Agaric auguste
| Règne | Fungi |
|---|---|
| Division | Basidiomycota |
| Classe | Agaricomycetes |
| Sous-classe | Agaricomycetidae |
| Ordre | Agaricales |
| Famille | Agaricaceae |
| Genre | Agaricus |
L'agaric auguste ou agaric impérial (Agaricus augustus) est un champignon basidiomycète du genre Agaricus et de la famille des Agaricaceae.
Synonymes
Agaricus augustus est également désigné sous les synonymes suivants[1] :
- Psalliota augusta (Fries) Quélet (1872)
- Pratella augusta (Fries) Gillet (1876)
- Agaricus perrarus Schulzer (1880) [1879]
- Psalliota bresadolae Schulzer (1885)
- Psalliota perrara (Schulzer) Bresadola (1887)
- Agaricus praenitens Beck (1889)
- Orcella augusta (Fries) Kuntze (1891)
- Agaricus peronatus Massee (1892)
- Psalliota praenitens (Beck) Laplanche (1894)
- Fungus praenitens (Beck) Kuntze (1898)
- Fungus peronatus Kuntze (1898)
- Fungus augustus (Fries) Kuntze (1898)
- Psalliota peronata (Kuntze) W.G. Smith (1908)
- Psalliota subrufescens ss. J.E. Lange (1939)
- Psalliota augusta var. perrara (Schulzer) Essette (1964)
- Agaricus augustus var. perrarus (Schulzer) Bon & Cappelli (1983)
Description
Le sporophore de ce champignon a un chapeau dont le diamètre est généralement compris en 10 et 20 cm. Il est couvert de mèches brun-roux sur fond crème[2],[3].
Les lames de l'agaric auguste sont libres, de couleur crème et gris-rose puis brunes comme la majorité des champignons de cette famille[2],[3].
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Jeune sporophore d'agaric auguste -
Agaric auguste lorsque ses lames sont rosées -
Agaric auguste lorsque ses lames sont brunes -
Agaric auguste lorsque ses lames sont grises
Le stipe est assez élancé et mesure en moyenne 8 - 15 cm de longueur et 2 - 3 cm d'épaisseur. Il est plus large à la base, souvent un peu en massue[1]. Le stipe présente un large anneau blanc en jupe à face inférieure floconneuse ; il n'est pas lisse sous l'anneau, mais couvert de bourrelets cotonneux crème ou roussâtres[3].
La chair d'agaricus augustus est blanche, un peu jaunissante dans le chapeau et rosissant à la base du pied. Elle est jaunissante au touché[1],[3]. Elle dégage une odeur d'amandes amères[3] ou anisée[4].
Habitat et répartition
On trouve l'agaric auguste dans les bois de feuillus et de conifères, parfois en lisière, ainsi que dans les endroits herbeux comme les parcs ou les bordures de chemins[2],[1]. Il se développe généralement sur des sols calcaires et sableux[2]. On observe de champignon de juillet à octobre en Europe[2],[5] et d'avril à décembre en Amérique du Nord[6].
Comestibilité et toxicité
L'agaric auguste a longtemps été considéré comme un bon comestible[2],. Toutefois, sa situation a évolué et il est maintenant recommandé d'éviter la consommation de ce champignon.
Entre 2010 et 2020, la publication de plusieurs études a contribué a remettre en question le statut de l'agaric auguste en tant que comestible. Certains travaux ont mis en évidence le risque liée à la présence d'une substance (agaritine), aux effets faiblement cancérogènes pour la souris, dans plusieurs espèces du genre Agaricus[7],[8],[9]. Ces publications concluent à la nécessité d'études supplémentaires sur le sujet[7],[8],[9].
D'autres articles soulignent également l'importante capacité de bioaccumulation de certains agarics, notamment concernant certains métaux lourds[10],[11],[12],[13].
Ainsi, au regard de ces différents élément et à titre de précaution, depuis 2017 l'agaric auguste est considéré comme un champignon toxique, dont la consommation est à rejeter[2],[13],[1].
