Abdel-Halim Hajjar
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Rashidiya school (en) Université Saint-Joseph de Beyrouth |
| Activités |
Administrateur, poète, homme politique |
Abdelhalim al-Hajjar (en arabe : عبدالحليم الحجّار), né en 1896 à Chhim (Mont-Liban) et mort en 1937 à Baalbek, est un administrateur libanais, homme politique et poète. Il occupa plusieurs postes administratifs importants durant la période du mandat français au Liban et laissa une œuvre poétique notable, dont plusieurs textes publiés dans la presse libanaise du début du XXᵉ siècle.
Biographie
Origines et formation
Abdelhalim al-Hajjar naît à Chhim, dans le district du Chouf en 1896. Il effectue ses premières études à l’école Rashidiyya, avant de poursuivre sa scolarité à Beyrouth, où il fréquente successivement l’école ottomane, l’école patriarcale, puis le collège jésuite[1].
Il reçoit également une formation approfondie en langue arabe et en prosodie auprès du linguiste Abdallah al-Bustani, qui l’initie aux règles de la métrique classique[1].
Carrière administrative et politique
En 1917, il est élu membre du Conseil administratif du Mont-Liban, succédant à son père Hussein al-Hajjar[1].
Al-Hajjar occupe plusieurs fonctions dans l’administration locale pendant et après la Première Guerre mondiale. Il est successivement nommé: directeur du district de Hermel (1918 puis Membre du Conseil administratif du Chouf (1920). Il fut l'un des représentants sunnite élus à la première délégation officielle envoyée par l’administration du Mont-Liban à la Conférence de la paix de Paris, sous la présidence de Daoud Ammoun[2],[3],[1].
Durant la période du mandat français, il occupa les postes suivants: administrateur de Tripoli (1921)[4], préfet de Zahlé (1927), préfet du Chouf (1928) et qaïmaqam de Baalbek, fonction qu’il conservera jusqu’à sa mort en 1937[1]. Il participa au concours de l'hymne national libanais: remarqué par le jury, il avait cependant retirer son poème.
Politiquement, il se rapproche du Bloc constitutionnel dirigé par Béchara el-Khoury, figure de l’opposition au mandat français[1].
Mort
Abdelhalim al-Hajjar meurt en 1937 à Baalbek, où il exerçait toujours les fonctions de qaïmaqam[1].
Œuvre littéraire
Orientation littéraire
Al-Hajjar est considéré comme un poète nationaliste influencé par les thèmes de la liberté, de l’honneur et de l’identité libanaise. Plusieurs de ses poèmes paraissent dans :
- Taqwîm al-Bashîr, notamment La fierté dans notre pays (1947), chanté par des troupes militaires et des scouts au Liban et dans le monde arabe[1] ;
- La revue al-‘Irfân, qui publie quelques-uns de ses textes[1].
Un recueil manuscrit de ses poèmes est également conservé. Parmi ses textes les plus connus figurent :
- « الفخر في بلادنا » (La fierté dans notre pays)[5]
- « اتقوا الشعب أيها الظالمون » (Craignez le peuple, ô tyrans)[1]
Distinctions
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La rue principale de Baalbek fut nommé en son honneur.
Notes et références
- « عبدالحليم الحجار إعداد وتنسيق: حسين أحمد سليم », sur pulpit.alwatanvoice.com (consulté le )
- ↑ « VIAF », sur viaf.org (consulté le )
- ↑ Le mandat devant les faits : la France en Syrie et au Liban, 1916-1926 (lire en ligne)
- ↑ « L'Indicateur syrien. Annuaire de la Syrie et du Liban, de la Palestine et de l'Egypte », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Al Fakhr Fi Biladina », Sammy Clark - Topic, , 3:30 min (consulté le )
Liens externes
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