Africar
| Africar | |
Présentation de prototypes « Africar » le 22 février 1984. | |
| Marque | Africar |
|---|---|
| Années de production | 1986 (projet) |
| Classe | Véhicule spécifique pour le continent africain |
| Châssis - Carrosserie | |
| Carrosserie(s) | bois recouvert d'époxy (système « West ») |
Le projet Africar visait à fournir des véhicules automobiles capables d'affronter le terrain accidenté de l'Afrique en restant suffisamment bon marché pour être possiblement vendus sur un continent où vit une population aux moyens limités.
Ces véhicules devaient initialement être équipés de moteurs et de transmissions Citroën, dans l'attente de la mise au point du moteur et de la transmission propres à Africar.
Conception
La carrosserie était prévue pour être fabriquée en bois recouvert d'époxy – le système « West » utilisé dans la construction de certains yachts – et pouvait être réparée avec de la main-d'œuvre et des matériaux disponibles au niveau local. Le bois nécessaire à la construction des voitures devait provenir de forêts gérées durablement.
Ces véhicules devaient initialement être équipés du moteur boxer 4 cylindres de 1300 cm³ refroidi par air et de la boîte de vitesses à 5 rapports courts de la Citroën GS, ainsi que de la transmission Citroën, dans l'attente de la mise au point du moteur et de la transmission propres à Africar[1].
Histoire et production
L'Africar est un véhicule né de l'imagination de l'Anglais Tony Howarth qui s'était inspiré de l'histoire de la Ford T. Tony Howard rêvait d'un véhicule peu coûteux, capable de circuler sur les pistes qui constituent la majeure partie du réseau routier africain. Ce véhicule devait être réparable et possiblement entretenu par des personnes aux compétences et aux moyens modestes. La durée de vie devait atteindre trente ans[2].
La société Africar International Limited a été créée en 1986 afin de fabriquer et de commercialiser ces véhicules. Basée à Lancaster (Royaume-Uni), l'entreprise prévoyait de proposer une gamme variée, allant d'une simple voiture à quatre roues motrices à un fourgon à huit roues motrices.
Ces véhicules et leur potentiel suscitèrent un vif intérêt, tant auprès des entreprises qui y voyaient un avenir commercial, que des utilisateurs appréciant leurs performances[réf. nécessaire]. Finalement, seuls six Africar furent finalement produits.
Échec
Le projet a échoué en raison de difficultés financières, et en juillet 1988, la société dut cesser ses activités.
Postérité
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Exposition
Quelques modèles d'Africar sont visibles au Lakeland Motor Museum (en) situé à Backbarrow dans le Lake District National Park (comté de Cumbria en Angleterre)[3].
Projet similaire en 2017
En 2017, des ingénieurs de l’Université technique de Munich reprennent le même type de projet en développant un véhicule électrique afin d'« améliorer durablement la mobilité » dans l’Afrique rurale, baptisé aCar (pour Afri-car). La batterie présente une autonomie de 80 kilomètres et peut être rechargée en sept heures sur n’importe quelle prise de courant[4].
Notes et références
- ↑ « The Motor Museum in Miniature », sur themotormuseuminminiature.co.uk (consulté le )
- ↑ (en) Jon Branch, « The Incredible Story Of The Africar – The Wooden-Bodied Car For Africa », sur silodrome.com, (consulté le )
- ↑ (en) « 1983 Africar », sur Lakeland Motor Museum (consulté le )
- ↑ « L’Afri-Car », sur deutschland.de, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Anthony Howarth, Africar: the Development of a Car for Africa, Channel 4 / The Ordinary Road, (ISBN 1870427009)
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