Adrien Farjat

Adrien Farjat
Adrien Farjat vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, tombe Émile Eudes (d)
Nationalité
Activité
Conjoint
Jeanne-Lucie Eudes (d)
Autres informations
A travaillé pour
Idéologie
Membre de
Personne liée
Gabriel Farjat
Tombe du général Eudes.

Adrien Lucien Farjat, dit Adrien Farjat, né le à Lyon et mort le à Paris[1], est un ouvrier-tisserand, journaliste, militant blanquiste et homme politique socialiste français.

Son frère Gabriel Farjat est aussi un militant socialiste et fondateur de la branche lyonnaise du POF (Parti ouvrier français)[2].

Biographie

Militant socialiste lyonnais

Né en 1859 et engagé très jeune dans le mouvement socialiste Lyonnais, Adrien Farjat rejoint les blanquistes et devient membre de la section lyonnaise de la Ligue pour l'abolition de l'armée permanente. Il adhère à différents cercles d'étude, comme le "Cercle d'études sociales" (1881) ou le "Cercle de l’Égalité" (1883)", destinés à la propagande socialiste[2]. Il collabore dans le même temps au journal Le Ralliement et à L'Intransigeant de Henri Rochefort. En 1881, quelque temps après la mort de Auguste Blanqui, il écope de deux mois de prison, en compagnie de Émile Eudes, pour avoir participé aux manifestations du premier anniversaire du « vieux ». La même année, il participe à la fondation du CRC (Comité révolutionnaire central) avec Édouard Vaillant et Ernest Granger, et en devient le secrétaire[3]. En 1884, il fonde avec son frère un éphémère journal lyonnais intitulé Le Branle-Bas.

Adhésion au boulangisme

En 1889, il rejoint le CCSR (Comité central socialiste révolutionnaire), issu de la scission avec le CRC, et favorable au boulangisme. Il en devient le secrétaire général, organise plusieurs réunions sur des thèmes variés comme, en 1902, sur « l'organisation d'une armée nationale »[4] et écrit dans des journaux affiliés comme Le Réveil du peuple. Il est également présent lors de réunions au cours desquelles il « attaque les défenseurs de la réaction juive »[5] et à des meetings tenus par le Marquis de Morès et Jules Guérin. La Libre Parole rapporte que « M. Farjat n'est pas seulement ennemi du Juif, mais de tout homme qui imite le Juif, qui vole et spécule »[6]. En 1898, il entre à la Commission exécutive du Parti Républicain Socialiste Français crée par Henri Rochefort et Alfred Gabriel pour rassembler les blanquistes ralliés au nationalisme et les antisémites se réclamant du socialisme français.

En 1912, il se retire de la vie politique tout en restant adhérant à la 14e section de la SFIO Section française de l'Internationale ouvrière). Il meurt en 1933 et ses obsèques ont lieu au cimetière du Père-Lachaise[3].

Famille

Gendre du général Émile Eudes, il épouse sa sœur Jeanne (Lucie) Eudes, le et ont deux enfants: Adrienne (1897) et Gabrielle (1899)[1].

Références

  1. Séverine Georges, « Adrien Lucien Farjat »
  2. Maurice Moissonnier, « Notice Farjat Adrien »
  3. « Nécrologie: Adrien Farjat », Le Populaire,‎ , page 2 (lire en ligne)
  4. « Comité central socialiste révolutionnaire », L'Intransigeant,‎ , page 3 (lire en ligne)
  5. « Banquet Rochefortiste », Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire,‎ , page 5 (lire en ligne)
  6. « Morès et Guérin à Lyon », La Libre parole,‎ , page 2 (lire en ligne)

Liens externes

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