Affaire Christophe Dalmasso

Affaire Dalmasso
Titre Affaire Christophe Dalmasso
Fait reproché Homicide
Chefs d'accusation Assassinat
Pays Drapeau de la France France
Date
Nombre de victimes 1 : Christophe Dalmasso
Jugement
Statut Affaire jugée

L'affaire Christophe Dalmasso est une affaire criminelle française. Christophe Dalmasso, 34 ans, riche héritier et homme d'affaires, a été assassiné, le , à Nice. Edno Borba Da Silva, danseur brésilien, amant de Lucie, la fille adoptive de Christophe, est condamné pour ce meurtre le .

Contexte

Christophe Dalmasso est porté disparu courant . Il a 34 ans, et est un homme d'affaires redoutable et redouté du fait de sa grande fortune. Sa famille le croit d’abord en voyage. Quelques jours plus tard, son frère découvre sa voiture, calcinée dans une rue de Nice, avec toutes ses clés dans le coffre. Son portable a disparu. Une enquête est lancée par la police judiciaire de Nice. De nombreuses personnes sont suspectées, dont Lucie Dalmasso, sa fille adoptive, la mère de celle-ci, un danseur brésilien de capoeira, nommé Edno Borba Da Silva, et des Tunisiens.

Un an après cette disparition, des restes de corps sont découverts dans la baie de Cannes.  

Edno Borba Da Silva est le premier suspect. De nationalité brésilienne, sans papiers ni ressources, il occupe un appartement dans le château Beaulieu. Dans cette résidence, vivent l'ex-femme de Christophe, Elisabeth, et la fille d'Elisabeth, Lucie Dalmasso, avec qui il a une relation[1]. Il a obtenu son logement par Dalmasso. Ce dernier possédait des appartements dans la résidence du château Beaulieu et lui a proposé une chambre de bonne en échange de travaux d'entretien[2].

Protagonistes

  • Christophe Dalmasso : victime
  • Lucie Dalmasso : fille d'Elizabeth Kirstein, adoptée et légitimée par le mariage de sa mère avec Christophe Dalmasso[1].
  • Edno Luciano Borba da Silva : principal suspect de l'enquête, accusé du meurtre de Christophe Dalmasso, ayant pour objet de préparer ou faciliter un délit. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité[2].
  • Wissem Kraeim : condamné à 7 ans de prison pour avoir transporté le corps « dépecé » de Christophe Dalmasso.

Chronologie

Christophe Dalmasso disparaît à la date du . Sa disparition est signalée par l'avocat de la famille le . Le , le parquet de Grasse saisit l'antenne de police judiciaire de Nice[3]. Le , Edno Borba Da Silva est auditionné pour la première fois. Au cours de l'été 2004, des morceaux du corps de l'homme d'affaires sont retrouvés dans la baie. Le , un chèque de 59 000  est présenté à l'encaissement par une banque de Tunis. Ce chèque porte la date du ainsi qu'une signature, manifestement fausse, de Christophe Dalmasso. Le , la demande de constitution de partie civile de Lucie Dalmasso est rejetée par le tribunal. En 2005, des polémiques éclatent : certains pensent que Dalmasso a disparu volontairement, d'autres pensent que c'est sa fille, Lucie, qui aurait monté le coup pour pouvoir hériter de son père. La piste du tueur Edno Borba Da Silva s'éloigne dans les médias, bien qu'il reste le principal suspect[4]. Le , Lucie Dalmasso bénéficie d'un non-lieu. Le , la chambre de l'instruction rend un arrêt sur le refus d'une nouvelle détention de Edno Borba da Silva. Le , tous les suspects sont blanchis sauf Edno Borba da Silva et Kraiem Wissem.

Procès

Première mise en accusation de la chambre d'instruction

L'ordonnance de mise en accusation, rendue le par le juge d'instruction à Grasse, ordonne la mise en accusation d'Edno Borba Da Silva et Lucie Dalmasso devant la Cour d'Assises des Alpes-Maritimes pour les chefs d'homicide volontaire avec préméditation, vol et usage d'un chèque falsifié.      

Un premier non-lieu est rendu en date du  

Premier procès d'assises

Du 16 au , les juges du fond statuent sur l'affaire au tribunal de grande instance de Nice. Il en ressort que les messages de menace reçus sur le téléphone de Lucie Dalmasso ont été envoyés par le téléphone d'Edno Borba da Silva. Ce dernier conteste être l'auteur de ces messages.

Les lacunes du dossier d'instruction poussent la présidente de la Cour d'assises à ajourner le procès. L'enquête est reprise, notamment en raison d'une éventuelle complicité de Wissem Kraiem.

Le complément d'enquête août 2009

Un rebondissement dans l'affaire a lieu le . Wissem Kraiem reconnaît que, le , jour présumé de l'assassinat de Christophe Dalmasso, sur un appel d'Edno Borba Da Silva, il serait allé au château Beaulieu, pour aider à transporter le corps découpé dans des sacs. Ils les auraient jetés au pont de l'Aube. Aucune géolocalisation du portable de Borba vient étayer cette version.

La seconde mise en accusation

Une nouvelle version de l'affaire est présentée : une bagarre aurait dégénéré et entraîné l'homicide. Un second non-lieu est rendu en date du .

Le second procès d'assises en mars 2013

Lucie Dalmasso (qui est suspectée d'être l'instigatrice de l'assassinat) se constitue partie civile, aux côtés des proches de Christophe Dalmasso. Sa demande est rejetée par le tribunal le . Le , elle bénéficie d'un non-lieu.

D'après des analyses scientifiques, le corps de la victime n'aurait jamais été découpé.

Edno Borba Da Silva s'est enfui au Brésil. Il est condamné, le , par contumace, à la réclusion criminelle à perpétuité[5],[6],[7],[8].

Notes et références

  1. « Procès Dalmasso à Nice: La fille adoptive jure avoir été «manipulée» par le meurtrier présumé », sur 20minutes.fr (consulté le )
  2. « 1er jour du procès d'un danseur de capoeira, en fuite, accusé du meurtre d'un homme d'affaires cannois en 2003 », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le )
  3. « Prologue - L'Affaire Christophe Dalmasso », sur christophedalmasso.com (consulté le )
  4. Jean Marc Ducos, « Assassinat », Le Parisien,‎
  5. « Meurtre d'un homme d'affaires cannois en 2003: un danseur de capoeira en fuite au Brésil jugé par », sur nice.maville.com (consulté le )
  6. « Les procès - L'Affaire Christophe Dalmasso », sur christophedalmasso.com (consulté le )
  7. Olivier Le Creurer avec l'AFP, « Procès "Affaire Dalmasso": le Brésilien en fuite condamné à la réclusion criminelle à perpétuité », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le )
  8. « Procès Dalmasso: Edno Borba da Silva condamné à la prison à perpétuité », sur Nice-Matin, (consulté le )

Voir aussi

Documentaires télévisés

Émission radiophonique

Article connexe

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