6e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
| 6e groupe de reconnaissance de division d'infanterie | |
| Création | 19 septembre 1939 |
|---|---|
| Dissolution | 1940 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | groupe de reconnaissance de division d'infanterie (type motorisé avec automitrailleuses) |
| Rôle | reconnaissance |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
Le 6e groupe de reconnaissance de division d'infanterie (6e GRDI) est une unité de l'armée française créée en 1939 et rattachée à la 3e division d'infanterie motorisée. Elle a participé à la Bataille de France lors de la Seconde Guerre mondiale.
Historique
Il est formé le par le 6e groupe d'automitrailleuses et le centre mobilisateur de cavalerie no 2 de Compiègne sous la forme d'un GRDI motorisé avec automitrailleuses. Il est rattaché à la 3e division d'infanterie motorisée[1]. Le GRDI rejoint la Champagne en septembre, puis la Meuse le [2]. Le , la 3e DIM part pour le secteur de Morhange, sous les ordres du 7e corps d'armée. Le 6e GRDI s'installe à Diebling[3]. Le GRDI tient des avant-postes de la ligne Maginot, face à la 258. Infanterie-Division[4]. Le , cinq pelotons du GRDI participent à une attaque vers Forbach en soutien des corps-francs des 51e, 67e et 91e régiments d'infanterie[5]. 17 cavaliers sont tués et 36 blessés pendant les divers coups de main de la drôle de guerre jusqu'au départ de la division vers l'arrière, le [6]. Le régiment stationne dans la Marne jusqu'en mai[7].
Le , l'escadron d'automitrailleuses de découverte (AMD) Panhard 178 du capitaine Kaminsky quitte le GRDI pour rejoindre le corps expéditionnaire français en Scandinavie[8], devenant le 21e escadron AMD[9]. L'escadron ne débarque finalement pas à Namsos à la suite de l'échec de la campagne en Norvège centrale[10] et rejoint le 3e régiment d'automitrailleuses[11]. Un nouvel escadron AMD venu du 2e escadron du 1er régiment de hussards le remplace[12].
L'offensive allemande du trouve le GRDI stationné dans le secteur de Vitry-le-François[12]. Il est aussitôt envoyé avec sa division sur le front pour essayer de colmater la trouée de Sedan. Ainsi le , il reçoit la mission de défendre Stonne qu'il doit abandonner le lendemain devant la violence des assauts allemands. Avec le reste de la division, il va participer activement à la contre-attaque de Stonne en combattant au Mont-Dieu et à La Cassine[1].
Puis, il défend le canal des Ardennes à l'est de Chesnes-Populeux avant de passer en réserve (17-). Ensuite, le 2e groupe d'escadron est mis à la disposition de la 1re brigade de cavalerie (1er régiment de hussards et 8e régiment de chasseurs). Avec elle, il combat de façon incessante les 23, 24 et , subissant de lourdes pertes pour défendre le bois de Sy. Il contre-attaquera même sur la cote 276[1].
Il participe ensuite à la bataille de l'Aisne. D'abord stationné à Savigny, il est rapidement envoyé au sud de Rethel pour soutenir la 3e division cuirassée et 7e division légère mécanique dans leur contre-attaques notamment à La Neuville-en-Tourne-à-Fuy (). Le , il défend Juniville puis la ligne de l'Arnes (de Saint-Etienne à Sommepy) avec l'aide d'éléments des 91e et 51e régiments d'infanterie. Le lendemain, il arrête à trois reprises l'ennemi à Saint-Hilaire-le-Grand. La suite de son histoire n'est qu'une suite de durs combats d'arrière garde à Bussy-le-Château le puis Saint-Seine et Sombermon (Cote d'Or) le [1]. Finalement, les débris du la 3e DIM se rendent le , la retraite vers le sud ayant été coupée par la progression des Allemands[13].
Ordre de bataille
Sous-unités et officiers
- Commandement : Lieutenant-colonel de Langle de Cary puis Lieutenant-colonel Dufour à partir du [1]
- Adjoint : Capitaine Poupard puis Lieutenant Roquefeuil[1]
- Escadron hors-rang : Capitaine de Vaugelas puis Capitaine de Laurens à partir du [1]
- 1er groupe d'escadrons (groupe d'escadrons de découverte) : Chef d’Escadrons Gruss (sl)[8] puis Chef d’Escadrons Winsbach à partir du[1]
- 1er escadron d'automitrailleuses de découverte (AMD) : Capitaine Kaminsky puis Capitaine d’Estrées à partir du [1]
- 2e escadron de motocyclistes[14] : lieutenant Thiriat[2] puis Capitaine de Rancourt[1]
- 1er groupe d'escadron[14] (groupe d'escadrons de reconnaissance) : Chef d’Escadrons Bodelot puis Chef d’Escadrons de La Porte[1]
- 3e escadron d'automitrailleuses de reconnaissance (AMR)[14] : Capitaine Renault puis Lieutenant Reynaud[1]
- 4e escadron de motocyclistes[14] : Capitaine de Laurens puis Capitaine Poupard puis Lieutenant Mirabaud[1]
- 5e escadron de mitrailleuses et d'engins : Capitaine de Vaugelas[1]
Le , les deux escadrons d'automitrailleuses deviennent des escadrons mixtes à deux pelotons d'AMR et deux pelotons d'AMD[15].
Matériel
Au 10 mai
- 16 AMD 35 P[14]
- 16 AMR Schneider P16[14]
- 4 canons de 25 mm SA 34 (au 5e escadron)[14]
- 2 AMR 35 ZT 3 avec canon de 25 mm antichar en casemate (au 5e escadron). Présents en , les témoignages divergent sur leur participation aux combats de mai-juin.[14]
Au 25 mai
- 6 AMD 35 P, 6 AMR P16, 7 motos, 55 side-cars, 17 véhicules de soutiens (camions et voitures)[16]
Articles connexes
- Groupe de reconnaissance
- Groupe de reconnaissance de corps d'armée
- Liste des Groupes de reconnaissance de corps d'armée
- Groupe de reconnaissance de division d'infanterie
- Liste des Groupes de reconnaissance de division d'infanterie
Références
- « Historique du 6e GRDI », sur grca.free.fr
- Barbanson 2006, p. 17.
- ↑ Barbanson 2006, p. 20.
- ↑ Barbanson 2006, p. 22.
- ↑ Barbanson 2006, p. 28-30.
- ↑ Barbanson 2006, p. 30.
- ↑ Barbanson 2006, p. 30-32.
- Barbanson 2006, p. 31.
- ↑ Barbanson 2006, p. 82.
- ↑ Barbanson 2006, p. 83.
- ↑ Barbanson 2006, p. 85.
- Barbanson 2006, p. 32.
- ↑ Barbanson 2006, p. 78.
- Barbanson 2006, p. 19.
- ↑ François Vauvillier, Les automitrailleuses de reconnaissance, t. 2 : L'AMR 35 Renault : ses concurrentes et ses dérivés, Paris, Histoire & Collections, coll. « Les matériels de l'armée française », , 65 p. (ISBN 2-915239-70-3), p. 63
- ↑ Barbanson 2006, p. 63.
- Erik Barbanson, « Preux demeurons : L'épopée du 6e GRDI », Batailles & Blindés, Éditions Caraktère, no Hors-Série 3, (ISSN 1765-0828, présentation en ligne)
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