Adrien Durand (capitaine)

| Naissance | Sévérac-le-Château |
|---|---|
| Décès |
(à 47 ans) Maison royale de Charenton |
| Nom posthume |
Capitaine Durand |
| Nationalité |
Française |
| Formation |
École Polytechnique |
| Famille |
de Durand |

Adrien Armand Durand est un capitaine ingénieur-géographe né le à Sévérac-le-Château et mort le à la Maison royale de Charenton.
Biographie
Le capitaine Adrien Durand est issu d'une ancienne famille de la noblesse aveyronnaise[1]. Il est le fils de Georges-Guillaume de Durand (1759 -1833) avocat au parlement de Toulouse et de Julie Vaquier de Mijoule (1766 - 1848).
Il est né le à Séverac-le-Château et intègre l’École polytechnique en 1808 avant d’être affecté au Corps impérial des ingénieurs-géographes deux ans plus tard[1]. Promu lieutenant le , il participe aux campagnes de 1814-1815 en tant que capitaine[1].
À partir de 1818, il se consacre exclusivement aux opérations de géodésie pour la nouvelle carte de France au 1/50000[1]. Ses travaux débutent en région parisienne avant qu’il ne soit, dès 1823, affecté aux triangulations entre Rodez et les Alpes[1]. En 1825, il achève cette mission en reliant la Corse[1].
En 1827, toujours capitaine, il se voit confier le quadrilatère Marseille, Aix, Castellane, Nice[1]. Son expertise technique est reconnue, bien que son franc-parler soit moins apprécié[1]. En 1828, il obtient l’autorisation de trianguler les Alpes françaises, une mission qui l’occupera jusqu’en 1831[1].
Le , il devient le premier homme à atteindre le sommet du mont Pelvoux, alors tenu pour le point culminant de la France (3 946 m)[1],[2]. Il découvre la Barre des Écrins, alors inconnue, et en estime l'altitude à 4 102 m[3],[4]. Il revient au Pelvoux du 6 au , affrontant des conditions extrêmes de froid et de neige[1]. Sa santé se fragilise et, en , il est réformé. Il meurt, toujours capitaine, le à la Maison royale de Charenton[1].
Il est l'oncle au troisième degré de Abel François Charles de Durand, député d'Eure-et-Loir.

Hommages
Le Club alpin lui rend hommage en érigeant une stèle à Ailefroide, au pied du Pelvoux[1]. Une pointe rocheuse du massif (3 932 m) porte le nom de « Pointe Durand »[5],[6]. Les guides de montagne du massif célèbrent son souvenir[7].
En , un détachement du Groupe géographique, accompagné de son chef de corps et de son étendard, gravit le mont Pelvoux en mémoire de ce capitaine injustement méconnu[1]. L'ascension est renouvellée en 2014[8].
En 1990, le nouveau bâtiment technique du Groupe géographique à Joigny est baptisé en son honneur, accompagné de la publication d’une plaquette illustrée[1]. Parmi les géographes militaires, seuls le général Perrier et le capitaine Durand ont eu l’honneur d’un monument érigé en leur mémoire[1].

Une stèle à son nom a été érigée au camp d'Oberhoffen[9].
Bibliographie
- Roger Canac. Durand du Pelvoux. Éditions de Borée, Clermont-Ferrand, 2001 (ISBN 9782844940612).
Notes et références
- « Capitaine Durand », sur artillerie.asso.fr (consulté le )
- ↑ Dominique-Jacques Jalabert. Adrien-Armand Durand, officier aveyronnais, vainqueur du Mont Pelvoux. Revue du Rouergue 1965, n°75, pp. 279-280.
- ↑ Hautes-Alpes : une expédition va remesurer l’altitude de la Barre des Écrins. Alpes 1 Mag, 28 juin 2017.
- ↑ J.Ol. La Barre des Ecrins conserve encore secrètement le chiffre de son altitude. La Provence, 7 juillet 2017.
- ↑ Audrey Lungo. Le Pelvoux, géant aux trois dents. Le Dauphiné libéré, 6 aout 2012.
- ↑ Le Pelvoux : arête Nord de la Pointe Puiseux. Montagnes Magazine, 9 mai 2022.
- ↑ Pelvoux : Les guides rendent hommage au capitaine Durand. Le Dauphiné libéré, 25 juillet 2013.
- ↑ Céline Rousseau. Aussi haut que le capitaine. Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 14 juin 2014.
- ↑ Adrien Durand, un géographe méconnu. Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 14 juin 2014.
Liens externes
- https://guides-ecrins.com/Capitaine-Durand.html
- https://www.escalade-aventure.com/realisation/film-ecrin-2009/lecrin-le-capitaine-durand/
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