régiment du génie devient Dépôt de guerre no 3. Le le 3ème Génie est réactivé à Castelsarrasin sous la forme d'un bataillon d'armistice, avec pour particularité d'avoir la garde du drapeau du 5ème Génie, le sien ayant disparu au début de la guerre. Ce 3ème BG sera dissous lors de l'invasion de la zone libre en 1942.

Le un 3e bataillon du génie de plage est créé à Hussein-Dey, en Algérie[1]. Cependant cette unité sera intégrée le au 101e régiment du génie, qui lui-même servira à la recréation du 1er RG le [3]. Ainsi les traditions passent à une autre unité.

Un 3e bataillon du génie est également créé le avec pour mission de déminer la Normandie suite au débarquement du [1]. Mais hormis le numéro il n'a pas de lien direct avec le 3ème Génie. Cependant le général Jean Delmas s'engagea au sein du bataillon de Normandie puis servit au 3ème régiment du Génie après-guerre et en devint chef de corps de 1974 à 1976[1],[4]

Le le 3e régiment du génie renaît enfin, à Rastatt, à partir du 180e bataillon du génie dont il détient désormais les traditions. Il récupère également son emblème, caché dans une tombe à Montreuil-sur-Mer de 1940 à 1945[1].

En 1947 le régiment redevient bataillon. Une partie rejoint Mézières sous les ordres du chef de bataillon Serraz tandis que l'essentiel reste en Allemagne pour servir à la création du 12e RG[1]. Le 3ème BG de Mézières devient bataillon de génie de division blindée en . Il est transféré au Maroc, avec son drapeau, en 1956, ne laissant à la caserne Dumerbion qu'un centre d'instruction. Il est ensuite affecté en Algérie de 1958 à 1962. Le 3e régiment du génie est reconstitué à Mézières le à partir des 3e bataillon du génie et 37e bataillon du génie[1]. Il n'a plus été dissous depuis et se trouve toujours dans les Ardennes aujourd'hui.

Les garnisons

En 1814, lors de sa création à Grenoble, le régiment est réparti en deux bataillons de 6 compagnies (2 compagnies de mineurs et 5 compagnies de sapeurs)[1].

De 1816 à 1870, le régiment change de garnison en moyenne tous les quatre ans, entre Montpellier, Arras et Metz.

De 1870 à 1939 le régiment est définitivement caserné à Arras.

Après sa recréation en 1946 à Rastatt, il arrive à Mézières le . Hormis la parenthèse de 1956-1962 où il se trouvait mêlé aux opérations au Maroc et en Algérie, le 3ème RG n'a plus connu d'autres villes de garnison[1].

Guerres et batailles

Caserne Dumerbion.

De 1814 à 1854

Lors des Cent-Jours, la 1re compagnie de mineurs se rallie à l'Empereur, à La Mure, et est alors intégrée à la Garde Impériale avec les capitaines Breistroff, Letier et les lieutenants Lapagne et Pierre. Le , Napoléon entre dans Grenoble. Le , le régiment entre dans Paris. En , le 1er bataillon rejoint l'armée du Nord, l’état-major et le second bataillon retournent à Grenoble pour les armées des Alpes, de l'Est et du Centre. Ils effectuent des travaux de fortification à Lyon, Montereau ainsi qu’Amboise. Après avoir combattu à Ligny, le bataillon à l’armée du Nord est décimé à la bataille de Waterloo (Mont-Saint-Jean) le [1].

Sept ans après sa recréation le régiment participe à l'expédition d'Espagne (1823) ainsi qu'à l'expédition de Morée (1828-1833) lors de la guerre d'indépendance grecque. Des détachements sont aussi présents en Algérie de 1830 à 1870, participant aux sièges d'Alger et de Constantine (comme en témoignent les deux inscriptions sur l'emblème).

En 1849, les sapeurs font partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome.

