Abdou Semmar

| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Mohamed Abderrahmane Semmar |
| Pseudonyme |
Abdou Semmar |
| Nationalité |
Algérienne |
| Domicile |
Île de France |
| Formation |
Licence - journalisme et communication |
| Activité |
Journaliste,Youtubeur, Analyste |
| Domaine |
Journalisme |
|---|---|
| Propriétaire de |
Algérie Part |
| Site web |
[algeriepart.com algeriepart.com] |
| Blog officiel |
Abdou Semmar (en arabe : عبدو سمار), de son vrai nom Mohamed Abderrahmane Semmar[1], né le à Alger, est un journaliste d'investigation algérien. Il est également le fondateur du journal en ligne Algérie Part.
Carrière de journaliste
Il a été journaliste à Le Midi libre, Le Temps d'Algérie et El Watan. Il est rédacteur en chef du site Algérie-Focus avant de fonder le site de média en ligne Algérie Part (en référence au média électronique Mediapart)[2].
En , à l'occasion de la campagne des élections législatives, Abdou Semmar et Younes Sabeur Cherif fondent un site d’informations participatif NessNews, le site des Envoyés spéciaux algériens, qui diffuse les « dérives électorales » envoyées par les contributeurs[3].
En 2015, l'émission satirique Djazaïria Week-end, co-animé par Abdou Semmar et diffusée sur la chaine El Djazairia One, est suspendue après avoir évoqué le patrimoine immobilier à Paris d'un ministre algérien et de sa fille par les auteurs du livre Paris-Alger, une histoire passionnelle des journalistes Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet[4].
Journaliste très critique de certaines personnalités du régime algérien, il se déclare victime à plusieurs reprises d'intimidations et dit avoir peur pour lui-même et sa famille[5].
Menaces et condamnation
En , Abdou Semmar est placé à la prison d'El-Harrach pour « chantage et extorsion de fonds à des personnalités, dont le wali d'Alger, Abdelkader Zoukh ». Relaxé 17 jours après en attendant un « complément d'enquête », Abdou Semmar essaie de quitter l'Algérie dès sa libération[6]. Il s'est réfugié en France depuis 2019.
Il s'est dit victime de menaces après ses interventions dans le média pro-israélien i24News[7].
En , un tribunal d’Alger condamne à mort, par contumace, Abdou Semmar pour des accusations d’espionnage et pour « diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale ou à l’ordre public », en lien avec son média en ligne Algérie Part. Un mandat d’arrêt international est émis à son encontre. Abdou Semmar, déclare qu'il n’a pas eu accès au dossier et pense que les charges découlent d’une enquête qu’il a menée en 2020 dans le cadre des affaires Sonatrach, qui concernent l’entreprise nationale pétrolière et gazière Sonatrach[8].
En , Abdou Semmar est victime d'une agression près de son domicile en France. Le journaliste Nicolas Beau considère qu'il est « très inquiétant de voir certains réseaux de barbouzes pénétrer sur le territoire français pour agresser des Algériens »[9]. Les deux agresseurs franco-algériens impliqués ont été condamnés par la justice française, en 2025, à cinq ans et 18 mois de prison[10].
Livre
Il a écrit un roman La passion maudite, publié en 2008 chez les Éditions Le Manuscrit, (ISBN 9782304016062).
Notes et références
- ↑ « Le journaliste Abdou Semmar arrêté », sur L'Expression, (consulté le )
- ↑ « Poussé à la sortie d’Algérie Focus, Abdou Semmar lance « Algérie part » », sur Dernières infos d'Algérie, (consulté le )
- ↑ « NessNews, le site qui bouscule le champ médiatique algérien », sur France 24, (consulté le )
- ↑ « Poussé à la sortie d’Algérie Focus, Abdou Semmar lance « Algérie part » », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le )
- ↑ « RSF appelle à la protection des journalistes Algérie-Focus », sur Le Desk, (consulté le )
- ↑ « Interdit de sortie du territoire national : Le journaliste Abdou Semmar intercepté à l’aéroport d’Alger », sur algerie360.com, (consulté le )
- ↑ « Un journaliste algérien victime de menaces pour ses interventions sur i24news », sur i24news.tv, (consulté le )
- ↑ « Algérie. La condamnation d’un journaliste illustre une nouvelle fois l’escalade de la répression contre les médias », sur Amnesty International, (consulté le )
- ↑ Nicolas Beau, « La scandaleuse agression à Paris d’Abdou Semmar, journaliste algérien. », sur Mondafrique, (consulté le )
- ↑ « « Il était là pour me tuer » : à Nanterre, l’ombre des services algériens derrière l’agression d’un réfugié politique », (consulté le )
Article connexe
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