Affaire Abdelaziz Jhilal
| Affaire du meurtre d’Abdelaziz Jhilal | |
| Fait reproché | Homicide volontaire |
|---|---|
| Chefs d'accusation | Assassinat |
| Pays | |
| Ville | Lunel (Hérault) |
| Nature de l'arme | Arme blanche |
| Type d'arme | Couteau |
| Date | |
| Nombre de victimes | 1 : Abdelaziz Jhilal |
| Jugement | |
| Statut | Affaire jugée |
L'affaire du meurtre d’Abdelaziz Jhilal , dite également l'affaire Azzimani et el-Jabri, est une affaire criminelle française survenue à Lunel (département de l’Hérault) le . Elle est marquée par une erreur judiciaire ayant conduit à la condamnation puis à l’acquittement, à l’issue d’une procédure de révision, de Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri initialement reconnus coupables du meurtre.
Les faits
Abdelaziz Jhilal, un dealer de 22 ans, est tué le à Lunel (Hérault) de 108 coups de couteau. Le , l’enquête de gendarmerie conduit à l’interpellation de deux suspects, Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri. Un témoin les identifie, et ils reconnaissent avoir rencontré la victime peu avant sa mort dans le cadre d’un trafic de drogue.
Enquête et condamnations
À l’issue de l’enquête et de l’instruction judiciaire et après avoir écopé de six ans de prison pour trafic de stupéfiants, ils sont condamnés par la cour d’assises à vingt ans d’emprisonnement pour meurtre. Une peine confirmée en appel le , malgré la requalification du chef d’accusation en complicité d’homicide. Les deux hommes contestent leur implication dans les faits[1].
Demande de révision
Plusieurs années après leur condamnation, de nouveaux éléments apparaissent, notamment des analyses ADN remettant en cause les conclusions initiales de l’enquête. Ces éléments conduisent au dépôt d’une demande de révision, procédure exceptionnelle en droit pénal français[2].
Acquittement et condamnation des véritables coupables
La juridiction compétente fait droit à la demande de révision et annule les condamnations prononcées à l’encontre d’Abdelkader Azzimani et d’Abderrahim el-Jabri, révision ordonnée le [3],[4]. Un nouveau procès est organisé, à l’issue duquel les deux hommes sont acquittés le [5],[6]. Abdelkader Azzimani et Abderrahim el‑Jabri ont passé respectivement 11 et 13 ans en prison. À la suite de leur libération, ils obtiennent une indemnisation totale de 1,5 million d’euros de l’État pour détention injustifiée[7]
Grâce aux nouvelles preuves ADN, deux autres hommes, Michel Boulma et Bouziane Helaili, sont identifiés comme les véritables auteurs du meurtre. Ils sont jugés et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle chacun pour le meurtre d’Abdelaziz Jhilal[8]
Notes et références
- ↑ « Montpellier. Vingt ans pour l'assassinat d'un dealer », sur La Dépêche du Midi, La Dépêche (consulté le )
- ↑ « Procès en révision de deux condamnés à 20 ans de réclusion », sur Le Point, Le Point (consulté le )
- ↑ Arrêt no 2455 du 15 mai 2013 (12-84.818) - Cour de cassation - Chambre criminelle -Demandeur(s) : M. Abdelkader X… ; M. Abdelrrahim Y… - A lire :Lire sur le site de la Cour de cassation.
- ↑ De parfaits coupables, résumé Agence TV, Spécial Investigation, épisode 43, Canal+, Pôle Télé - Prisma Média.
- ↑ « Affaire Azzimani‑el‑Jabri : la Cour de révision annule deux condamnations pour meurtre », sur BFMTV, BFMTV (consulté le )
- ↑ « Lunel : les innocents veulent 6 M€ de réparation », sur La Dépêche du Midi, La Dépêche (consulté le )
- ↑ « 1,5 M€ pour les innocents de Lunel », sur Le Parisien, Le Parisien (consulté le )
- ↑ « Deux condamnés obtiennent la saisine de la Cour de révision », sur Cnews, AFP (consulté le )
Voir aussi
Liens externes
- – Affaire du meurtre d’Abdelaziz Jhilal, documentaire de 52 mn pour Spécial investigation
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