De 1854 à 1871 : Second Empire

Pendant le Second Empire, le régiment a participé à de nombreux conflits, campagnes, expéditions: conquête du Sénégal (dès 1853), guerre de Crimée (1854-1855), campagne d'Italie (1859), expéditions de Chine (1859-1860) et de Cochinchine (1861), expédition du Mexique (1861-1867) mais également la guerre franco-prussienne de 1870. Du 9 au des compagnies du 3ème Génie participent à la reprise de la ville de Paris[1] contre la Commune, notamment au cours de la Semaine Sanglante.

De 1871 à 1914

Des sapeurs du 3ème Génie seront projetés en Tunisie en 1881 mais également pour les différentes guerres coloniales au Tonkin, à Madagascar, au Dahomey et au Maroc ainsi qu'en Chine en 1900[1].

Première Guerre mondiale

Le 3ème régiment du Génie a mobilisé au total 98 compagnies au cours du premier conflit mondial. Celles-ci ont combattu sur tous les fronts, des Flandres jusqu'aux Balkans[1].

Affectations

Portrait de Louis Donnat, un soldat d'une des compagnies du 3e génie, vers août 1916.

Lors de la déclaration de guerre, le 3e régiment du génie, situé à Arras, est dissous et laisse place au dépôt de guerre du Génie no 3.

1914

Dès le les compagnies actives, aussitôt formées, partent à la frontière. Il s'agit de compagnies divisionnaires et de corps d'armée, appartenant aux 122ème, 152ème, 162ème, 169ème DI et aux 1er, 2e et 3e CA. Compte tenu des combats, le dépôt de Guerre est replié sur Les Ponts-de-Cé, près d'Angers. Les Allemands, entrés à Arras, pillent la salle d'honneur du régiment, située dans la citadelle[1].

Des sapeurs du "3" participent, du 28 août au 8 septembre 1914 au siège de Maubeuge mais aussi aux combats du Fort de Leveau et la bataille de l'Yser.

Du 5 au , les sapeurs se battent dans la Marne.

1915

Plusieurs compagnies participent à l'offensive de Champagne. Des soldats du régiment sont distingués cette année-là comme le sergent Donet qui reçoit la Médaille Militaire[1].

La guerre des mines fait rage, la compagnie 1/3 se distingue notamment à la côte 108 près de Berry-au-Bac et est citée à l'ordre de l'armée en décembre[1].

1916

En 1916,  le régiment se bat lors de la bataille de Verdun, aux Éparges, dans l'Aisne et la Somme, en Argonne mais également avec l'armée de Salonique durant la campagne d'Orient[1].

Le la compagnie 3/4 prend par aux combats du fort de Douaumont, aux côtés du 129ème RI (chaque section du génie est rattachée à une compagnie d'infanterie).

1917

Parmi les nombreuses opérations de l'année 1917, l'offensive des Flandres voit les hommes du 3ème régiment du Génie faire preuve d'un courage exemplaire. Le , la compagnie 1/1 jette sur l'Yser, sous le feu ennemi, sept passerelles pour permettre le passage de l'infanterie. Ce qui lui vaudra une citation à l'ordre du corps d'armée. La compagnie 1/13 se distingue le même jour pour des faits similaires et reçoit également une citation à l'ordre du corps d'armée. À la fin de l'année cette même unité reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'armée pour ses actions dans les combats d'octobre, menées sous le feu des pièces d'artillerie et des mitrailleuses[1].

1918

Lors de la dernière année de guerre les compagnies du 3e régiment du génie obtiennent de multiples citations en Lorraine, dans l'Aisne à l'ordre du corps d'armée, de l'armée.

Le "3" a également combattu lors de la bataille de Reims, sur le front de Champagne, puis dans les Ardennes.

Au cours de ce conflit, le drapeau s'est alourdi de 4 nouvelles inscriptions tandis que ses compagnies totalisent 67 citations dont 30 à l'ordre de l'armée. Cependant les pertes sont lourdes: 3 108 tués comprenant 75 officiers, 236 sous-officiers et 2 797 caporaux et sapeurs[1].

