54e régiment d'infanterie coloniale

54e régiment d'infanterie coloniale
Image illustrative de l’article 54e régiment d'infanterie coloniale
Le 54e RIC dans le secteur de Flórina en octobre 1916

Création 1915
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie coloniale
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination 4e régiment mixte colonial
Inscriptions sur l’emblème Sedd-Ul-Bahr 1915
Macédoine1916-1918
Batailles Première Guerre mondiale

Le 54e régiment d'infanterie coloniale est une unité des troupes coloniales de l'armée française. Il a été formé pendant la Première et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations

  • - Création du 4e régiment mixte colonial
  • - Devient le 54e régiment d'infanterie coloniale
  • - Dissolution
  • - Reconstitution du 54e régiment d'infanterie coloniale
  • - transformé en 54e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais
  • - Dissolution

Historique des garnisons, campagnes et batailles

La Première Guerre mondiale

Rattachements

  • -  : 1re division d'infanterie du corps expéditionnaire d'Orient
  • -  : 1re division d'infanterie du corps expéditionnaire des Dardanelles (par changement de nom de la 1re DI du CEO)
  • -  : 17e division d'infanterie coloniale (17e DIC, par changement de nom de la 1re DI du CED)

1915

Le régiment est créé le 4e régiment mixte colonial est renommé 54e régiment d'infanterie coloniale[1].

  •  : 6e combat du Kéréves Déré, puis organisation d'un secteur dans cette région.
  • Évacuation de la presqu'île de Gallipoli et transport à Moudros.
  • Formation d'une brigade, au moyen d'éléments européens du CED stationnés à Moudros, Ténédos et Mytilène.

1916

Camp de la 4e compagnie du 54e RIC dans la région de Livadi, le .
  • –  : Débarquement en Macédoine de la brigade européenne. Formation de la 17e DIC, par l'adjonction d'une brigade arrivant de France. Organisation de positions défensives vers Livaritikon Oros et les hauteurs nord et sud-est de Galatista.

1917

1918-1919

La Seconde Guerre mondiale

Le [1], le régiment est formé à Carcassonne et est affecté à la défense du littoral méditerranéen (organe côtier H)[2].

Il est renommé 54e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais le [1]. En 1940, le régiment, à deux bataillons, est stationné à La Londe, aux salins d'Hyères, à Porquerolles, au Lavandou, à Bormes, à Port-Cros, à Fréjus et à Saint-Raphaël[3]. Il est dissout en sans avoir combattu.

Chefs de corps

Première guerre mondiale

  • au  : Lieutenant-colonel, puis colonel André Lucien Vacher (1868-1939)[4],[5]. Général de brigade et décoré de l'Ordre du Bain avant la retraite, il est l'auteur du chapitre « Lyautey urbaniste » du livre L’urbanisme aux colonies et dans les pays tropicaux (1932)[6],[7],[8].
  • au  : Lieutenant-colonel Aymard
  • au  : Lieutenant-colonel Corre
  • au  : Lieutenant-colonel puis colonel Jules Raymond Dehove (1862-1944)[9],[10]
  • au  : Lieutenant-colonel Faucon

Seconde guerre mondiale

  • 1939-1940 : Colonel Ducrot[3]

Traditions et honneurs

Drapeau du régiment

Batailles inscrites

Le drapeau du régiment porte les deux inscriptions suivantes qui rappellent les campagnes dans lesquelles il a été engagé[11]:

Décorations

Croix de guerre 1914-1918 avec une palme de bronze

La cravate du drapeau du 54e régiment d'infanterie coloniale est décorée :

Il n'a cependant pas le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918, qui exige au minimum deux citations à l'ordre de l'armée.[12]

Insigne

L'insigne du régiment, réalisé en 1939 mais homologué en 1979 (alors que le régiment est devenu, sous le nom de 54e régiment d'infanterie de marine, une unité de réserve à mettre sur pied en cas de mobilisation), fait référence aux fortifications de Sedd-ul-Bahr (1er nom de bataille sur le drapeau). Une nouvelle version est homologuée en 1981[1].

