66e régiment d'artillerie

66e régiment d'artillerie
Image illustrative de l’article 66e régiment d'artillerie
Officiers et soldats du 66e RAA au monument aux morts d'Oran en 1934.

Création 1917
Dissolution 1964
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment regroupant des batteries à titre administratif (1917-1919)
Régiment d'artillerie d'Afrique (1929-1964)
Rôle Lutte antiaérienne (1917-1919)
Artillerie (1929-1964)
Garnison Oran
Inscriptions sur l’emblème Maroc 1908
Les Deux-Morins 1914
Champagne 1915
Verdun 1916
L'Aisne 1917
Picardie 1918
AFN 1952-1962
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie

Le 66e régiment d'artillerie (66e RA) est une unité d'artillerie de l'armée française aujourd'hui dissoute. Pendant la Première Guerre mondiale, il s'agit d'un régiment d'artillerie de défense contre avions (DCA). En 1929, il est recréé comme régiment d'artillerie en Oranie et participe à la Seconde Guerre mondiale et à la guerre d'Algérie.

Création et différentes dénominations

  • 1918 : 66e régiment d'artillerie (66e RA) ou 66e régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (66e RADCA)
  • 1919 : dissolution
  • 1929 : création du 66e régiment d'artillerie d'Afrique (66e RAA)
  • 1946 : devient 2e régiment d'artillerie de montagne, création du Ier groupe du 66e régiment d'artillerie d'Afrique (I/66e RAA)
  • 1956 : nouvelle formation du 66e régiment d'artillerie d'Afrique (66e RAA) par fusion du I/66e RAA avec le I/RACM
  • 1958 : renommé 66e régiment d'artillerie (66e RA)
  • 1962 : devient le 66e groupe d'artillerie (66e GA)
  • 1964 : devient le 8e régiment d'artillerie blindée

Historique des garnisons, combat et bataills

66e régiment d'artillerie de défense contre aéronefs

Il est formé en août- par dédoublement du 63e régiment d'artillerie de DCA. Il regroupe toutes les batteries antiaériennes d'autocanons de 75 modèle 1913 et de canons de 75 modèle 1917 sur remorque[1]. Le régiment a uniquement un rôle administratif et ses batteries sont réparties dans toutes la zone des armées[2].

Le , le régiment est réparti entre les cinq nouveaux régiments d'artillerie de DCA : 1er RADCA reçoit les batteries 1, 2, 15 et 17, le 2e RADCA l'état-major, le peloton hors-rang et les batteries 8,9, 10 et 20, le 3e RADCA les batteries 4, 5, 6 et 7, le 4e RADCA les batteries 11, 12, 13 et 19 et le 5e RADCA les batteries 3, 14, 16 et 18[2].

Entre-deux-guerres

Le 66e régiment d'artillerie d'Afrique est créé le à partir du 2e groupe d'artillerie de campagne d'Afrique d'Oran. Équipé principalement de canons de 75 de campagne[3], il forme l'artillerie de la division d'Oran[4].

Seconde Guerre mondiale

À la mobilisation de 1939, le régiment rejoint la 82e division d'infanterie d'Afrique. Il compte alors deux groupes hippomobiles de canons de 75 de campagne et est renforcé par un troisième groupe formé à Bourges lorsque la 82e DIA rejoint la France métropolitaine début [5].

Le 66e RAA participe à la bataille de France avec sa division[5], quasi-complètement détruite à l'issue de la campagne[4]. Il est reconstitué en Algérie après l'armistice[3].

Au sein de l'Armée d'armistice, le 66e RAA fait partie de la division d'Oran. À partir de 1941, il compte trois groupes : un groupe de 75 hippomobile, un groupe de 75 à tracteurs semi-chenillés et un groupe hippomobile mixte de 75, 105 et 155[6].

Les batteries du régiment à Oran s'opposent quelques heures au débarquement américain en [7]. ses trois groupes participent ensuite à la campagne de Tunisie avec la division de marche d'Oran (DMO)[6].

Rattaché à la 8e division d'infanterie algérienne formée en à partir de la DMO, le régiment est réorganisé lorsque celle-ci est dissoute en  : il forme le groupement d'artillerie no 5, à trois groupes de 155 et un état-major[8]. Son XIe groupe devient entretemps, en , le I/40e RANA (artillerie automotrice de la 2e DB) et son IVe groupe devient en le groupe d'observation d'artillerie 102[6].

Le 66e RAA opère en réserve générale de la 1re armée française pendant la libération de la France et la campagne d'Allemagne.

