Agnès Nindorera

| Naissance | |
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| Décès |
(à 60 ans) |
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| Formation |
Bujumbura Journalism School (d) |
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| Distinction |
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Agnès Nindorera, née le , morte le , est une journaliste burundaise. Elle Elle devient ainsi l'une des rares femmes burundaises à diriger sa propre publication. Elle est connue pour ses reportages sur la guerre civile burundaise et pour diverses publications nationales et internationales.
En tant que cofondatrice de l'Association burundaise des femmes journalistes (AFJO), elle dirige l'organisation de 1999 à 2001 et de 2017 à 2019.
En 2000, elle reçoit le Prix du courage dans le journalisme .
Biographie
Origines, formation et débuts
Agnès Nindorera est née le dans la province de Gitega, au Burundi[1]. Elle étudie le journalisme à l’université du Burundi, à la Vrije Universiteit Brussel, puis à l'université Harvard grâce à une bourse de la fondation Nieman[1],[2],[3],[4].
Carrière
Agnès Nindorera commence sa carrière de journaliste au Burundi au début des années 1990[2],[3]. En 1995, elle fonde et dirige le journal indépendant Le Phare[1],[2]. Elle est active au sein d'agences et pour diverses publications locales et internationales; Le Renouveau du Burundi, Voice of America et l'Agence France-Presse[1],[2],[3],[5]. Elle construit sa notoriété par son travail avec la station de radio indépendante Studio Ijambo[2],[6].
Pendant la guerre civile burundaise, Agnès Nindorera fait face à une importante opposition à son travail. Elle subit des menaces de la part des forces de l'ordre, de multiples arrestations et un harcèlement persistant[2],[3],[7],[8]. À une occasion, un homme politique puissant la menace de lui tirer une balle dans la tête si elle continue à couvrir l'actualité[2]. Mais elle ne se laisse pas intimider[2]. Elle subit également des pressions de la part des membres de son propre clan Ganwa, affilié aux Tutsis, en raison de la volonté de ce clan de combler le fossé avec les Hutus[pas clair]. Agnès Nindorera ne croit pas qu’une appartenance « ethnique » doit avoir une quelconque importance sur sa façon de remplir son activité de journaliste, elle ne veut pas être classée dans l'une des communautés du Burundi[2]. Elle dénonce les violations des droits humains commises pendant le conflit, au cours duquel elle perd des dizaines de proches[2],[3],[7]. En 2000, elle reçoit le prix du courage dans le journalisme pour son travail, première journaliste burundaise à recevoir cette distinction[2].
En 1997, Agnès Nindorera cofonde l'Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO)[9], une association défendant notamment une présence renforcée des femmes au sein de la profession du journalisme. Elle préside l'AFJO de 1999 à 2001 et de 2017 à 2019[3].
Elle meurt en 2023, à l'âge de 60 ans[1],[3].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Agnès Nindorera » (voir la liste des auteurs).
- « Agnès Nindorera : le dernier adieu », sur Mukenyezi Magazine,
- (en) « Agnes Nindorera », sur International Women's Media Foundation,
- (rw) Johnson Ndekezi, « Burundi: Umunyamakuru watotejwe kenshi n'ubutegetsi yapfuye », sur Umuseke,
- ↑ (en) « Nieman Foundation Announces U.S. and International Fellows for 2001-02 », sur The Nieman Foundation for Journalism at Harvard University,
- ↑ (rw) « Agnes Nindorera Yakoreye Ijwi ry'Amerika Yitavye Imana », sur Ijwi ry'Amerika,
- ↑ (en) Alexis Sinduhije, « IJAMBO: “Speaking Truth” Amidst Genocide." Shorenstein Center », sur Harvard Kennedy School of Government,
- (en) Gregg Pascal Zachary, « Radio Free Burundi », sur In These Times,
- ↑ Abbas Mbazumutima, « Nécrologie : Hommage à une grande dame de la presse », sur Iwacu,
- ↑ Edouard Nkurunziza, « L’AFJO plaide pour plus de femmes et de jeunes dans le paysage médiatique »,
Liens externes
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