Ahmed Ould Sid’Ahmed
| Ahmed Ould Sid’Ahmed | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la Mauritanie | |
| – (1 an et 8 mois) |
|
| Président | Ely Ould Mohamed Vall |
| Premier ministre | Sidi Mohamed Ould Boubakar |
| Prédécesseur | Mohamed Vall Ould Bellal |
| Successeur | Mohamed Saleck Ould Mohamed Lemine |
| Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la Mauritanie | |
| – (2 ans, 2 mois et 11 jours) |
|
| Président | Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya |
| Premier ministre | Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna |
| Prédécesseur | Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna |
| Successeur | Dah Ould Abdi |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ahmed Ould Sid’Ahmed |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tidjikja |
| Nationalité | Mauritanienne |
| Profession | Diplomate |
| Religion | Islam |
Ahmed Ould Sid'Ahmed, né le 11 août 1949 à Tidjikja, est un diplomate et homme politique mauritanien. Il occupe à deux reprises le poste de ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie, d’abord entre 1998 et 2001, puis entre 2005 et 2007.
Biographie
Ahmed Ould Sid’Ahmed suit une formation orientée vers les relations internationales et la diplomatie. Il entre très tôt dans l’administration diplomatique mauritanienne, où il se spécialise dans les relations multilatérales et la coopération internationale. Titulaire d’un diplôme de lettres (arabe-français) obtenu à l’École normale supérieure de Nouakchott en 1973, il obtient également un certificat de maîtrise de la langue anglaise délivré par l’École des Nations unies à New York, ainsi qu’un certificat supplémentaire de langue anglaise du British Council. Il suit par ailleurs plusieurs cours et formations à l’Institut de la Banque mondiale ainsi qu’à l’Agence canadienne pour la coopération internationale[1].
Carrière diplomatique
Débuts au ministère des Affaires étrangères
Il entame sa carrière au sein du ministère mauritanien des Affaires étrangères en 1973 comme directeur adjoint de la coopération, fonction qu’il occupe jusqu’en 1975. Il devient ensuite conseiller auprès de la mission permanente de la Mauritanie auprès des Nations unies de 1975 à 1982, puis est nommé directeur des organisations internationales au sein du ministère entre 1982 et 1988[2].
Fonctions diplomatiques
À partir de la fin des années 1980, il occupe plusieurs postes diplomatiques importants. Il est successivement ambassadeur en Égypte entre 1988 et 1990, secrétaire d’État chargé du Maghreb arabe de 1990 à 1992, ambassadeur au Sénégal de 1992 à 1993, ambassadeur en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, ainsi que représentant auprès de l’Union européenne de 1993 à 1996, représentant permanent auprès des Nations unies de 1996 à 1997, puis ambassadeur aux États-Unis de 1997 à 1998[1].
Après son premier passage au gouvernement, il est nommé ambassadeur en Syrie entre 2003 et 2005[1].
Carrière politique
Il est nommé ministre des Affaires étrangères le 17 novembre 1998. Au cours de ce mandat, il participe notamment à la normalisation des relations diplomatiques entre la Mauritanie et Israël en 1999[3]. Il demeure en fonction jusqu’au 28 janvier 2001[4].
À la suite du coup d’État militaire d’août 2005 en Mauritanie, il est nommé ministre des Affaires étrangères durant la période de transition, période pendant laquelle il dirige plusieurs délégations de négociation[5], notamment la délégation chargée des discussions avec l’Union européenne dans le cadre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou entre le 30 novembre 2005 et le 29 mai 2006. Au cours de cette période, il conduit également des délégations auprès de l’administration et du Congrès des États-Unis, des Nations unies, de la Ligue des États arabes, de l’Organisation de la coopération islamique, de l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi qu’auprès de plusieurs États, dont la France, l’Espagne, la Chine, le Sénégal, le Gabon, le Congo et le Mali[1]. Il occupe ce poste jusqu’au 28 avril 2007, date qui correspond à la formation d’un nouveau gouvernement à la suite du retour à un régime civil[6],[7].
Autres responsabilités
En dehors de ses fonctions gouvernementales, Ahmed Ould Sid’Ahmed est également impliqué dans des structures diplomatiques et institutionnelles liées à la formation et à la coopération internationale. Il est notamment associé à des activités de conseil et de gouvernance dans le domaine diplomatique. Il dirige également la mission de surveillance de l’Union africaine lors des élections de l’Assemblée constituante en Tunisie en octobre 2011. En 2013, il est aussi membre de la mission d’observation de l’Union africaine pour l’élection présidentielle au Mali[2].
Vie personnelle
Ahmed Ould Sid’Ahmed est marié et père de cinq enfants[2].
Langues
Il parle et écrit en plus de l'arabe qui est sa langue matrernellle, le français et l'anglais[2].
Notes et références
- « Président du Conseil d'Administration de l'Académie Diplomatique, M. Ahmed Ould Sid Ahmed » [PDF], sur academiediplomatique.mr (consulté le )
- « Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération », sur web.archive.org (consulté le )
- ↑ « Mauritania, Israel Form Ties » [archive du ], sur www.washingtonpost.com (consulté le )
- ↑ « Actualité », sur web.archive.org, (consulté le )
- ↑ « Départ du ministre des affaires étrangères et de la coopération pour l’Arabie Saoudite », sur Agence mauritanienne d'information, (consulté le )
- ↑ « Formation du nouveau Gouvernement : Les noms des consultés. », sur www.cridem.org (consulté le )
- ↑ « Composition du gouvernement » [PDF], sur europarl.europa.eu, (consulté le )
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