Le le drapeau et sa garde défilent sur les Champs-Élysées à Paris[1].

Entre-Deux-Guerres

Le colonel, le drapeau et des soldats du 3e régiment du génie avec le général britannique Sydney Crookshank (en) à gauche, le à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette.

Le régiment tient garnison à Arras jusqu'en 1939[1].

Un détachement est envoyé à Versailles pour participer à l'expérimentation des divisions cuirassées.

Divers détachements participent aux opérations au Maroc, au Levant, à l'armée d'Orient.

Par ailleurs , l’équipe de football militaire du régiment remporte le Bouclier de Brennus en 1939. Elle en est la dernière détentrice avant sa disparition en 1940 (le trophée a été retrouvé en 2021)[5].

Seconde Guerre mondiale

Lors de la mobilisation pour la Seconde Guerre mondiale, le régiment envoi ses compagnies regroupées par deux, en bataillons rattachés à des divisions ou corps d'armée[1], puis cède la place au centre mobilisateur du génie no 3 qui fusionnera avec le Dépôt de Guerre.

Mai-juin 1940

En 1940 les compagnies sont déployées dans le Nord et l'Est de la France (Dunkerque, Stonne, Sedan, Rethel) ainsi qu'en Belgique (sur la Dyle, sur l'Escaut). Elles font sauter des ponts pour retarder l'avancée allemande, participent aux combats. De nombreux sapeurs sont citées, ainsi que trois compagnies respectivement à l'ordre de la division, du corps d'armée et de l'armée[1].

Le 3e bataillon du génie, Castelsarrasin

Le 3e bataillon du génie de l'armée d'armistice est caserné à Castelsarrasin de 1940 à 1942. Ses compagnies participent à de nombreux travaux de reconstruction en zone occupée. Parallèlement, certains sapeurs n'hésitent pas à rejoindre la Résistance (c'est le cas du commandant Donet qui assure l'intérim du chef de corps en et qui appartient au réseau Mithridate). Le bataillon est dissous en 1942 à l'invasion de la zone libre[1].

Le 180e bataillon du génie

En 1943 est créé le 180e BG à partir de la société de chemin de fer Méditérannée-Niger militarisée précédemment. Ce bataillon participe à la reprise de la Corse puis de l'île d'Elbe. Il est élément génie du corps expéditionnaire français en Italie et se distingue au Garigliano en .

En ses sapeurs débarquent en Provence et prennent part aux combats de la Libération. Ils construisent des ponts et rétablissent des itinéraires notamment lors de la reprise de Belfort. En , à Strasbourg, le « 180 » construit le pont flottant de Kehl, malgré les bombardements allemands, permettant à la 1re armée française de franchir le Rhin[1].

Le 3e RG est l'héritier des traditions du 180e bataillon du génie depuis 1946.

De 1945 à nos jours

En 1946 le 3ème RG est recréé à Rastatt à partir de divers éléments, principalement issus du "180"[1].

En 1947, les Troupes d'Occupation Allemandes et les Forces d'Occupation d'Autriche sont restructurées. Le 3e régiment du génie est dissous, ses traditions sont transférées à la nouvelle unité créée à Mézières.

En France, dans les Ardennes, le 3e bataillon du Génie est destiné à la 3e Division Blindée.

En 1953 le régiment participe aux opérations de secours en Hollande lors des inondations[1].

La portion centrale de ce bataillon part au Maroc en 1956, puis passe en Algérie en 1958. En 1962 le drapeau du "3" rentre en France, à Mézières[1].

Le 3e régiment du génie est reconstitué à partir des 37ème, 51ème et 63ème BG ainsi que des éléments du 3ème BG de retour d'Algérie[1].