Confusions possibles
L'agaric auguste peut-être confondu avec d'autres agarics. Il s'agit notamment d'Agaricus impudicus mais dont les squames sont moins marqués et plus foncés, dAgaricus bellanniae qui est de taille plus petites et que l'on peut différencier grâces aux caractéristiques microscopiques de ses spores, d'Agaricus salicophilus dont les spores sont plus larges, d'Agaricus silvaticus qui pousse surtout dans les forêts de conifères[14], dAgaricus koelerionensis[14], dAgaricus silvicola ou encore dAgaricus phaeolepidotus.
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Agaricus augustus -
Agaricus impudicus -
Agaricus silvaticus -
Agaricus silvicola
Notes et références
- « Agaricus augustus », sur Myco DB (consulté le )
- « Agaric auguste, Agaric impérial », sur Carpophore.ch (consulté le )
- Jean-Marie Polese, Champignons: 360 espèces à découvrir, Aedis, coll. « Super guide », (ISBN 978-2-84259-849-5)
- ↑ (en) William F. Wood, Richard L. Watson et David L. Largent, « The Odor of Agaricus Augustus », Mycologia, vol. 82, no 2, , p. 276–278 (ISSN 0027-5514 et 1557-2536, DOI 10.1080/00275514.1990.12025878, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Michael Jordan, The encyclopedia of fungi of Britain and Europe, David & Charles, coll. « A David & Charles Book », (ISBN 978-0-7153-0129-6)
- ↑ National Audubon Society mushrooms of North America, Alfred A. Knopf, coll. « National Audubon Society field guides », (ISBN 978-0-593-31998-7)
- Matěj Malík, Lucie Malá, Uday Kumar Killi et Bohumír Plucar, « AGARITINE: A NATURAL TOXIC AMINO ACID OF CULTIVATED MUSHROOM AGARICUS SPP. AND ITS POTENTIAL HEALTH RISK », Military Medical Science Letters, vol. 94, no 3, , p. 115–121 (DOI 10.31482/mmsl.2024.008, lire en ligne, consulté le )
- Peter Roupas, Jennifer Keogh, Manny Noakes et Christine Margetts, « Mushrooms and agaritine: A mini-review », Journal of Functional Foods, vol. 2, no 2, , p. 91–98 (ISSN 1756-4646, DOI 10.1016/j.jff.2010.04.003, lire en ligne, consulté le )
- (en) Emmeline Lagrange et Jean-Paul Vernoux, « Warning on False or True Morels and Button Mushrooms with Potential Toxicity Linked to Hydrazinic Toxins: An Update », Toxins, vol. 12, no 8, , p. 482 (ISSN 2072-6651, PMID 32751277, PMCID 7472412, DOI 10.3390/toxins12080482, lire en ligne, consulté le )
- ↑ A. R. Byrne, M. Dermelj et T. Vakselj, « Silver accumulation by fungi », Chemosphere, vol. 8, no 10, , p. 815–821 (ISSN 0045-6535, DOI 10.1016/0045-6535(79)90043-2, lire en ligne, consulté le )
- ↑ J.P. Quinche, « L'Agaricus silvicola, un champignon accumulateur de métaux lourds », Schweizerische Zeitschrift für Pilzkunde = Bulletin suisse de mycologie, vol. 58, no 9, , p. 138 (ISSN 0373-2959, DOI 10.5169/seals-937278, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pavel Kalač et Lubomı́r Svoboda, « A review of trace element concentrations in edible mushrooms », Food Chemistry, vol. 69, no 3, , p. 273–281 (ISSN 0308-8146, DOI 10.1016/S0308-8146(99)00264-2, lire en ligne, consulté le )
- Jean-Pierre Monti, Yves Delamadeleine et Katharina Schenk-Jäger, « Mise au point quant à la toxicité présumée d'Agaricus augustus », Schweizerische Zeitschrift für Pilzkunde = Bulletin suisse de mycologie, vol. 98, no 1, , p. 26 (ISSN 0373-2959, DOI 10.5169/seals-958422, lire en ligne, consulté le )
- « Agaric auguste », sur Memento des champignons (consulté le )
Liens externes
- (en) Index Fungorum : Agaricus augustus
- Site mycorance.free.fr
- MycoDB (fr)
- (fr) INPN : Agaricus augustus Fr. (TAXREF)
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