Acalypha wilkesiana

Feuille de cuivre, Manteau de Jacob

Acalypha wilkesiana
Description de cette image, également commentée ci-après
Feuille de cuivre
Classification GBIF
Règne Plantae
Embranchement Tracheophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Malpighiales
Famille Euphorbiaceae
Genre Acalypha

Espèce

Acalypha wilkesiana
Müll.Arg

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Acalypha wilkesiana est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Euphorbiaceae. Elle est communément appelée Feuille de cuivre, Manteau de Jacob[1], Jupon cancan[2]. et Flamengueira[3]. Elle est originaire des îles du Pacifique, naturalisée aux Antilles.

Description

Acalypha wilkesiana est un arbuste à feuillage persistant pouvant atteindre trois mètres de haut et deux de large. Son feuillage est dense, avec une tige dressée et de nombreuses branches. Les branches et les feuilles sont recouvertes d'un fin duvet. Les feuilles, plates ou ondulées, sont grandes et larges, avec des dents sur le bord. Elles mesurent de 10 à 20 cm de long et 15 cm de large. Leur couleur vert cuivré tachetée de rouge leur donne un aspect marbré. Les fleurs mâles et femelles sont distinctes sur le même pied. Les fleurs mâles sont regroupées en longs épis pendants, tandis que les fleurs femelles sont portées par de courts épis. Ces derniers sont souvent difficiles à repérer car dissimulés par le feuillage. Les pédoncules floraux mesurent de 10 à 20 cm de long[4].

Cette plante possède un feuillage plus coloré que bien des fleurs. L' Acalypha wilkesiana est également connue sous les noms d' A. amentacea et d' A. tricolor. Une autre espèce populaire du genre Acalypha, cultivée dans le sud de la Floride ainsi que dans les serres et les vérandas, est la massette rouge (A. hispida), appréciée pour ses longs chatons duveteux aux couleurs vives.

Répartition et habitat

L' A. wilkesiana est une plante tropicale et subtropicale qui pousse naturellement au Vanuatu et se rencontre dans les îles du Pacifique. Elle préfère un sol léger et bien drainé et apprécie un emplacement ombragé et abrité. Elle craint la sécheresse et le gel. Elle nécessite une température minimale supérieure à 10 °C. Elle est particulièrement adaptée aux zones de rusticité 10 à 12.

Maladies

La plante est sensible aux cochenilles farineuses, ce qui peut entraîner un retard de croissance et provoquer d'importantes contaminations fongiques lors d'études in vitro. Pour réduire l'infestation par les cochenilles farineuses, il est possible d'appliquer directement de l'éthanol à 90 % sur les zones infestées à l'aide de pinceaux[5].

Médecine

La pommade à base d' Acalypha wilkesiana est utilisée pour traiter les mycoses cutanées. Oyelami et al. (2003) ont mené une étude non comparative afin d'évaluer l'innocuité et l'efficacité de cette pommade auprès de 32 Nigérians présentant des signes mycologiques et cliniques de mycose. La pommade a permis de contrôler efficacement les mycoses chez 73,3 % des patients[6].

Elle s'est avérée très efficace dans le traitement du pityriasis versicolor, du tinea pedia et du Candida intertrigo, avec un taux de guérison de 100 %. Oyelami et al. (2003) ont conclu que la pommade à base d' Acalypha wilkesiana pouvait être utilisée pour traiter les mycoses superficielles. En 2005[7], ils ont évalué l'activité d'extraits bruts de six plantes médicinales importantes, à savoir Phylantus discoideus, Ageratum conyzoides, Terminalia avicennioides, Bridella ferruginea, Acalypha wilkesiana et Ocimum gratissimum, contre le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM). Les extraits aqueux et éthanoliques de ces plantes ont été obtenus localement. Des souches de SARM isolées de patients ont été utilisées. Les extraits aqueux et éthanoliques ont tous deux montré une activité anti-SARM. La concentration minimale bactéricide (CMB) et la concentration minimale inhibitrice (CMI) de ces plantes se situaient respectivement entre 30,4 et 37,0 μg/ml et entre 18,2 et 24,0 μg/ml. Deux plantes présentaient une CMB élevée, tandis que les quatre autres contenaient des traces d'anthraquinones. Cette étude a apporté un soutien scientifique à l'utilisation d' Acalypha[5]. En médecine traditionelle aux Antilles, elle est utilisée en cataplasme sur le front contre les céphalées et les migraines. Elle permet aussi de soulager les douleurs rhumathismales. L'infusion des feuilles sert contre la diarhée, la congestion pulmonaire, les rhumatismes et les affections cutanées[2].

Notes et références

  1. RHS Plant Finder 2017, United Kingdom, Royal Hortiultural Society, , 960 p. (ISBN 978-1-907057-77-9)
  2. Jean-Louis Longuefosse, Plantes médicinales caribéennes, CEE, Orphie, , 268 p. (ISBN 979-10-298-0100-6), p. 122-123
  3. « Mais Querido e adidas lançam a Flamengueira », (consulté le )
  4. R. de Kok, « Acalypha wilkesiana », International Union for Conservation of Nature and Natural Resources,‎ , article no e.T211279234A212992401 (DOI 10.2305/IUCN.UK.2024-1.RLTS.T211279234A212992401.en)
  5. Arun Nagarajan, Peter G Alderson, Udhaya Arivalagan, Effective Surface Sterilization and Callus Induction Protocol for Copper Leaf (Acalypha Wilkesiana), in International Journal of Applied Biotechnology and Biochemistry, 3(1), 2003, p. 37-49.
  6. O.A. Oyelami, O. Onayemi, A. Oladimeji, O. Onawunmi, Clinical Evaluation of Acalypha ointment in the treatment of superficial fungal skin diseases in Phytotherapy Research (Wiley Interscience), 17, 2003 : 555-557.
  7. Kabir Akinyemi, Olukayode Oladapo, Chidi Okawara, Fasure, Screening of crude extracts of six medicinal plants used in South-west nigerian unorthodox medicine for anti-methicillin resistant Staphylococcus aureus activity in BMC Complementary and alternative medicine, 2006, p. 1-7.

Liens externes

  • icône décorative Portail de la botanique