Depuis le 3ème régiment du Génie a participé à un nombre considérable d'opérations (première guerre du Golfe, guerre de Bosnie-Herzégovine, opération au Kosovo, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, au Liban, en Centrafrique, au Mali et plus largement au Sahel ainsi qu'en Irak et en Europe de l'Est récemment avec les missions Aigle et Lynx).

Sans compter les détachements divers, les missions de courtes durées dans les territoires d'outre-mer et les opérations intérieures (Harpie, Héphaïstos, Vigipirate, Sentinelle et Résilience).

Fin 2025, le régiment annonce qu'il accueillera prochainement des volontaires du nouveau service national[6].

Faits d'armes

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[7] :

Chefs de corps

  • 1814 - 1815 : Colonel Sébastien Raphael Théodore Izoard
  • 1815 - 1815 : Lieutenant-colonel Constantin (intérim et licenciement)
  • 1816 - 1821 : Colonel Marquis Joseph Jules de Foucauld (décédé lors de son commandement)
  • 1821 - 1830 : Colonel Édouard Brandouin de Balaguier marquis de Beaufort d'Hautpoul,
  • 1831 - 1833 : Colonel Joseph Gabriel Obry
  • 1834 - 1836 : Colonel baron Charles Étienne Pretet
  • 1837 - 1840 : Colonel Firmin Claude Parnajon
  • 1841 - 1845 : Colonel Jean-Baptiste Fortuné Romphleur
  • 1846 - 1847 : Colonel François Henri Ernest de Chabaud-Latour
  • 1848 - 1851 : Colonel François Dautheville
  • 1852 - 1854 : Colonel Grégoire Gaspard Félix Goffinière de Nordeck (commandant de l'École polytechnique de 1860 à 1865)
  • 1855 - 1858 : Colonel Albert Eugène Le Baron
  • 1859 - 1863 : Colonel Hippolyte Joseph Marie Danet
  • 1864 - 1868 : Colonel Jean Durand De Villers (commandant de l'École polytechnique de 1873 à 1876)
  • 1869 - 1874 : Colonel François Bressonnet (commandant la division du génie de la garde à compter de 1870)
  • - : Lieutenant-colonel Rousseau (nommé à Tours)
  • - intérim du major (puis Lcl) Alexandre Louis Désiré Sanglier
  • - retour du colonel François Bressonnet (* nommé général le )
  • 1874 - 1876 : Colonel Alexandre Louis Désiré Sanglier
  • 1877 - 1878 : Colonel Jacques Léon Gallimard (commandant de l'École polytechnique de 1879 à 1880)
  • 1879 - 1881 : Colonel Charles Peaucelier (à l'origine du dispositif Peaucelier)
  • 1882 - 1884 : Colonel Jules Auguste Varaigne
  • 1885 - 1886 : Colonel Albert Nicolas Mengin Lecreulx
  • 1887 - 1888 : Colonel Georges Alphonse Revel de Breteville
  • 1889 - 1890 : Colonel André Théodore Jules Gripois
  • 1891 - 1893 : Colonel Auguste Virgile Jean Lehagre
  • 1894 - : Colonel Louis Emile Chariot
  • 1895 - : Colonel Emile Honoré Germain Massu
  • 1896 - : Colonel Edouard Gabriel Georges Roux
  • 1897 - : Colonel François Penel
  • 1898 - 1901 : Colonel Armand Alphonse Dupommier
  • 1902 - 1904 : Colonel Eugène Léon Gambiez (dernier CdC en résidence dans la citadelle d'Arras)
  • 1905 - 1907 : Colonel Michel Henri Marie Coutanceau (défenseur de Verdun 1914-15)
  • 1908 - 1909 : Colonel Charles Alexandre Lenoir
  • 1910 - 1911 : Colonel Curmer (*)(commandant de l'École polytechnique de 1916 à 1919)
