Agoé-Nyivé 4

Agoé-Nyivé 4
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Géographie
Pays
 Togo
Région
Préfecture
Fonctionnement
Statut
Chef de l'exécutif

Agoé-Nyivé 4 est l’une des communes du District Autonome du Grand Lomé, Créée par la loi n°2017-008 du portant création de communes. Elle est de la préfecture d'Agoé-Nyivé et a pour chef-lieu Togblékopé.

Géographie

La Commune d'Agoé-Nyivé 4 est Composée de 61 744 habitants selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2010. La population active est estimée à près de 45% de la population totale[1],[2].

La commune est constituée d’un seul canton divisé en 16 villages et 64 quartiers. Les secteurs d’activités dominant sont le commerce, suivi de l’artisanat, puis l’agriculture[2]. Elle est limitée au Nord par la commune d’Agoè-Nyivé 6, au Sud par la commune d’Agoè-Nyivé 1, à l’Ouest par les communes d’Agoè-Nyivé 2 et de Zio 2 et à l’Est par les communes de Zio 1 et du Golfe 2[3],[4].

Relief et géomorphologie

Le relief de la commune d’Agoè-Nyivé 4 est peu accidenté et faiblement contrasté. Le milieu physique est dominé par le plateau continental, principalement constitué de terres de barre. La commune est située dans une zone de dépression correspondant au bassin du Zio, ce qui explique l’appellation locale Togblékopé, signifiant « champ de l’eau »[4].

Climat

À l’instar de l’ensemble de la région Maritime, la commune d’Agoè-Nyivé 4 connaît un climat subéquatorial de type guinéen, caractérisé par l’alternance de deux saisons pluvieuses et de deux saisons sèches. La grande saison des pluies s’étend de mars à juillet, suivie d’une petite saison sèche de juillet à septembre. Une petite saison des pluies intervient de septembre à novembre, tandis que la grande saison sèche s’étend de novembre à mars[4].

Les précipitations annuelles moyennes sont estimées à environ 900 mm, en lien avec l’anomalie climatique du sud du Togo. Les pluies, souvent intenses, sont particulièrement marquées en juin et en octobre et provoquent fréquemment des inondations. Toutefois, les effets récents du changement climatique entraînent un décalage et une irrégularité croissants des saisons[4].

Les amplitudes thermiques demeurent relativement faibles au cours de l’année. Les températures maximales sont généralement observées en février et mars, avec des valeurs moyennes avoisinant 32 °C, tandis que les minima sont enregistrés en juillet et août, autour de 21 °C[4].

La commune est soumise à l’influence de deux principaux régimes de vents. L’alizé continental, connu sous le nom d’harmattan, est un vent chaud, sec et chargé de poussières, issu des hautes pressions sahariennes et soufflant du nord-est vers le sud-ouest entre novembre et janvier. L’alizé maritime, flux d’air chaud et humide de direction sud-ouest–nord-est, souffle principalement d’août à septembre et annonce généralement l’arrivée de la petite saison des pluies[4].

Sols et ressources en eau

La commune d’Agoè-Nyivé 4 présente trois principaux types de sols. Il s’agit, d’une part, des sols du cordon littoral et lagunaire, constitués essentiellement de sables marins. D’autre part, on y trouve des sols hydromorphes, fréquemment inondés, localisés dans les vallées alluviales et les zones de dépression, notamment le long du fleuve Zio. Enfin, les sols du plateau continental terminal, de couleur rouge, communément appelés terres de barre, occupent une part importante du territoire communal[4].

Les ressources en eau de la commune sont composées à la fois des eaux de surface et des eaux souterraines. Les eaux de surface sont principalement représentées par le fleuve Zio, dont le bassin versant couvre environ 2 520 km2 et qui traverse la commune[4].

Les eaux souterraines proviennent essentiellement des nappes du bassin sédimentaire côtier, notamment celles du Paléocène et du Continental terminal. Ces nappes, rechargées par l’infiltration des eaux de pluie, sont relativement abondantes et font l’objet d’une exploitation à travers des forages destinés à l’approvisionnement en eau des populations[4].

