Accident du Falcon à Élancourt
| Accident du Falcon à Élancourt | |||
| Caractéristiques de l'accident | |||
|---|---|---|---|
| Date | 2 décembre 1991 | ||
| Type | Arrêt des deux moteurs | ||
| Causes | Aspiration de glace sur les ailes par les moteurs | ||
| Phase | Atterrissage (descente et/ou approche) | ||
| Site | Élancourt (France) | ||
| Coordonnées | 48° 45′ 54″ nord, 1° 57′ 46″ est | ||
| Caractéristiques de l'appareil | |||
| Type d'appareil | Dassault Mystère 20 | ||
| Compagnie | Armée de L'Air | ||
| No d'identification | F-UGWP | ||
| Lieu d'origine | Base Aérienne de Luxeuil-St-Sauveur | ||
| Lieu de destination | Base aérienne de Vélizy-Villacoublay | ||
| Passagers | 0 | ||
| Équipage | 4 | ||
| Bilan | |||
| Morts | 4 | ||
| Survivants | 0 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Monde
| |||
Le 2 décembre 1991, le Dassault Falcon/Mystère 20E, s'écrase à Élancourt dans les Yvelines en Île-de-France lors d'un vol d'entraînement, faisant quatre morts.
Un lieu de mémoire a été érigé en l'honneur de l'accident[1].
Avion et équipage
L'appareil impliqué est un Dassault Falcon/Mystère 20E, immatriculé F-UGWP (numéro de série MSN 309) et baptisé « Étoile du Berger ». L'appareil servait à l'apprentissage des navigateurs de combat. Il a été fabriqué en 1975.
L'équipage se compose de quatre militaires :
- Commandant de bord Jean-Luc Luciani (49 ans)
- Capitaine Pierre Schmitt (37 ans)
- Capitaine Christian Huth (35 ans)
- Lieutenant Philippe Hirson (30 ans)
Circonstances
L'équipage décolla du centre d'instruction de la base aérienne de Luxeuil-Saint-Sauveur (Haute-Saône) pour un vol d'entraînement à destination de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay, pour le compte du Système de Navigation d'Attaque (SNA)[2].
À l'approche pour la base aérienne de Villacoublay, les deux moteurs tombèrent en panne et l'équipage décida de se dérouter vers l'aérodrome de Toussus-le-Noble pour un atterrissage d'urgence.
Constatant l'impossibilité d'atterrir à Toussus-le-Noble, le commandant de bord tenta d'atterrir sur un terrain de sport. Cependant, l'avion passe sous des lignes à haute tension et son train d'atterrissage accroche la barrière en béton des courts de tennis situés le long de la RN10[3].
Quelques secondes après, l'appareil rebondit puis s'écrase au sommet de la butte. La carlingue s'embrase rapidement.
Envoyés sur place, les secouristes parviennent à extraire les corps du fuselage une heure seulement après leur arrivée. Aucun des quatre membres d'équipage du Falcon 20 n'a survécu aux flammes.
Enquête
L'enquête suggère l'hypothèse que les deux réacteurs ont subi une perte soudaine de puissance à l'approche après que de la glace se soit détachée des deux ailes[2]. Ses réacteurs étaient éteints et le commandant à essayer de maîtriser sa trajectoire, en vol plané, à une vitesse avoisinant les 300 km/h.
En outre, selon des témoins sur place, en début d'après-midi, l'appareil tanguait dangereusement avant de piquer du nez[4].
Notes et références
- ↑ « Mystère 20 CITAC - Elancourt le 2 Décembre 1991 | Aérostèles », sur www.aerosteles.net (consulté le )
- « Crash of a Dassault Falcon 20SNA in Élancourt: 4 killed | Bureau of Aircraft Accidents Archives », sur www.baaa-acro.com (consulté le )
- ↑ (en) « Accident Dassault Falcon 20E 309/F-UGWP, Monday 2 December 1991 »
, sur Aviation Safety Network (consulté le )
- ↑ Par O. B. Le 1 décembre 2001 à 00h00, « L'hommage aux aviateurs morts dans le crash », sur leparisien.fr, (consulté le )
Voir aussi
- Portail de l’aéronautique
- Portail des Yvelines
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