  • 1912 - 1913 : Colonel Louis Seurre
  • 1920 - 1922 : Colonel Emile Auguste François Potez (réalisation du Mémorial-Chapelle d'Arras où il repose auprès de la mémoire de ses sapeurs)
  • 1922 - 1926 : Colonel Georges Charles Duperray
  • 1927 - 1928 : Colonel Barthelemy
  • 1929 - 1931 : Colonel Pierre Joseph Herbillon
  • 1932 - 1933 : Colonel Barthélémy Joseph Alexandre Piraud (* en 1937)
  • 1934 - 1935 : Colonel Adolphe Pierre Henry Séron
  • 1936 - 1937 : Colonel François Marie Thouénon
  • 1938 - 1939 : Colonel Olivier
  • 1939 - dépôt de Guerre no 3 Colonel Guérit (qui sauve le drapeau ; il meurt en camp de prisonniers)
  • 1940 - 1942 : Bataillon d'armistice à Castel: chefs de bataillons : Leygues, Frédéric Donet (*), Creissen et F..
  • 1943 : Bataillon en Afrique du Nord Hussein Dey chef de bataillons Legendre (3°BG de plage)
  • 1944 : Bataillon de déminage à Houlgate : capitaine Dominique de Feraudy (3e BG de démineurs)
  • 1942 - 1943 : chef de bataillons Carpentier (180°BG, ex Méditerranée/ Niger)
  • 1944 - 1945 : chef de bataillons Pont (**)
  • 1945 - 1947 : Lieutenant-colonel Creissen (redevenu régiment et 3e Génie)
  • 1947 - 1949 : chef de bataillons Serraz
  • 1949 - 1953 : Lieutenant-colonel Schilling
  • 1953 - 1955 : Lieutenant-colonel Abdon Robert Casso(*)
  • 1955 - 1956 : chef de bataillons Soize
  • 1956 - 1957 : chef de bataillons Mattei
  • 1957 - 1958 : chef de bataillons Gaveau
  • 1958 - 1960 : chef de bataillons Gauvin
  • 1960 - 1961 : chef de bataillons Langenbach
  • 1961 - 1962 : chef de bataillons Pencenat
  • 1962 : chef de bataillons Cassan
  • 1962 - 1963 : Colonel Nardin
  • 1963 - 1964 : Colonel Isnard
  • 1964 - 1966 : Colonel Perrin
  • 1966 - 1968 : Colonel Louis Primaux
  • 1968 - 1970 : Colonel Michel Deroussen
  • 1970 - 1972 : Colonel Robert Anne Marie Dubois
  • 1972 - 1974 : Colonel Raymond Coutenceau (***)
  • 1974 - 1976 : Colonel Jean Delmas (**)
  • 1976 - 1978 : Colonel Guy Chaumeret (*)
  • 1978 - 1980 : Colonel Alain Creff
  • 1980 - 1982 : Colonel Claude Angelini
  • 1982 - 1984 : Colonel Yves Cabon (**)
  • 1984 - 1986 : Colonel Pierre Le Blavec (*)
  • 1986 - 1988 : Colonel Hervé Richaud
  • 1988 - 1990 : Colonel Marc Chamberland (**)
  • 1990 - 1992 : colonel Hubert Lorioz (*)
  • 1992 - 1994 : Colonel Alain Merret
  • 1994 - 1996 : Colonel Joly (***), (2011) inspecteur général de l'armée de terre
  • 1996 - 1998 : Colonel Rémy Duval (*)
  • 1998 - 2000 : Colonel Alain Kerriguy (*)
  • 2000 - 2002 : Colonel Dominique Sanmarty (**)
  • 2002 - 2004 : Colonel Romain Grosset (*)
  • 2004 - 2006 : Colonel Jean Michel Bonnaure
  • 2006 - 2008 : Colonel Roland Lecoeur
  • 2008 - 2010 : Colonel Thierry Marotte
  • 2010 - 2012 : Colonel Olivier Meriau (**)
  • 2012 - 2014 : Colonel Brice Bertrand
  • 2014 - 2016 : Colonel Charles Michel
  • 2016 - 2018 : Colonel André Sanchez
  • 2018 - 2020 : Colonel Jérôme Logeais
  • 2020 - 2022: Colonel Damien Carlier
  • 2022 - 2024: Colonel Rémy Hemez
  • 2024 - : Colonel Jérôme Pâris