Végétation et faune

La flore de la commune d’Agoè-Nyivé 4 est principalement constituée d’arbustes, de formations herbacées dispersées et de vestiges de forêts sacrées. Cette couverture végétale relativement peu dense résulte en grande partie des activités anthropiques. Elle se limite essentiellement aux arbres plantés, ainsi qu’à la végétation des espaces verts et des jardins publics et privés[4].

La faune locale est peu diversifiée et se caractérise par la présence d’une faible population animale, composée notamment de perdrix, de rats palmistes et d’écureuils, ainsi que de quelques espèces d’oiseaux observées dans les zones arborées[4].

Milieu humain

La population de la commune d’Agoè-Nyivé 4 est inégalement répartie entre les différents villages. Elle est estimée à 75 387 habitants, dont environ 45 % constituent la population active[4].

Sur le plan religieux, la commune se caractérise par une diversité de pratiques confessionnelles, avec une prédominance de la population musulmane[4].

L’économie locale repose principalement sur le commerce, qui constitue le secteur d’activité dominant, suivi de l’artisanat et de l’agriculture. La commune dispose de plusieurs infrastructures commerciales, dont les principaux marchés sont ceux d’Haoussa-Zongo et de Togblékopé, le marché de petits bétails de Dégomé, ainsi que le marché cantonal de Togblékopé[4].

Cartographie des risques et menaces

La commune d’Agoè-Nyivé 4 est exposée à plusieurs risques et menaces de nature hydrométéorologique, climatique et épidémiologique. Ces aléas sont susceptibles d’engendrer des situations d’urgence ou des catastrophes, entraînant d’importants dégâts matériels et, dans certains cas, des pertes en vies humaines[4].

Parmi les principaux risques identifiés figurent les inondations, les épisodes de sécheresse ainsi que les épidémies, notamment le choléra. La commune a également été concernée par la pandémie de Covid-19. En termes d’impact sur les populations, les aléas les plus significatifs sont, par ordre d’importance, les inondations, suivies de la sécheresse et des épidémies, en particulier le choléra[4].

Inondations

Les inondations constituent le principal aléa naturel auquel la commune d’Agoè-Nyivé 4 est confrontée, à l’instar de nombreuses localités du pays. Ce phénomène s’explique en grande partie par la situation géographique de la commune, située dans une zone de bas-fond, comme l’indique l’appellation locale Togblékopé, qui signifie « champ d’eau »[4].

La vulnérabilité aux inondations est renforcée par plusieurs facteurs, notamment l’urbanisation non planifiée, la construction d’habitations dans les couloirs naturels d’écoulement des eaux pluviales, l’occupation des zones dépressionnaires, l’envasement du fleuve Zio, l’imperméabilisation progressive des sols, ainsi que l’insuffisance des ouvrages d’assainissement, tels que les caniveaux et les bassins de rétention[4].

Les épisodes d’inondation entraînent des conséquences importantes, parmi lesquelles la destruction d’habitations et d’infrastructures, la perte de cultures et de bétail, la pollution des ressources en eau, ainsi que, dans certains cas, des pertes en vies humaines. Bien que certaines zones soient plus exposées que d’autres, l’ensemble des villages de la commune est concerné, notamment Haoussa-Zongo, Zilidji, Sivédomé, Dikamé, Akoin, Alinka, Kpédévicopé, Guénoucopé, Nyivémégblé, Togblécomé, Kotocoli-Zongo, Dégomé, Fidokpui, Towouganou, Atchanvé et Avéyimé[4].

La surveillance du risque d’inondation repose à la fois sur des dispositifs institutionnels et sur des savoirs locaux. Outre le suivi du niveau des eaux du Zio à l’aide de balises mises en place par la Croix-Rouge togolaise, certains indicateurs environnementaux, tels que le comportement de certaines espèces d’oiseaux ou d’insectes, sont traditionnellement interprétés par les autorités coutumières comme des signes annonciateurs de fortes pluies susceptibles de provoquer des inondations[4].