Citations

A l'ordre de l'armée

« Le Général Commandant en Chef les Armées Alliées cite à l'ordre de l'Armée le 54e Colonial : Le 54e Régiment d'infanterie Coloniale, sous le commandement du Colonel DEHOVE, auquel était adjoint le 93e B. T. S, le 15 septembre 1918, s'est porté à l'assaut des positions bulgares fortement organisées sous-bois. Après avoir enlevé avec un élan magnifique la première ligne ennemie, a continué sa progression en dépit des obstacles accumulés qui s'offraient à lui, s'y est maintenu en dépit de plusieurs contre-attaques, assurant ainsi la rupture du front ennemi et permettant l'exploitation immédiate de son succès par les troupes de deuxième ligne. « Le 29 septembre 1918.- Signé: FRANCHET D'ESPEREY. »

Ordre Général n° 87 du du Général Louis Franchet d'Espèrey, Commandant en Chef les Armées Alliées[5]

A l'ordre de le division

« Le Général GEROME, commandant la 17e D. I., cite à l'ordre de la D. I. le 54e Régiment d'Infanterie Coloniale : Aux Dardanelles depuis le début; à peine débarqué, avant toute organisation du terrain a soutenu victorieusement les attaques répétées de forces turques très supérieures en nombre et le 8 mai 1915, passant à l'offensive a enlevé d'un seul élan la redoute Boucher. Passé à l'Année d'Orient s'est particulièrement distingué sous le commandement du Lieutenant-Colonel AYMARD aux affaires des 16, 17 et 18 août 1916, où il a brillamment enlevé le village de Doldzeli, avant ainsi gagné d'un seul bond 2500 m en profondeur sur un front de 4 kil. A ensuite réussi à s'y maintenir malgré son violent bombardement par l'artillerie lourde qui lui a causé des pertes sévères et malgré cinq contre-attaques d'infanterie qu'il a repoussées. « Le 1 er septembre 1916.— Signé: GEROME. »

Ordre Général n° 14 du Général Auguste Clément Gérôme, Commandant la 17e D. I.[5]

A l'ordre du régiment

« Le Chef de Corps cite à l'ordre du Régiment le 3e Bataillon qui sous l'habile et énergique direction de son chef, le Commandant BOCK, a du 6 au 13 juin fait preuve de réelles qualités d'adresse, de discipline, d'endurance et d'abnégation; en occupant puis en organisant une position dangereuse où il s'est maintenu au prix de pertes relativement faibles en dépit du feu dominant très ajusté des Turcs ». Le 14 juin 1915. - Signé: VACHER. »

Ordre du Régiment n° 3 du Lieutenant-colonel commandant le 54e RIC[5]

« Le Lieutenant-Colonel AYMARD cite à l'ordre du Régiment le 1er Bataillon qui a sous l'énergique et habile direction de son chef, le 16 août par, un magnifique élan, en rase campagne, bien qu'ayant sur son flanc une très forte position bulgare (La Tortue), dont il a amené la chute en la dépassant rapidement, fait sous un violent feu un changement de direction afin de se placer face à son nouvel objectif progressant ainsi de 2 kil. 500 sur un front de 2 kil. A gardé jusqu'à ce que le Régiment fut relevé, c'est-à-dire durant trois jours et trois nuits, malgré de nombreuses contre-attaques et de fréquents bombardements ennemis tout le terrain conquis ». « Le ,12 septembre 1916,— Signé : AYMARD. »

Ordre du Régiment n° 92 du Lieutenant-colonel commandant le 54e RIC[5]

Personnalités ayant servi au régiment

Sources et bibliographie

  • Historique du 54e régiment d'infanterie coloniale : 1914-1918, Toulon, Bouchet, , 27 p., lire en ligne sur Gallica.

Notes et références

  1. Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes: Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'Armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, "54+régiment+d'infanterie+coloniale" lire en ligne), p. 209
  2. ↑ « Les Troupes Coloniales en 1939-40 : la mobilisation et la période d'attente », L'Ancre d'or, no 256,‎ (lire en ligne)
  3. Étienne Plan et Eric Lefèvre, La bataille des Alpes, 10-25 juin 1940: l'armée invaincue, Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-0008-8, lire en ligne), p. 47
  4. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  5. « HISTORIQUE DU 54e Régiment d'Infanterie Coloniale », Journal,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Jean-François Guillot, « La Société française des urbanistes et l’Institut d’urbanisme : deux usages du réseau pour une même cause ? », dans La France savante, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, coll. « Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques », , 225–233 p. (ISBN 978-2-7355-0875-4, lire en ligne)
  7. ↑ « Décorations britanniques à l'étranger - archives du War Office - Forum PAGES 14-18 », sur forum.pages14-18.com (consulté le )
  8. ↑ « Décès - n° 153 - VACHER, André Lucien - 05/10/1939 », sur archives.marseille.fr (consulté le )
  9. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  10. ↑ « Ecole Navale / Espace Tradition / Promotions », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le )
  11. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  12. « La Croix de guerre | Chemins de mémoire », sur www.cheminsdememoire.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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