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Décorations

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 au titre du 180e bataillon du génie en Italie, avec deux étoiles (une citation à l'ordre du corps d'armée, et une autre à l'ordre de la division)[1]. Le régiment a été également décoré le de la Croix de la Valeur Militaire, avec étoile de vermeil, pour l'ensemble de ses actions en Afghanistan et, en 2022, de la croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze pour les missions menées en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris. En 2025, il reçoit une troisième croix de la Valeur Militaire, avec étoile de bronze, aux Invalides, pour l'ensemble de ses actions au Sahel[8].

Sa fourragère est aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918. Douze compagnies du régiment en obtinrent le droit de port au cours de la Première Guerre mondiale[9].

Hommages

La promotion 2011-2012 du 4ème bataillon de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr porte le nom du chef de bataillon Barek Deligny, officier du régiment tué en Afghanistan le .

Le , lors des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, une cérémonie rend hommage au drapeau du 3e régiment du génie ainsi qu'à la ville d'Arras[10],[11].

Une exposition intitulée « Charleville-Mézières et son régiment, une histoire de génie » et consacrée au 3ème régiment du génie est présentée au musée de l'Ardenne de Charleville-Mézières, en France, du au . L'évènement regroupe des objets (issus des collections du musée régimentaire, du musée du Génie d'Angers ainsi que de collectionneurs particuliers) retraçant l'histoire du régiment, de ses membres et de ses actions, présentés au sein de l'exposition permanente du musée. Une visite commentée est réalisée à trois reprises par un réserviste citoyen du régiment[12].

Devise

"Ardennes tiens ferme", est une inspiration de celle du secteur fortifié des Ardennes en 1940. Reprise par le 3e Génie en 1983, elle symbolise la présence du régiment dans les Ardennes depuis 1947[1].

Insignes

Héraldique :

  • 3e R.G (Arras) : Écu ancien incurvé en chef de sinople bordé d'argent à une cuirasse et en pot-en-tête du même brochant un pic et une pelle en sautoir, frappée du chiffre 3 d'or et soutenue d'un écusson de gueules à lion d'or.

Fab : Arthus-Bertrand - Drago. Non homologué.

  • 3e R.G (détachement de Versailles) : Éléphant passant sur un socle portant une cuirasse et pot-en-tête du génie accostée de la devise LABOR IMPROBUS et de deux étoiles. Le tout en bronze.

Fab : Arthus-Bertrand. Non homologué

  • Cie 3/11 :Écu ancien d'azur sommé en chef d'un pont de sable aux piliers de gueules, à une cuirasse et un pot-en-tête de sable, soutenu d'un écusson de gueules à lion d'or, et accostés en chef dextre sur fond blanc d'une locomotive sortant d'un pont d'or et à senestre d'une ancre brochée d'une roue dentée, d'un pelle et d'une pioche du même. En flandextre, inscription Cie et à senestre 3/11 de sable.

Fab : Arthus-Bertrand. Non homologué

  • 3e R.G : Croix du sud partie de gueules et d'azur brochée d'une cuirasse d'or au chiffre 3 et d'un pot-en-tête et sommée dans un cercle d'émail blanc, d'une roue dentée de sable .

Fab : Chabillon . Homologué H 210 le 13/06/1947.

  • 3e B.G-3e R.G : Écu ancien parti de sable et de gueules à un lion timbré d'une couronne au chiffre 3 sommé d'une hure de sanglier, le tout brochant une citadelle ajourée aux redans de sinople

Insigne homologué H 586 le , fabriqué par : Drago, Delessart et Fraisse.