Sécheresse

La commune d’Agoè-Nyivé 4 est également exposée à des épisodes de sécheresse, qui surviennent de manière périodique. Selon les observations locales, ce phénomène tend à s’intensifier au fil des années. Il est généralement associé à une baisse de la pluviométrie, à la dégradation du couvert végétal et à l’abattage non contrôlé des arbres[4].

Les localités les plus affectées par cet aléa sont principalement les villages riverains du cours d’eau Zio, notamment Kpédévicopé, Towouganou, Nyivémégblé, Alinka, Akoè, Dégomé et Dikamé. Les épisodes de sécheresse constituent une préoccupation majeure pour les populations locales, en particulier pour les agriculteurs, en raison de leurs impacts socio-économiques. Ils entraînent notamment une baisse des rendements agricoles, en particulier pour les cultures maraîchères et le maïs, des retards dans les calendriers de mise en culture, une pénurie d’eau liée au tarissement partiel du cours d’eau, ainsi qu’une dégradation des conditions de vie[4].

La prévention et l’anticipation des périodes de sécheresse s’appuient également sur des savoirs endogènes. Certains indicateurs naturels, tels que les cris d’une espèce d’oiseau au plumage rouge ou l’apparition de tortues, sont traditionnellement interprétés par les populations locales comme des signes annonciateurs de sécheresse[4].

Epidémies (choléra)

La commune d’Agoè-Nyivé 4 est ponctuellement confrontée à des cas de choléra, le dernier épisode ayant été signalé en 2019. Ces occurrences sont généralement associées aux épisodes d’inondation, aux problèmes d’insalubrité liés à la prolifération de dépotoirs sauvages et à la défécation à l’air libre, ainsi qu’à l’utilisation des eaux du fleuve Zio comme source d’eau de boisson. Les localités les plus fréquemment touchées sont Haoussa-Zongo, Zilidji et Kotocoli-Zongo[4].

Par ailleurs, à partir de la fin de l’année 2019, la pandémie de Covid-19 a affecté l’ensemble du territoire national. Au Togo, le premier cas a été enregistré en à Lomé. La maladie s’est rapidement propagée à l’ensemble des régions, avec une concentration importante de cas dans la région Maritime, notamment dans le Grand Lomé, incluant la commune d’Agoè-Nyivé 4[4].

Face à cette urgence sanitaire, les autorités togolaises ont mis en œuvre diverses mesures visant à limiter la propagation du virus, notamment des campagnes de sensibilisation, l’adoption de mesures restrictives, la création de centres de prise en charge des personnes infectées et le déploiement d’une campagne nationale de vaccination[4].

L’ensemble de ces aléas sanitaires et environnementaux a eu des répercussions notables sur les conditions de vie des populations, entraînant des perturbations des activités socio-économiques, des déplacements de populations et une hausse du coût de la vie. En l’absence de tels événements, les communautés locales connaissent généralement une situation de stabilité et de relative quiétude[4].

Mairie

La mairie de la Commune d'Agoé-Nyivé 4 est située à Togblékopé environ 50 mètres de la route nationale n°1 côté sud, en face de la station SANOL de Togblékopé. Elle a pour chef-lieu Togblékopé et est dirigée par El Hadj Adamou ABDOULAYE, un chef d’entreprises[2].

Infrastructures

La commune regorge quatre 4 grands marchés; Le marché d’Haoussa-Zongo et le marché de Togblékopé qui s’animent chaque jour ; Le Marché de petits bétails de Dégomé qui s’anime chaque jeudi et le marché cantonal de Togblékopé[1],[2].

Notes et références

  1. « Namanya | Au coeur de la cité », sur namanya.org (consulté le )
  2. AGBONON Kankoe Yaovi, « Commune Agoe-Nyivé 4 », sur www.dagl.tg (consulté le )
  3. ↑ Mairie d'Agoè-Nyivé 4, « Mairie d'Agoè-Nyivé 4 », sur agoe-nyive4.tg (consulté le )
  4. ANPC-TOGO, « PLAN D’ACTION LOCAL DE REDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHES (2022-2026) » Accès libre [PDF], sur anpctogo.tg, (consulté le )

Liens externes

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