Aérodrome d'Estrées-Mons
| Aérodrome de Péronne - Saint-Quentin | ||||||||||
Tour de contrôle. | ||||||||||
| Localisation | ||||||||||
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| Ville | Monchy-Lagache Estrées-Mons | |||||||||
| Coordonnées | 49° 52′ 18″ nord, 3° 02′ 30″ est | |||||||||
| Superficie | 105 ha | |||||||||
| Altitude | 90 m (295 ft) | |||||||||
| Informations aéronautiques | ||||||||||
| Code IATA | XSJ | |||||||||
| Code OACI | LFAG | |||||||||
| Nom cartographique | Aérodrome de Péronne - Saint Quentin | |||||||||
| Type d'aéroport | civil à usage public | |||||||||
| Gestionnaire | Communauté de communes de la Haute Somme | |||||||||
| Site web gestionnaire | Site officiel du gestionnaire | |||||||||
| Site web aéroport | Site officiel | |||||||||
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L'aérodrome de Péronne - Haute Somme (également appelé aérodrome Péronne - Saint Quentin), code OACI : LFAG) est situé sur la commune d'Estrées-Mons, située à 15 km au sud de Péronne, dans le département de la Somme et sous gestion de la Communauté de communes de la Haute Somme.
Son histoire est intrinsèquement liée aux conflits majeurs du XXe siècle et à la réorganisation stratégique de l'Europe durant la guerre froide.
L'aérodrome se situe juste derrière l'usine Bonduelle construite en 1963 à Estrées-Mons qui deviendra au début du XXIe siècle la plus grande conserverie de légumes au monde avec ses 200 000 m2 couverts[1]. Il est situé à 150 kilomètres du centre de Paris.
Histoire
1. Construction et Seconde Guerre mondiale
Initialement conçu avant-guerre comme un modeste terrain civil pour desservir Saint-Quentin, le site change de dimension sous l'Occupation.
- Occupation allemande : En juin 1940, la Luftwaffe réquisitionne le terrain. Pour en faire une base opérationnelle durable, les ingénieurs allemands construisent deux pistes en béton (04/22 et 09/27). En 1944, le site est protégé par des unités antiaériennes équipées de canons de 88 mm (Flak-Regiment 87).
- Libération par les Alliés : Après la libération de la région, l'aérodrome devient la base américaine Advanced Landing Ground A-72. Il accueille successivement :
- Les P-38 Lightning du 474th Fighter Group (septembre 1944).
- Les bombardiers B-26 Marauder du 397th Bombardment Group jusqu'en avril 1945.

2. La base de dispersion de l'OTAN
Dans les années 1950, le contexte de la Guerre froide pousse l'OTAN à moderniser plusieurs terrains en France pour servir de bases de dispersion.
- L’United States Air Force (US Air Force) : En 1952, une entreprise de Paris (Ballot) est venue remettre les pistes restantes aux normes exigées en raison de la menace de la guerre froide avec l’Union soviétique, la base de Péronne est offerte à l’United States Air Force pour démontrer à l’OTAN l’engagement de la France. Il a était décidé d’utiliser la base en cas d’urgence et de sauvegarde[2].
- Mise aux normes : En 1954, la piste allemande 09/27 est réhabilitée et allongée à 2 400 mètres pour permettre l'accueil d'avions à réaction.
- Départ de l'USAF : Suite à la décision du Général de Gaulle de retirer la France du commandement intégré de l'OTAN, les forces américaines quittent définitivement la base le 17 mars 1967.
3. Reconversion civile et activités actuelles
Depuis 1967, l'aérodrome a retrouvé une vocation civile, gérée successivement par la CCI de Péronne puis par la communauté de communes de la Haute Somme depuis 2007[3],[4].
- Parachutisme : C'est aujourd'hui l'un des centres de parachutisme les plus importants du nord de la France, accueillant le centre « Paris-Péronne » en raison de sa proximité avec la capitale et de l'absence de restrictions aériennes majeures liées aux grands aéroports parisiens.
- Aviation légère : L'aéroclub de Péronne y maintient une activité de formation et de loisirs. Les 8 et 9 septembre 1990, la Patrouille de France et ses huit Alphajet ont fait un bref passage.
- Aéromodélisme : La plateforme comporte également un club d’aéromodélisme Savy Air Modèles[5].
L'usine Bonduelle, l' INRAE et l'aérodrome de Péronne
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1. Occupation des anciens bâtiments militaires
L'usine Bonduelle d'Estrées-Mons ne s'est pas seulement installée « à côté », elle occupe une partie de l'emprise historique de la base aérienne. Après le départ des forces de l'OTAN et de l'US Air Force en 1967, les vastes terrains et certaines infrastructures ont été réutilisés pour le développement industriel. L'usine de conserves s'est installée sur les terrains adjacents à la piste, utilisant même certains anciens hangars ou zones de l'aérodrome pour ses activités logistiques à ses débuts.
2. Témoignage du passé aéronautique
Certains récits locaux mentionnent que des employés de l'usine ont fait toute leur carrière sur ce même site, mais pour des "patrons" différents : ils ont commencé par travailler sur la base aérienne (par exemple comme électriciens pour le balisage des pistes sous l'administration militaire) et ont terminé leur carrière chez Bonduelle sur le même secteur géographique[2].
3. Emprise géographique
Aujourd'hui, quand on regarde une vue aérienne du site :
- La piste principale de 2 400 mètres (héritage de l'OTAN) est toujours présente et utilisée pour le parachutisme et l'aviation légère.
- L'usine Bonduelle se situe immédiatement au nord/nord-ouest de cette piste.
- On peut encore distinguer dans le paysage industriel les formes de certaines anciennes voies de circulation (taxiways) ou zones de dispersion qui ont été intégrées dans le complexe de l'usine ou les champs de culture de légumes environnants.
4. Coexistence avec l'INRAE (anciennement site de l'INRA)
Le site est également partagé avec l'INRAE (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), qui utilise les terrains de l'ancienne base pour des expérimentations agronomiques, créant un pôle complet dédié à l'agriculture et à l'industrie agroalimentaire juste au seuil des pistes.
L'INRAE est issue de la fusion en 2020 entre l’INRA, Institut national de la recherche agronomique et IRSTEA, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture.
L'aéro-club de Péronne
L'aéroclub de Péronne est basé sur l’aérodrome de Péronne - Saint-Quentin. L'Aéroclub dispose de 2 appareils : un Piper PA-28 immatriculé F-GJDC et un Cessna 152 immatriculé F-BSHM.
Infrastructure
Le terrain d'aviation de Péronne est un aérodrome ouvert à la circulation aérienne publique (CAP) disposant d'une seule piste revêtue de 1 355 mètres sur 30 mètres orientée 09/27[6].
L'aérodrome dispose d'un parking gratuit de 50 places[6].
Voir aussi
https://www.inrae.fr/ L'Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement
Notes et références
- ↑ « Il était une fois Bonduelle… | Groupe Bonduelle », sur Bonduelle
- « SOMME AVIATION 39/45 - 🛩️LE TERRAIN D' ESTRÉES MONS », sur sites.google.com
- ↑ « Péronne – Mons-en-Chaussée », sur anciens-aerodromes.com (consulté le ).
- ↑ « Aérodrome Péronne – Saint Quentin – Communauté de Communes de Haute Somme »
- ↑ « Savy air modeles »
- « Union des Aéroports Français - Aérodrome de Péronne Saint Quentin », sur www.aeroport.fr
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