Le fort bastionné représente les fortifications à la Vauban de la citadelle d'Arras, la couleur verte dans les redans rappelle les champs de bataille des Flandres et de l'Artois en 1914-1918. L'écu français aux couleurs du génie supporte le lion des Flandres qui se trouvait sur la porte d'Arras avant sa destruction en 1914-1918. La couronne crénelée symbolise Mézières, la hure du sanglier les Ardennes.

La première représentation de cet insigne a été réalisée en en ferronnerie, à la citadelle Bayard à Mézières par le sapeur Maillard.

Composition aujourd'hui

À la suite de la réforme des armées lancée en 2008, après l'adoption du livre blanc sur la défense, le , François Fillon (Premier ministre) et Hervé Morin (Ministre de la Défense) ont dévoilé la réforme de la carte militaire et les restructurations régimentaires. Le 3e régiment du Génie sera maintenu à Charleville-Mézières et augmenté de 150 hommes[13].

Actuellement, le 3ème régiment du génie est composé de 4 compagnies de combat à 4 sections, d'une compagnie d'appui regroupant les sections spécialisées du régiment (EOD/NEDEX, plongeurs de combat du génie, SAEB, travaux sommaires, eau et électromécanique), d'une compagnie de commandement et de logistique et d'une unité d'intervention de réserve.

Le 3e régiment du génie est composé de 7 compagnies dont voici l'ordre de bataille, les couleurs et les devises:

  • Compagnie de commandement et de logistique (CCL) : blanc, Servir sans Subir.
  • 1re compagnie de combat du génie (1CCG) : bleu roi, Dominus Nobis Cum.
  • 2e compagnie de combat du génie (2CCG) : rouge, Si tu le veux, je le peux.
  • 3e compagnie de combat du génie (3CCG) : jaune, Hargne et Courage.
  • 4e compagnie de combat du génie (4CCG) : vert, De la Cendre, Renaît la Flamme.
  • Compagnie d'appui (CA) : rouge et vert, Fiers et Courageux.
  • 5e compagnie de réserve (UIR): bleu clair, Labor Improbus Omnia Vincit.

Personnalités ayant servi au 3e RG

Sources et bibliographie

Notes et références

  1. Jean-Pierre Garnier, Ardennes, tiens ferme ! le 3ème Régiment du Génie, Lavauzelle, , 173 pages
  2. ↑ « 3e régiment du génie », sur defense.gouv.fr
  3. ↑ Fédération Nationale du Génie, Le Génie Combattre Construire Secourir, Lavauzelle, , 277 pages, page 201
  4. ↑ « Général Jean Delmas », sur francearchives.gouv.fr
  5. ↑ « Coupe du Monde de Rugby. Quand Charles Brennus a sauvé l'ovalie française », sur actu.fr
  6. ↑ « Le 3ème régiment du génie accueillera des volontaires du service militaire »
  7. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  8. ↑ Carole Gamelin, « Armée : le drapeau du 3e RG décoré aux Invalides à Paris », l'Ardennais,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ Historique du 3ème régiment du Génie, Librairie Chapelot, , 148 pages (lire en ligne), page 11
  10. ↑ « Arras - Une ville, un héros, un drapeau: les militaires et le son du clairon, de retour à la citadelle » (photogr. Pascal Bonniere), La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ Ministère de la Défense, DICoD Centre de presse, « 100 Villes - 100 Héros - 100 Drapeaux », sur Fortification et Mémoire, (consulté le )
  12. ↑ https://www.musear.fr/expositions-precedentes-33-exposition-charleville-mezieres-et-son-regiment--une-histoire-de-genie--l-histoire-du-3e-rg-depuis-1814-.html
  13. ↑ Défense, la nouvelle carte militaire, Le Figaro
  14. ↑ Dossier sur la Base Léonore
  15. ↑ Le Général Frédéric DONET, Fédération Nationale des Anciens Sapeurs du Génie (FNAS), , 47 p. (lire en ligne)
  16. ↑ Maurice Thorez, Fils du peuple, Editions sociales,

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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