Accusatif absolu
En grammaire de grec ancien, on appelle accusatif absolu une tournure, assez rare, dans laquelle un participe et son sujet (généralement un pronom neutre, souvent sous-entendu) sont tous les deux déclinés à l'accusatif[1]. Il s'agit d'une proposition subordonnée sans mot subordonnant.
L'allemand moderne connaît également de telles tournures, quoiqu'elles soient rares.
Exemples
Dans l'exemple suivant, le pronom neutre est sous-entendu, n'apparaît à l'accusatif que le participe aoriste συνδόξαν de συνδοκέω, « paraître bon ». Puisque le participe employé est à l'aoriste, il est induit une différence temporelle entre l'action de la proposition à l'accusatif absolu, antérieure, et celle de la principale, qui est consécutive. On pourra donc tout à fait traduire cet accusatif absolu en commençant la proposition subordonnée par la conjonction de subordination puisque.
« Συνδόξαν τῷ πατρὶ καὶ τῇ μητρὶ, γαμεῖ τὴν Κυαξάρου θυγατέρα. »
« Cela paraissant bon au père et à la mère, il maria la fille de Cyaxare. »
Notes et références
- ↑ Balme, Maurice and Gilbert Lawall. Athenaze: An Introduction to Ancient Greek. New York: Oxford University Press, 2003. pp 172.
Liens externes
- Hélios, langues et cultures de l'Antiquité, le site propose une leçon illustrée d'exemples sur l'accusatif absolu.
- Philo-Lettres.fr, le tableau résume les différents emplois des cas en grec, l'accusatif absolu est indiqué et illustré d'exemple dans la colonne du cas accusatif.
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