Aga-Bouriatie
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L’Aga-Bouriatie (en russe, Аги́нский Буря́тский автоно́мный о́круг) est un ancien okroug autonome de Russie créé en 1937 après sa séparation de la république socialiste soviétique autonome bouriate et son rattachement à l'oblast de Tchita.
Histoire
La steppe d’Aga fait partie aux XIIe et XIIIe siècles de la région d’origine des Mongols. À partir du XVIe siècle, la Transbaïkalie est principalement habitée par des Evenks khamnigans et par des clans mongols placés sous l’autorité des Khalkha. Au XVIIe siècle, des groupes de Bouriates s’installent dans la région avant de reconnaître l’autorité russe en 1647. Ils reviennent ensuite dans la steppe d’Aga et soumettent les populations locales khamniganes au tribut. En 1727, les Bouriates d’Aga sont officiellement reconnus comme sujets du tsar[1].
Au XIXe siècle, l’administration impériale crée des postes cosaques au sud du territoire afin de surveiller la frontière avec la Mongolie. En 1837, les Bouriates d’Aga obtiennent leur propre organe administratif. La conversion au bouddhisme se développe en parallèle. Entre 1801 et les années 1830, neuf dratsang sont fondés le long de l’Onon et de l’Aga[1].
Pendant la révolution russe, des terres bouriate sont saisies par des colons russes, ce qui entraîne des migrations vers la Mongolie et la région de Hulun Buir. En 1921, Aga est intégré comme aimag non contigu dans la république socialiste soviétique autonome bouriate. La collectivisation agricole rencontre une forte résistance et n’est appliquée qu’entre 1933 et 1935. En 1934, les monastères sont fermés et leurs bâtiments occupés par l’armée. Le , le territoire est séparé de la république bouriate-mongole et rattaché à l'oblast de Tchita sous la forme d’un okroug autonome[1].
À la fin des années 1980 et au début des années 1990, un renouveau culturel bouriate se manifeste par la réouverture de monastères et le développement d’institutions religieuses et culturelles, notamment dans les domaines de la médecine et de l’astrologie tibétaines. En 1999, la création du parc national d’Alkhanai marque l’émergence d’une politique de protection de l’environnement dans la région. Depuis 1990, la vie politique locale est dominée par des responsables bouriates. Le district devient membre à part entière de la Fédération de Russie en 1993[1].
Elle fusionne avec ce dernier pour former le kraï de Transbaïkalie le .

Géographie et économie
Le district couvre environ 19 500 km2 sur la rive nord du Onon. En 1989, il compte 77 188 habitants, dont 42 362 Bouriates (54,9 %)[1]. Au recensement de 2002, le district avait une population de 72 213 habitants, répartis sur les 19 312,3 km2 de superficie du territoire.
Le centre administratif était Aguinskoïe, peuplée d'environ 10 000 habitants[1].
Le relief se compose principalement de steppes dans les parties méridionale et orientale (500 à 700 m d’altitude) et de zones boisées plus élevées au nord et à l’ouest (800 à 1 000 m). Le point culminant est le mont Alkhanai, qui atteint 1 662 m[1].
L’économie régionale repose principalement sur l’élevage, l’agriculture et certaines activités industrielles, notamment la transformation alimentaire, l’exploitation du bois et l’extraction de métaux non ferreux. En 1960, une usine d'enrichissement radioactif commence à produire un concentré de tantale[1].
Notes et références
- (en) Christopher Pratt Atwood, Encyclopedia of Mongolia and the Mongol Empire, Facts On File, (ISBN 978-0-8160-4671-3, lire en ligne), p. 3-4
Liens externes
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