Académie d'homme (David)

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Vers |
| Lieu de création | |
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| Dimensions (H × L) |
122 × 170 cm |
| Propriétaire | |
| No d’inventaire |
835.102 |
| Localisation |
Académie d'homme – ou Patrocle – est un tableau à huile sur toile réalisé par le peintre français Jacques-Louis David vers 1780 à Rome, en Italie. Cette huile sur toile représente un homme nu de dos. Bon-Thomas Henry en 1835, elle est conservée au musée Thomas-Henry de Cherbourg-en-Cotentin, en France.
Description
La peinture, aux teintes caravagesques[1], est un nu artistique représentant Patrocle. L’œuvre est essentiellement un nu académique et seul le titre lui confère un caractère mythologique, dont aucun élément iconographique ne reliant le sujet au guerrier grec, compagnon d’Achille et le cadre neutre ne suggérant aucun lien avec le siège de Troie. La posture du sujet reprend essentiellement celle du Galate mourant, sculpture en marbre (copie d’un bronze hellénistique aujourd’hui perdu) que David put voir à Rome durant son séjour dans la ville.
Histoire
En 1778, Jacques-Louis David remporta le Prix de Rome grâce à sa toile Antiochus et Stratonice, ce qui lui permit de séjourner plusieurs années à Rome. Son maître Joseph-Marie Vien, venant d’être nommé directeur de l’Académie de France à Rome, se rendit avec lui en Italie. Le thème troyen était particulièrement courant dans la peinture néoclassique française[2] : des épisodes de l’Iliade servaient fréquemment de sujets aux différentes éditions du Prix de Rome, et l’épisode de la mort de Patrocle ainsi que ses conséquences était cher à David[3]. Cette année-là, il peignit en effet une grande toile, aujourd’hui conservée à la Galerie nationale d'Irlande, représentant les funérailles de Patrocle, ainsi qu’un autre nu masculin figurant le cadavre d’Hector[4].
L’Académie d’homme s’inscrit dans cette continuité thématique et académique et fait suite à une étude intitulée Hector, de 1778 (Musée Fabre, Montpellier). L’œuvre est inspirée du Galate mourant, conservé aux musées du Capitole, dont David transpose la pose en le représentant de dos. Selon son propre témoignage, cette figure lui valut un vif succès auprès de ses condisciples : « Je fis sous le coup d'une inspiration toute nouvelle une grande figure de dos qui me fit un grand honneur auprès de mes camarades de la pension de Rome. » (Notes de Delafontaine…, MS 3 782, p. 10)[5].
Références
- ↑ (en) Jacques Louis David, Jacques-Louis David: New Perspectives, University of Delaware Press, (ISBN 978-0-87413-930-3, lire en ligne)
- ↑ Louis Hautecœur, Louis David, La Table ronde, (lire en ligne)
- ↑ Henry Lapauze, Histoire de l'Académie de France à Rome, Plon-Nourrit, (lire en ligne)
- ↑ François Fossier, Da David a Bonnard: disegni francesi del XIX secolo dalla Biblioteca nazionale di Parigi, Fabbri, (lire en ligne)
- ↑ Guillaume Faroult, David, Paris, Jean-Claude Gisserot, , 127 p. (ISBN 2877477495), p. 35-36
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Académie d'homme, profil du tableau sur le site du Musée Thomas-Henry, site web des collections du Réseau des Musées de Normandie
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