Adrien-Gustave-Thibaut Sanlot-Baguenault

Adrien-Gustave-Thibaut Sanlot-Baguenault
Fonctions
Député de la Seine
-
Maire de l'ancien 2e arrondissement de Paris
-
Conseiller référendaire à la Cour des comptes
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Père
Étienne-René-Aignan Sanlot (d)
Mère
Marie-Rose Savalette de Lange (d)
Autres informations
Parti politique
Distinction

Adrien-Gustave-Thibaut Sanlot-Baguenault ( à Paris - à Paris) est un banquier et homme politique français.

Biographie

Fils d'Étienne-René-Agnan Sanlot, maître des comptes et fermier général sous l'Ancien Régime, propriétaire du château du Plessis-Fortia[1], et de Rose Savalette de Langes, Adrien-Gustave-Thibaut Sanlot est élève à l'École polytechnique.

En 1812, il devient conseiller référendaire à la Cour des comptes, mais en donne sa démission en 1815 pour être associé aux affaires de son beau-père, Charles Joseph Baguenault de Puchesse, et prend la direction de la Banque Baguenault à Paris.

Fondateur de la Société royale pour l'amélioration des prisons en 1819, il devient administrateur du bureau de charité du 3e arrondissement de Paris, membre du conseil de fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Paris et maire du 2e arrondissement de Paris en 1821, jusqu'en 1825.

En 1822, il devient vice-président du collège du département de la Seine et président du collège électoral du 2e arrondissement l'année suivante.

Le , il est élu député de la Seine face au banquier libéral Jacques Laffitte, jusqu'en 1827, où Laffitte est élu à son tour.

Il cofinance L'Aristarque français avec Gilles Lemoine des Mares, journal ultra-royaliste fondé par La Bourdonnaye[2]. Il est également membre du comité de souscription pour l’achat du château de Chambord, destiné au duc de Bordeaux, et trésorier du comité d'exécution.

Ancien membre des Chevaliers de la Foi, il gère, après la Révolution de 1830, une partie des finances du parti légitimiste[3].

Il est le beau-père du comte Nicolas de Nugent, fondateur et rédacteur en chef du journal légitimiste Le Revenant.

Son beau-père avait acheté en 1797 l'hôtel de Lamballe (Passy)[4],[5]. Sous la Restauration, Adrien-Gustave-Thibaut Sanlot-Baguenault y donne des fêtes courues[6].

Mariage et descendance

Il épouse à Paris le Gabrielle Baguenault (Paris, - Paris 8e, ), fille de Charles Joseph Baguenault de Puchesse, banquier, et de Gabrielle Rousseau de Thelonne. Elle est la petite-fille de Charles Gabriel Jean Rousseau de Thelonne. Dont :

  • Marie Sanlot-Baguenault (Paris, - Paris, ), mariée à Paris le avec Nicolas, comte de Nugent ( - château des Mesnuls, ), dont postérité ;
  • Gustave Sanlot-Baguenault (Paris, - Saint Mards de Fresne, ), marié à Paris le avec Thérèse de Rély, sa cousine-germaine (1819-1863), dont postérité ;
  • René Sanlot-Baguenault (Paris, - Saint Denis sur Huisne, ), marié à Paris le avec Alix de Rély (1825-1892), sa cousine germaine, dont postérité.

Distinction

  • Chevalier de la Légion d'honneur (1816)

Notes et références

  1. ↑ SANLOT Étienne René Aignan
  2. ↑ Emmanuel de Waresquiel, Les Lys et la république. Henri, comte de Chambord, 1820-1883, Tallandier, 2015
  3. ↑ Hugues de Changy, Le Soulèvement de la Duchesse de Berry 1830-1832, Paris, D.U.C. - Albatros, , 254 p. (ISBN 2-904-092-05-6), p. 114
  4. ↑ Camille Longépé, « L’histoire fascinante de l’hôtel de Lamballe, la résidence de la Turquie en France », aujourdhuilaturquie.com, 20 mai 2013.
  5. ↑ Gérard de Josnière, « L'hôtel de Lamballe : de Jean de Paci à l'ambassade de Turquie », Le journal de la paroisse Notre-Dame de Grâce de Passy n°512, décembre 2011, pages 16-17.
  6. ↑ Saint-Réal, « La mort des docteurs Charcot et Blanche », Le Gaulois, 17 août 1893, p. 1-2.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de la finance
  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de Paris
  • icône décorative Portail de la France au XIXe siècle