Après 1945

Fin , le 66e RAA est stationné à Gomaringen, avec ses trois groupes à Tailfingen (Albstadt), Gönningen (de) et Mössingen[9]. En , il devient le 2e régiment d'artillerie de montagne. Restés à Oran, le dépôt et le 10e groupe du 66e RAA remettent sur pied le Ier groupe du 66e RAA (I/66e RAA). Ce groupe est rattaché à partir de 1949 à la 21e division d'intervention algéro-tunisienne[6].

En , le I/66e RAA met sur pied un groupe de marche qui part pour l'Indochine. Ce groupe devient le Ier groupe du 41e régiment d'artillerie coloniale en [6].

En , le 66e RAA est recréé à deux groupes lorsque le Ier groupe du régiment d'artillerie coloniale du Maroc, revenu d'Indochine, devient le IIe groupe du 66e. Le régiment opère en Oranie. En 1958 il est renommé 66e régiment d'artillerie.

Le Ier groupe est dissous en et le IIe groupe forme le 66e groupe d'artillerie en . Rapatrié à Commercy, il devient en le 8e régiment d'artillerie blindée.

Étendard

Héritier des groupes d'artillerie d'Afrique, le drapeau du 66e RAA porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[10] : :

Chefs de corps

  • 1929 - 1934 : lieutenant-colonel Marchand[11]
  • 1934 - 1936 : lieutenant-colonel Chevant[11]
  • 1936 - 1939 : lieutenant-colonel Billiet[11]
  •  : lieutenant-colonel Michelaud[5]
  • -  : lieutenant-colonel Dion[5]
  • mars -  : chef d'escadron Monroe dit Roe[5]
  • septembre -  : colonel Radiguet de la Bastaye[11]
  • 1940 - 1941 : colonel Pezerat[11]
  • 1941 - 1943 : lieutenant-colonel J. du Peyrat (ou Dupeyrat)[11]
  • 1945 - 1946 : colonel Gaudin[11]
  • 1946 - 1947 : colonel Koch[11]
  • 1947 - 1950 : lieutenant-colonel Thomas[11]
  • 1950 - 1951 : colonel Brunet[11]
  • 1953 - 1955 lieutenant-colonel d'Arbaumont (ou Darbaumont)[11]
  • mai -  : chef d'escadron Millot[11]
  • -  : lieutenant-colonel Gauron[11]
  • -  : lieutenant-colonel Martin G.[11]
  • -  : lieutenant-colonel Singer[11]
  • juillet -  : chef d'escadron Guillot J.L.[11]
  • -  : lieutenant-colonel Herrmann[11]
  • -  : lieutenant-colonel Karriere[11]
  • -  : chef d'escadron Le Roux[11]

Personnalités ayant servi au 66e RA

Références

  1. ↑ Henri Kauffer, « L'artillerie », dans Pierre Guinard, Jean-Claude Devos et Jean Nicot, Inventaire des archives de la Guerre : Série N 1872-1919, vol. 1 : Introduction, guide des sources, bibliographie, Troyes, Imprimerie La Renaissance, (lire en ligne), p. 151
  2. Jacques Sicard, « L'artillerie antiaérienne et ses insignes », Militaria Magazine, no 144,‎ , p. 51-58
  3. Jacques Sicard, « L'artillerie d'Afrique et ses insignes, 1re partie », Militaria Magazine, no 166,‎ , p. 50-57
  4. « Les troupes d'Afrique dans la guerre 39-40 », Historama, no HS 10 « Les Africains 1830-1960 »,‎
  5. Service historique de l'Armée, Les grandes unités françaises : historiques succincts (GUF), vol. 3, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 141-148
  6. Jacques Sicard, « L'artillerie d'Afrique et ses insignes, 2e partie », Militaria Magazine, no 168,‎ , p. 16-21
  7. ↑ (en) Brian Lane Herder, Operation Torch 1942: The invasion of French North Africa, Osprey Publishing, coll. « Campaign » (no 312), , 97 p. (ISBN 978-1-4728-2055-6, lire en ligne), p. 44-50
  8. ↑ Paul Gaujac, L'armée de la victoire, vol. 3 : De la Provence à l'Alsace : 1944, Charles-Lavauzelle, (ISBN 2-7025-0126-5, OCLC 461876740, BNF 34916461, lire en ligne), p. 20
  9. ↑ Marie-Anne Corvisier de Villèle, Inventaire des archives de la Guerre : Série P 1940-1946, t. II : Grandes unités, Château de Vincennes, Service historique de l'Armée de terre, , 270 p. (ISBN 2-86323-114-6, lire en ligne), « Stationnement des unités de la première armée française à la date du  », p. 244
  10. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  11. « Portraits des chefs de corps du 66e régiment d'artillerie », sur imagesdefense.gouv.fr (consulté le )
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