Ahmed Akkache
| Naissance |
Alger (Algérie) |
|---|---|
| Décès | (à 83 ans) |
| Nationalité | algérienne |
| Profession | |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | français |
|---|---|
| Mouvement | Parti communiste algérien (PCA) |
| Genres |
roman, essai historique, témoignage |
Œuvres principales
L'évasion, Tacfarinas, La résistance algérienne de 1845 à 1945
Ahmed Akkache (, Alger – ) est un écrivain, journaliste et militant politique algérien, ancien cadre du Parti communiste algérien (PCA). Il est l’auteur d’ouvrages historiques et d’un roman ou il relate son expérience carcérale et son évasion de prison en France[1],[2].
Biographie
Jeunesse et engagement politique
Ahmed Akkache est né le à Alger. Il s’implique très tôt dans les milieux de la gauche algérienne et devient, après la Seconde Guerre mondiale, secrétaire général des Jeunesses démocratiques (1946) puis il passe au Parti communiste algérien, ou il est membre du comité central (1947) et du bureau politique (1949), puis du secrétariat en 1952[1].
Arrestation, procès et emprisonnement
En 1957, dans le contexte de la guerre d’Algérie, Ahmed Akkache est arrêté par les autorités coloniales françaises. En 1960, le Tribunal permanent des forces armées d'Alger le condamne à 20 ans de réclusion criminelle. Durant sa détention, il subit des mauvais traitements et fait l’objet de tortures mentionnées dans plusieurs témoignages contemporains[3],[2].
Évasion de la prison d'Angers
Ahmed Akkache s’évade d’une prison de la province française (prison d’Angers) dans la nuit du avec l’aide de complices locaux. Son évasion a été relatée par la presse locale française et reprise par des médias algériens[4],[5].
Après l’indépendance
Après l’indépendance de l'Algérie (1962), Akkache poursuit une activité d’écrivain et d’historien en publiant plusieurs ouvrages sur la résistance algérienne et des romans/témoignages inspirés de son parcours[1].
Œuvres
- Tacfarinas (Alger : SNED, 1968)[6]
- La résistance algérienne de 1845 à 1945 (Alger : SNED, 1972)[7]
- L'évasion (Alger : SNED, 1973) — roman autobiographique racontant l’évasion depuis l’infirmerie/prison d’Angers[8]
- DERRIEUX-CECCONI, R. « Akkache (Ahmed) – Capitaux étrangers et libération économique : l’expérience algérienne ». Revue Économique, 1972, vol. 23, n° 1, pp. 160-161[9]
Maladie et décès
Le , Si Ahmed Akkache meurt à l'âge de 84 ans, après un an de lutte contre la maladie[2].
Hommages
Plusieurs intellectuels et militants ont rendu hommage à Ahmed Akkache après sa disparition en 2010. Le , une cérémonie commémorative a été organisée à Alger par l’Association des amis d’Abdelhamid Benzine, en hommage conjoint à Abdelhamid Benzine et Ahmed Akkache. L’événement, tenu dans une salle culturelle de la capitale, a réuni des anciens militants du Parti communiste algérien (PCA), des historiens, des écrivains et des proches des deux figures. Des lectures d’extraits de ses ouvrages, notamment L’évasion et Tacfarinas, ont été faites, ainsi que des interventions soulignant son apport à la pensée politique et à la littérature algérienne d’après-guerre[10].
Des hommages ponctuels sont également évoqués dans la presse culturelle algérienne, notamment à travers des dossiers thématiques consacrés aux intellectuels du mouvement anticolonial et aux écrivains issus du courant progressiste algérien[2].
Références
- « Ahmed Akkache — Casbah Editions », Casbah Editions (consulté le )
- « Ahmed Akkache : L'homme, l'intellectuel et le militant », El Watan via Djazairess (consulté le )
- ↑ Amar Benamrouche, « Notice biographique — Maitron (dictionnaire biographique) », Maitron / Centre d'histoire sociale (consulté le )
- ↑ « Il y a 60 ans, aidé par des Angevins, l'intellectuel algérien s'évadait de la prison d'Angers », Maville / Angers (consulté le )
- ↑ « L’histoire méconnue de l’évasion spectaculaire d’un révolutionnaire algérien », TSA (Tout sur l'Algérie) (consulté le )
- ↑ « Référence à Tacfarinas d'Ahmed Akkache (notice académique) », revistas.uece.br / étude pédagogique (consulté le )
- ↑ « La résistance algérienne de 1845 à 1945 — notice bibliographique (SNED, 1972) », WorldCat / bibliothèques (consulté le )
- ↑ « L'évasion — Ahmed Akkache (SNED, 1973) », Google Books / SNED (consulté le )
- ↑ « Recension — Revue Économique (référence à Akkache, 1972) », Persée (consulté le )
- ↑ « [http://"https://www.algerie360.com/hommage-a-abdelhamid-benzine-et-ahmed-akkache/" Hommage à Abdelhamid Benzine et Ahmed Akkache] », Algérie360 (consulté le )
Voir aussi
Articles Connexes
Liens externes
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