Ahmès (grand des voyants)
| Ahmès | |||
| Nom en hiéroglyphe |
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|---|---|---|---|
| Transcription | Jˁḥ-ms | ||
| Période | Nouvel Empire | ||
| Dynastie | XVIIIe ou XIXe dynastie | ||
| Fonction principale | Grand des voyants | ||
Ahmès est un grand des voyants et peut-être un prince égyptien du Nouvel Empire.
Attestations
Le « fils du roi » et grand des voyants Ahmès est connu par cinq documents[1] :
- une statue cassée en trois morceaux et récupérée par une saisie de la douane égyptienne dans le cadre de la lutte contre le trafic illégal d'antiquités ; Ahmès est assis sur un siège cubique, ses deux pieds, chaussés de sandales, sont posés sur un socle ; selon les textes inscrits sur la statue, elle devait à l'origine être placée dans le temple d'Hathor à Dendérah[2],
- la base d'une statue assise, conservée au Musée égyptien du Caire (CG 589) et enregistrée comme un « don du consul allemand de Qena » ; les textes permettent de supposer qu'elle devait être érigée dans un sanctuaire de Coptos,
- la partie inférieure d'une statue découverte en 1902 à Gebelein et conservée au Musée égyptien du Caire (JE 36412) ; le prince est agenouillé, les mains ouvertes présentant des offrandes,
- une stèle dédiée à un taureau Mnévis et conservée à Berlin (inv. 14200) ; Ahmès apparait sur le registre supérieur, vêtu d'un pagne identique à celui de la statue CG 589, mais aussi d'une peau de panthère ; il effectue une fumigation d’encens devant la représentation de l’animal sacré ; cette stèle devait à l'origine être érigée à Héliopolis,
- un scarabée privé de provenance inconnue et conservé au Musée égyptien du Caire ; Ahmès y porte les titres de « fils du roi » et « grand des voyants ».
Biographie
Le grand des voyants Ahmès a été placé chronologiquement, selon les chercheurs, du règne de Thoutmôsis III en tant que fils de ce souverain[3] à l'époque ramesside[4],[5], en passant par le règne de Thoutmôsis IV en tant que fils d'Amenhotep II[6],[7],[8] et la toute fin de la XVIIIe dynastie[9].
Le prince de haut rang, comme l'attestent ses nombreux titres, devait être un personnage puissant. Il prit en tout cas soin d’assurer son devenir post-mortem dans plusieurs sanctuaires majeurs du pays[10]. Ce prince n'est peut-être pas un prince de sang, car n'emploie pas le titre de « fils du roi de sa chair », mais il utilise la formulation « celui qui est sorti du ventre alors que l’amour de lui était dans le cœur de son père », qui évoque ce titre mais sans l'employer, ce qui sème le doute sur sa véritable filiation[11].
Notes et références
- ↑ Etman, Ibrahim et Tallet 2018, p. 9-13.
- ↑ Etman, Ibrahim et Tallet 2018, p. 17.
- ↑ Ghoneim 1994, p. 95-106.
- ↑ Moursi 1972, p. 52-56.
- ↑ Etman, Ibrahim et Tallet 2018, p. 23.
- ↑ Bryan 1991, p. 68-69.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 137.
- ↑ Maruéjol 2007, p. 202.
- ↑ Etman, Ibrahim et Tallet 2018, p. 21-22.
- ↑ Etman, Ibrahim et Tallet 2018, p. 17-19.
- ↑ Etman, Ibrahim et Tallet 2018, p. 21.
Bibliographie
- (de) M. Moursi, « Die Hohenpriester des Sonnengottes von der Früzeit Ägyptens bis zum Ende des Neuen Reiches », MÄS, no 26, , p. 52-56 ;
- (en) Betsy M. Bryan, The Reign of Thutmose IV, Baltimore, Londres, Johns Hopkins University Press, , 416 p. (ISBN 978-0801842023) ;
- (de) W. Ghoneim, « Eine Statue des Prinzen und Hohepriesters von Heliopolis Ahmes (Cairo JE 36412) », SAK, no 21, , p. 95-106, pl. 10-14 ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
- Florence Maruéjol, Thoutmôsis III et la corégence avec Hatchepsout, Paris, Pygmalion, , 479 p. (ISBN 978-2-85704-894-7) ;
- Mohammed Ali Etman, Mostafa Rezk Ibrahim et Pierre Tallet, « Une nouvelle statue du fils royal et grand des voyants Ahmès », NeHeT: Revue Numérique d'Égyptologie, no 6, , p. 9-25 (lire en ligne).
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