Adelaida Abarca Izquierdo

Adelaida Abarca Izquierdo
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Adelaida Abarca Izquierdo
Pseudonyme
La Deli
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Membre de
Lieux de détention

Adelaida Abarca Izquierdo, née en 1923 à Madrid, connue sous le pseudonyme de La Deli, est une militante politique républicaine espagnole, détenue politique sous l'Espagne franquiste.

Militante des Jeunesses socialistes unifiées (JSU) et camarade du groupe des Treize Roses, elle est victime de la répression qui suit l'arrivée au pouvoir par la force des nationalistes et condamnée à 20 ans de prison.

Détenue dans la prison de Ventas de Madrid, la prison des Oblates de Tarragone, la prison de Gérone, puis la prison pour femmes de Les Corts de Barcelone en 1946[1], elle a organisé la fuite de la peintre Victòria Pujolar Amat, de sa camarade Ángela Ramis et la sienne[2].

Biographie

À l'âge de 14 ans, Adelaida Abarca Izquierdo, en 1937 en pleine guerre civile espagnole, est déjà membre des JSU de Madrid[3].

A la suite de la défaite du camp républicain, les hauts dirigeants du Parti communiste d'Espagne sont partis en exil. Matilde Landa, dirigeante du Secours Rouge, est alors chargée de maintenir active l'organisation. De nombreux militants ne se résignaient pas à accepter le nouveau régime et ont essayé de se regrouper, en créant un réseau clandestin d'information et de résistance[4].

La plupart furent bientôt découverts et arrêtés. Les aveux sous la torture de José Pena Brea ont entraîné le démantèlement de presque tout le groupe. Adelaida Abarca, à seize ans, a été arrêtée début à son domicile de Madrid[5].

Emmenée au commissariat de la rue Núñez de Balboa, à Madrid, elle subit des vexations et des interrogatoires musclés, avant d'être emprisonnée à la prison pour femmes de Ventas. Là, elle partage son séjour dans la salle des mineures avec María del Carmen Cuesta Rodríguez et plusieurs camarades du groupe des Treize Roses, qui sont fusillées le après un Conseil de guerre sommaire, dont elle-même et Carmen Cuesta ont été écartées à cause de leur âge[6]. Le , Adelaida Abarca est jugée et condamnée à 20 ans de prison.

En , elle est transférée à la prison de Gérone, après être passée par celle de la prison de Les Oblates de Tarragone.

Elle est détenue ensuite à la prison de Les Corts de Barcelone[7]. Malgré sa jeunesse, elle s'est toujours distinguée par ses qualités de meneuse et par sa solidarité avec les camarades les plus vulnérables, ce dont témoignent Maria Bigordà Montmany et Tomasa Cuevas dans son livre Témoignages de femmes dans les prisons franquistes[8].

Avec la complicité de proches, amis et membres du parti, elle réussit à s'évader de la prison de Les Corts avec certaines de ses camarades[3]. Les fugitives ont pu arriver en France et contacter le Parti Socialiste Unifié de Catalogne (PSUC) et le PCE de Santiago Carrillo[9]. Pendant un temps, Abarca s'est établie à Toulouse et plus tard à Paris, où elle a continué la lutte politique et s'est mariée avec José Salas Vidilla, lui aussi un dirigeant du PSUC[10].

Références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Adelaida Abarca Izquierdo » (voir la liste des auteurs).
  1. « Fuga de Adelaida Abarca y Ángela Ramis | Presó de les Corts », sur presodelescorts.org (consulté le )
  2. « Testimonios de mujeres en las cárceles franquistas, de Tomasa Cuevas (Huesca, Instituto de Estudios Altoaragoneses, 2004) »
  3. « Los cordeles de la dehesa: Visibles: Adelaida Abarca Izquierdo "La Deli" », sur Los cordeles de la dehesa, miércoles, 19 de agosto de 2020 (consulté le )
  4. (ca) Carlos Fonseca, Trece Rosas Rojas- Capítol 4. Clandestinos, Madrid, Ediciones Temas de Hoy(T.H.), (ISBN 978-84-8460-528-7), p. 316
  5. (ca) Carlos Fonseca, Trece Rosas Rojas, Capítol 11: La Redada, Madrid, Ediciones Temas de Hoy (T.H.), (ISBN 978-84-8460-528-7), p. 316
  6. (ca) Carlos Fonseca, Trece Rosas Rojas - Capítol 12 La Prisión de Ventas Pàg. 184, Madrid, Ediciones Temas de Hoy (T.H.), (ISBN 978-84-8460-528-7), p. 316
  7. Lourdes Plans i Campderrós, Maria Bigordà Montmany, testimoni d'una època obscura (La Repressió), Terrassa, Centre Estudis Històrics, , p. 96
  8. (ca) Josep Subirats Piñana, Les Oblates 1939-1941 Presó de dones de Tarragona Capítol: Ressò de "Las trece Rosas", Valls (Tarragona), Cossetània edicions, Col·lecció el Tinter nº 67, (ISBN 978-84-97912-18-1), p. 272
  9. Archivo Histórico, « Informe de Adelaida Abarca Izquierdo sobre las cárceles de Ventas, Gerona y las Corts », Informes del Interior, Sig. 195-196 AHPCE,‎ 14 de maig de 1946
  10. López Raimundo, « Josep Salas Vidilla, Un puntal del PSUC en la clandestinitat », Iniciativa i Treball nº 68,‎ juny 1996
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