Abdülhak Hâmid Tarhan

| Député turc | |
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| Décès |
(à 85 ans) Istanbul |
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| Nom dans la langue maternelle |
Abdülhak Hamit Tarhan |
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| Père |
Hayrullah Efendi (en) |
| Parentèle |
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Abdülhak Hâmid Tarhan, né Abdülhak Hâmid le [1],[2] à Istanbul et mort le dans la même ville, est un dramaturge et poète ottoman du début du XXe siècle. Considéré comme l’une des figures majeures du romantisme turc, il est connu dans la littérature turque comme « le Grand Poète » (« Şair-i Azam ») et « le Grand Génie » (« Dahi-i Azam »).
Jeunesse
Abdülhak Hâmid Tarhan naît à Bebek, Istanbul. Son père, Hayrullah Efendi (en), est historien et diplomate, et sa mère, Münteha Hanım, est d’origine circassienne. Il est le petit-fils d’Abdülhak Molla, poète et médecin à la cour du sultan Abdülhamid II. Il reçoit un enseignement privé auprès de Yanyalı Tahsin Hoca et d’Edremitli Bahaddin Hoca. En , il part à Paris avec son frère Nasuhi, où son père est nommé ambassadeur[2]. Il poursuit ses études pendant environ un an et demi, puis retourne à Istanbul, s’inscrit dans une école francophone et travaille dans un bureau de traduction afin de perfectionner son français. Un an plus tard, il suit son père affecté à l’ambassade ottomane de Téhéran, en Iran, où il étudie le persan ainsi que la poésie arabe et persane[2]. Après la mort de son père en 1867, il revient à Istanbul et entre dans la fonction publique.
Carrière
Après ses premiers contacts avec les milieux littéraires, il écrit son premier récit, Macera-yı Aşk (« Aventure d’amour »), inspiré de ses souvenirs de Téhéran. En 1871, il épouse Fatma. Il entre ensuite au ministère des Affaires étrangères et est nommé en 1876 à l’ambassade ottomane de Paris[2] où il se familiarise avec la littérature française.
En 1878, la publication à Paris de sa pièce Nesteren, qui décrit une révolte contre un souverain tyrannique, provoque la colère du sultan Abdülhamid II, qui le suspend de ses fonctions. Il reprend ensuite le service diplomatique et est successivement nommé à Poti en Géorgie, à Volos en Grèce et à Bombay en Inde[2]. Durant le voyage de retour vers Istanbul, son épouse Fatma meurt à Beyrouth ; cette perte l’inspire pour écrire le poème Makber (« Le Tombeau »), qui rencontre un grand succès.
En raison de sa pièce Zeynep, il est de nouveau suspendu de ses fonctions à l’ambassade de Londres et rappelé à Istanbul. Après avoir promis de ne plus écrire, il retrouve son poste à Londres, où il épouse une Britannique, Nelly. Il sert ensuite à La Haye avant d’être rappelé à Londres, puis à Bruxelles en 1906.
En 1908, il devient membre du Sénat ottoman[2]. Après la mort de Nelly en 1911, il épouse une Belge, Lucienne. Destitué pendant les guerres balkaniques, il rentre en Turquie, séjourne brièvement à Vienne après la Première Guerre mondiale, puis revient en 1923 après la proclamation de la République de Turquie. Il siège à la Grand Assemblée nationale à partir de 1928 en tant que député d’Istanbul[2].
Abdülhak Hâmid Tarhan meurt le et repose au cimetière de Zincirlikuyu à Istanbul, après des funérailles nationales[2].
Œuvres
Influencé par le mouvement du Tanzimat et par Namık Kemal, il subit également l’influence de la littérature française. La mort de son épouse Fatma marque profondément son œuvre, notamment avec Makber[2]. Il laisse un héritage durable d’influences occidentales dans la littérature turque moderne et est considéré comme l’un des plus grands poètes romantiques turcs[2].
Poésie
- Sahra (« Le Désert », 1879)
- Makber (« Le Tombeau », 1885)[2]
- Ölü (« Le Corps », 1885)
- Hacle (1886)
- Bunlar Odur (« Ce sont Elle », 1885)
- Divaneliklerim Yahut Belde (« Ma Folie ou la Ville », 1885)
- Bir Sefirenin Hasbihali (« Conversation avec une ambassadrice », 1886)
- Bala’dan Bir Ses (« Une voix de Bala », 1912)
- Validem (« Ma mère », 1913)
- İlham-ı Vatan (« Inspiration de la patrie », 1916)
- Tayflar Geçidi (« Défilé des spectres », 1917)
- Ruhlar (« Les Esprits », 1922)
- Garam (« Ma passion », 1923)
Théâtre
- Macera-yı Aşk (« Aventure d’amour », prose 1873 ; vers 1910)
- Sabr-u Sebat (« Patience et persévérance », 1875)
- İçli Kız (« La Jeune fille sensible », 1875)
- Duhter-i Hindu (« La Fille de l’Inde », 1876)
- Nazife (1876)
- Nesteren (« Nesteren », 1878)
- Tarık Yahut Endülüs’ün Fethi (« Tariq ou la conquête de l’Espagne », 1879)[2]
- Eşber (1880)
- Tezer Yahut Abdurrahman-ı Salis (« Tezer ou Abdurrahman III », 1880)
- Finten (« Finten », 1887)[2]
- Zeynep (1908)
- İlhan (1913)
- Liberte (1913)
- İbn-i Musa Yahut Zadülcemal (« Ibn Musa ou Zadülcemal », 1917)[2]
- Sardanapal (1917)
- Abdüllahi's Sağir (« Petit Abdullah », 1917)
- Yadigar-ı Harb (« Souvenir de guerre », 1917)
- Hakan (1935)
- Kanuni’nin Vicdan Azabı (« Le remords de Soliman le Magnifique », 1937, inédit)
Ses pièces ont été traduites en turc moderne par İnci Enginün entre 1998 et 2002.
Autres œuvres
- Mektuplar (« Lettres », recueillies par Suleyman Nazif, deux volumes, 1916)
- Hatırat (« Mémoires », publiés en feuilleton dans İkdam et Vakit, 1924–1925)
- Yusuf Mardin (roman inspiré de ses années à Londres, publié sous le titre Abdülhak Hamit’in Londrası)
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Abdülhak Hâmid Tarhan » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Some sources state Feb 2,1852
- (en) Dale H. Hoiberg (éd.), Abdülhak Hâmid, vol. I: A-ak Bayes, Chicago (Illinois), Encyclopædia Britannica Inc., coll. « Encyclopædia Britannica », , p. 21–22 (ISBN 978-1-59339-837-8, lire en ligne)
- Christophe Lamfalussy, « Des lecteurs de La Libre lèvent le voile sur la mystérieuse “Lucienne” [Maria Sacré], dans l’ombre du "Shakespeare turc" », La Libre, , lire en ligne.
Liens externes
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