Affaire Pélussin
| Affaire des abus sexuels et violences dans le collège privé de Pélussin | |
| Chefs d'accusation | Violences, agressions sexuelles et viols sur mineurs |
|---|---|
| Auteurs | Jean Vernet (condamné) |
| Pays | |
| Ville | Pélussin |
| Date | Dans les années 1990 |
| Nombre de victimes | une trentaine d'enfants |
| Jugement | |
| Statut | Affaire jugée : 30 mois de prison, dont 12 avec sursis et interdiction définitive « d’exercer une fonction d’enseignement » |
L'affaire Pélussin concerne des châtiments corporels scolaires et abus sexuels subis par des élèves du collège privé catholique Saint-Jean de Pélussin en 1995.
Le , un article de Médiapart relance l'affaire Pélussin où, comme avec l'affaire Bétharram, il est reproché à François Bayrou, ministre de l'Éducation nationale de l'époque, son inaction.
Déroulé des faits
Jean Vernet, un frère mariste et directeur du collège privé catholique de Saint-Jean dans la commune de Pélussin, est arrêté en 1995, mis en examen et condamné pour viols et agressions sexuelles sur une trentaine de garçons et de filles, en général âgés de moins de 15 ans. Jean Vernet a toujours contesté ces accusations. En appel, le tribunal le condamne à 30 mois de prison, dont 12 avec sursis, avec une interdiction définitive « d’exercer une fonction d’enseignement »[1],[2].
Deux professeures, Marie Dominique Chavas et Elisa Beyssac-Vina, ont alerté la presse à l'époque mais le collège n'a jamais voulu faire d'enquête[3].
De nombreuses alertes sont lancées pour dénoncer des violences commises par du personnel de l'établissement sur des enfants et des plaintes sont déposées. En , une plainte est classée sans suite à propos d'un enfant ayant eu le tympan perforé. Les deux professeures relancent une alerte concernant trois surveillants en . Celle-ci est envoyé à la présidence de la République, une autre est envoyée à Jacques Chirac, président de la République, en . Un courrier de l'association L'Enfant bleu est envoyé au ministre de l’époque, François Bayrou, le [4],[2].
Le , dans le contexte de l'affaire Bétharram, Médiapart s'intéresse à cette affaire en insistant notamment sur l'inaction de François Bayrou ministre de l'éducation de l'époque, la faible couverture médiatique et les deux pages qui lui sont consacrées au sein de la commission d'enquête sur Bétharram[2].
Références
- ↑ Bernard Fromentin, « Un frère mariste mis en examen pour viols et agressions sexuelles », sur Libération, (consulté le ).
- Mathilde Mathieu et David Perrotin, « Après Bétharram, François Bayrou rattrapé par le scandale Pélussin », sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ [vidéo] « La pédophilie et l'institution », , sur Institut national de l'audiovisuel - Envoyé spécial (consulté le ).
- ↑ « Bayrou accusé d’inaction dans un nouveau scandale de violence scolaire », sur 20 Minutes, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
- Abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique en France
- Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église
- Portail de la criminologie
- Portail du catholicisme
- Portail du département de la Loire
- Portail de l'enfance
- Portail de la sexualité et de la sexologie