Affaire de la caisse noire de l'ASSE

L'affaire de la caisse noire de l'AS Saint-Étienne éclate le à la suite de révélations publiées dans le quotidien Loire-Matin[1].

Elle aboutit à la mise à l'écart puis à la condamnation de Roger Rocher, président du club stéphanois depuis 1961[2].

Contexte

Afin de pouvoir conserver les meilleurs joueurs, une caisse noire existe à l'ASSE. Sa création est datée de 1947, mais elle a pris une dimension plus grande dans les dernières années de la présidence de Roger Rocher : 20 millions de francs auraient transité par cette caisse entre 1977 et 1982. Cette caisse noire a été constituée à partir de retenues effectuées sur les recettes de la boutique du club et des matchs de coupe d'Europe.

Elle aurait permis de convaincre les meilleurs joueurs de rester au club, comme Larios, Janvion, Platini ou encore Piazza. Mais elle a aussi profité à Robert Herbin, l'entraîneur de l'époque[3]. Le président Rocher a été soupçonné d'avoir bénéficié lui aussi de cet argent, ce qu'il a toujours démenti[4].

La Justice s'intéresse à ce financement illégal. Roger Rocher est condamné le 15 mai 1991 à 36 mois de prison dont quatre ferme et 800 000 francs d'amende. Il effectuera l'intégralité de sa peine d'emprisonnement, mais bénéficiera en octobre 1991 d'une grâce présidentielle. Ces quatre mois le laisseront profondément meurtri et à partir de ce moment-là, il s'éloignera définitivement de l'ASSE et de la médiatisation.

Conséquences

Les retombées de cette affaire seront dramatiques pour le club forézien. L'image de l'AS Saint-Étienne est durablement ternie. Les objectifs sportifs passent au second plan face à la nécessaire réduction du budget, et la direction est marquée par l'instabilité. En 1982, les Verts sont vice-champions de France, mais dès l'année suivante, ils tombent dans la deuxième moitié du tableau, malgré un effectif largement supérieur à la moyenne de la D1. À la suite du départ de ses meilleurs joueurs à l'été 1983, et de la défection des supporters, l'ASSE, avec un effectif manquant d'expérience, descend en Division 2 à la fin de la saison 1983-1984, battue à domicile lors du match retour des barrages.

Annexes

Références

  1. ↑ Article de Loire-Matin, 1er avril 1982
  2. ↑ Article de L'Unité [1] consulté le 21 avril 2013
  3. ↑ Article de liberation.fr Article de Libération consulté le 21 avril 2013
  4. ↑ Roger Rocher : la passion "en vert" et contre-tout, Éditions Horvath 1995

Autres références

Articles connexes

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