71e régiment de marche

71e régiment d'infanterie de marche
Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de marche
Rôle Infanterie
Guerres Guerre franco-allemande de 1870-1871
Campagne de 1871 à l'intérieur
Batailles Semaine sanglante

Le 71e régiment d'infanterie de marche (ou 71e régiment de marche) est un régiment d'infanterie français, créé pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871 puis engagé dans les opérations de la campagne de 1871 à l'intérieur.

Création et différentes dénominations

Chef de corps

Le premier commandant du régiment est le lieutenant-colonel Alexandre, nommé le [1].

Historique

Formation

Le régiment est formé le à Bordeaux[2], à trois bataillons de six compagnies[3]. Il amalgame les 8e et 9e compagnies de dépôt du 9e régiment d'infanterie de ligne[4], la 3e compagnie de dépôt du 12e de ligne[5], la 8e compagnie de dépôt du 20e de ligne[6], la 8e compagnie de dépôt du 23e de ligne[7], la 8e compagnie de dépôt du 31e de ligne[8], les 5e et 6e compagnies de dépôt du 38e de ligne[9], la 4e compagnie de dépôt du 48e de ligne[10], la 6e compagnie de dépôt du 53e de ligne[11], les 11e et 12e compagnies de dépôt du 67e de ligne[12] et la 9e compagnie de dépôt du 82e de ligne[13].

Combats contre les Prussiens

Le 70e régiment de marche est rattaché à la 2e brigade de la 1re division du 19e corps d'armée[14].

Combats contre la Commune

Le , après l'éclatement de la Commune de Paris, le régiment est affecté à la 6e division de l'armée de Versailles, formée au pont Colbert (près de Vélizy)[15],[16],[17]. Le , il passe à la 3e division du 2e corps versaillais[15],[18],[19]. Le , c'est la compagnie auxiliaire du régiment qui pénètre la première dans le fort de Vanves abandonné par les communards[20].

Fusion

Rattaché après la fin de la Commune à la 3e division du 2e corps de l'armée versaillaise[19],[21], le 71e de marche fusionne avec le 71e régiment d'infanterie de ligne le [22].

Notes

  1. ↑ Décrets, arrêtés et décisions de la délégation du gouvernement de la défense nationale hors de Paris, L. Baudoin, (lire en ligne), p. 381
  2. ↑ Belhomme 1902, p. 540.
  3. ↑ Martinien 1911, p. 444.
  4. ↑ Martinien 1911, p. 41.
  5. ↑ Martinien 1911, p. 45.
  6. ↑ Martinien 1911, p. 59.
  7. ↑ Martinien 1911, p. 64.
  8. ↑ Martinien 1911, p. 79.
  9. ↑ Martinien 1911, p. 91.
  10. ↑ Martinien 1911, p. 107.
  11. ↑ Martinien 1911, p. 116.
  12. ↑ Martinien 1911, p. 138.
  13. ↑ Martinien 1911, p. 161.
  14. ↑ Léonce Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-1871), t. 4 (lire en ligne), p. 425
  15. Joseph Vinoy, Campagne de 1870-1871. L'Armistice et la Commune, opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve, Plon, (lire en ligne), p. 420 & 426.
  16. ↑ Belhomme 1902, p. 557.
  17. ↑ Rouquette 1874, p. 251.
  18. ↑ Belhomme 1902, p. 559.
  19. Belhomme 1902, p. 563.
  20. ↑ Rouquette 1874, p. 301.
  21. ↑ Belhomme 1902, p. 573.
  22. ↑ Belhomme 1902, p. 568.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jules Rouquette, Histoire des évènements de 1870-1871, t. II - La Commune, Paris, Librairie générale illustrée, (lire en ligne).
  • Victor Belhomme, Histoire de l'infanterie en France, t. 5, Henri Charles-Lavauzelle, (lire en ligne).
  • Aristide Martinien, La mobilisation de l'armée, mouvement des dépôts (armée active) du 15 juillet 1870 au 1er mars 1871 : guerre de 1870-1871, Paris, L. Fournier, , 463 p. (lire en ligne).

Articles connexes

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