La 4e étape du Tour de France 2015 se déroule le mardi entre Seraing et Cambrai sur une distance de 223,5 kilomètres. Elle a la particularité d'emprunter sept secteurs pavés, pour un total de 13,3 km. Elle est remportée par le coureur allemand Tony Martin, de l'équipe Etixx-Quick Step, qui a attaqué à trois kilomètres de l'arrivée. Il devance de trois secondes un peloton réglé au sprint par John Degenkolb et Peter Sagan. Deuxième du classement général au départ de l'étape, Tony Martin s'empare du maillot jaune.
Parcours
Après un départ de Seraing en Belgique, l'épreuve revient en France avec la traversée du département du Nord pour une arrivée dans la ville de Cambrai après 223,5 km de course et sept secteurs pavés pour un total de 13,3 km[1].
Il s'ensuit principalement une entrée dans l'Avesnois par le passage dans les villes de Bavay, Gommegnies et Le Quesnoy avant d'arriver dans le Valenciennois au niveau d'Artres où démarre, à 46 km de l'arrivée, le secteur pavé n°6 d'Artres à Famars (1 200 m). La course prend ensuite le secteur n°5 de Quérénaing à Verchain-Maugré (1 600 m) situé à 40,5 km du final puis aussitôt le n°4 de Verchain-Maugré à Saulzoir (1 200 m) quant à lui positionné à 36 km de Cambrai pour l'entrée dans le Cambrésis. Après un répit d'une dizaine de kilomètres via les communes de Montrécourt et Haussy, les coureurs s'attaquent à deux autres secteurs pavés successifs, le n°3, celui du secteur de Saint-Python (1 500 m) et surtout le n°2 de Fontaine-au-Tertre à Quiévy (3 700 m) situés respectivement à 26 km et 23,5 km de l'arrivée.
La suite de la course se fait par la traversée de Saint-Hilaire-lez-Cambrai et d'Avesnes-les-Aubert afin d’aller chercher le dernier secteur de l'étape, le n°7 d'Avesnes-les-Aubert à Carnières (2 300 m) à 13 km de la ligne d'arrivée. Après celui-ci, la course se dirige vers Cauroir par la départementale pour arriver à l'entrée de Cambrai pour les trois derniers kilomètres en ville. L'arrivée se fait sur la place de la ville.
Quatre coureurs, Frédéric Brun (Bretagne-Séché Environnement), Thomas De Gendt (Lotto-Soudal), Perrig Quéméneur (Team Europcar) et Lieuwe Westra (Astana), s'échappent dès le départ. Ils comptent plus du huit minutes d'avance, mais celle-ci est réduite à moins d'une minute à la sortie du deuxième secteur pavé. Ils sont rattrapés à environ quarante kilomètres de l'arrivée.
Au sein du peloton, Vincenzo Nibali et ses équipiers accélèrent dans les troisième et cinquième secteurs pavés (Quérénaing à Verchain-Maugré et Saint-Python). Il ne parvient pas à piéger d'adversaire pour le classement général, mais le peloton se réduit à une cinquantaine de coureurs. Dans le dernier secteur pavé, Nibali attaque. Il est suivi par Greg Van Avermaet, Tejay Van Garderen (BMC Racing), John Degenkolb (Giant-Alpecin), Zdeněk Štybar (Etixx-Quick Step), Alejandro Valverde (Movistar), Gerain Thomas et Chris Froome (Sky). Ce dernier attaque à son tour. L'équipe Tinkoff-Saxo d'Alberto Contador ramène cependant trente-cinq coureurs sur ce groupe de tête, à 7,5 kilomètres de l'arrivée.
Bien que victime d'une crevaison dans le dernier secteur pavé, Tony Martin parvient à revenir dans le groupe de tête et à attaquer à trois kilomètres de l'arrivée. Il résiste à ses poursuivants et s'impose avec trois secondes d'avance sur John Degenkolb et Peter Sagan, qui règlent le peloton au sprint. Tony Martin, deuxième du classement général au départ de l'étape, s'empare du maillot jaune.
La tête du classement général subit peu de changement à l'issue de cette étape. Parmi les prétendants au classement général, Thibaut Pinot (FDJ) subit une crevaison puis un problème de dérailleur dans l'avant-dernier secteur pavé. Il arrive à Cambrai avec trois minutes et demie de retard et semble devoir abandonner l'espoir de monter sur le podium du Tour[2],[3].