Affaire du frappeur de Goudelin

Affaire du frappeur de Goudelin
Fait reproché Violences sur personnes vulnérables et harcèlement
Chefs d'accusation Harcèlement
Pays France
Ville Goudelin
Nature de l'arme aucune
Date 2023 /2026
Nombre de victimes plusieurs plaintes déposées
(15 depuis le début de l'affaire)

L'affaire du frappeur de Goudelin est une affaire judiciaire en cours. Elle concerne les actions d'un persécuteur[Note 1] qui vient tambouriner aux portes et aux volets de femmes isolées, souvent âgées, voire très âgées, plusieurs fois dans la nuit durant une longue période.

Ce harcèlement a lieu dans un quartier de la commune de Goudelin, un village de 1 750 habitants, situé dans le département des Côtes d'Armor en région Bretagne, en France.

Cette affaire fait l'objet de plusieurs articles de presse depuis 2023, tout d'abord au niveau local, puis national. En avril 2026, l'auteur des faits n'a pas encore été arrêté.

Résumé des faits

Depuis 2022[1], dans le quartier de Kernilien, un mystérieux « frappeur » s'est lancé dans une forme de persécution qui consiste à venir, en pleine nuit, parfois plusieurs fois[2], cogner, quelquefois gratter aux portes ou aux volets des logements où habitent des femmes seules et souvent des veuves âgées et donc isolées[3],[4]. Il utilise également une lampe-torche pour éclairer l'intérieur des habitations de ses victimes[4]. Une trentaine de femmes en auraient été victimes, dont certaines à présent décédées ; quinze plaintes ont été déposées[4].

Florence Aubenas est une des premières journalistes d'un grand quotidien national à s'être intéressée à l'affaire.

L'individu semble s'être renseigné sur les modes de vie de ses victimes et choisit la période durant laquelle ces femmes sont dans une situation la plus vulnérable possible : sont ciblées les femmes veuves ou dont les proches sont absents ; au moment du coucher[2],[4].

L'affaire prend une tournure nationale lorsque différents reportages évoquent la durée du harcèlement, certaines femmes vivant dans la terreur. L'Écho de l'Armor et de l'Argoat, un hebdomadaire local français du Pays de Guingamp, est le premier journal à publier un article en 2024, puis la journaliste Florence Aubenas s'intéresse à l'affaire et publie un article dans Le Monde en décembre 2025[2]. Selon Anaëlle Verzaux, journaliste qui diffuse un reportage sur France Inter, neuf des victimes avaient porté plainte pour violences sur personnes vulnérables et harcèlement au début de l'année 2026. Au début de cette affaire, les autorités furent assez réticentes à s'engager dans une enquête approfondie mais depuis l'emballement médiatique, le parquet et la gendarmerie ont décidé de reprendre l’affaire de façon plus sérieuse. Malgré les moyens déployés, le frappeur n’a, en avril 2026, pas encore été arrêté[5].

Dans le village, une paranoïa s'est installée : les femmes âgées craignent le harceleur, les hommes correspondant au profil du suspect indiquant faire attention à leurs déplacements, évitant de sortir la nuit. Plusieurs suspects ont été mis hors de cause[4].

Profil du suspect

La plupart des articles de presse évoque un seul individu même si rien n'a été prouvé dans ce sens. Celui-ci ne profère aucune menace verbale et ne commet aucune autre effraction que ce harcèlement nocturne. Il ne cherche jamais à s’introduire dans les domiciles, son unique but étant de mettre en place une terreur psychologique. Des dispositifs de vidéosurveillance dissimulés dans des rideaux ont été installés, mais le frappeur, décrit comme particulièrement « fugace », parvient systématiquement à éviter les caméras installées depuis[2]. Au cours de l'enquête les gendarmes ont pu constater que l'individu connait certainement très bien le secteur[6].

Le profil établi est celui d'une personne sportive. Des empreintes de chaussures de type rangers, pointure 45, ont été relevées[4]. Pour violences sur personnes vulnérables et harcèlement, le « frappeur » risque cinq ans d'emprisonnement[7].

Profil des victimes

La première victime à avoir donné l'alerte est une femme âgée de 83 ans, prénommée Jacqueline, veuve (et donc isolée) depuis 2024. Au début de cette affaire, considérée comme un banal fait divers, les victimes n'ont pas été prises au sérieux leurs proches[4] ou par les autorités locales mais, au total, dix-huit femmes ont signé une première pétition, demandant des actions concrètes de la part de la mairie. L'une d'entre elles a été victime du frappeur à 120 reprises[8].

Certaines victimes souffrent de dépression, d'anxiété ou ont été hospitalisées[4].

Notes et références

Notes

  1. voire possiblement plusieurs individus

Références

Voir aussi

Émissions de radio

Émissions de télévision

Articles connexes

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