Ahmed ibn Muhieddine
| Ahmed ibn Muhieddine | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Faqih malikite, soufi qadirite, enseignant, auteur | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ahmed ibn muhieddine ibn Moustafa El Hassani |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | El Guettana, Mascara (Algérie) |
| Date de décès | (à 68 ans) |
| Lieu de décès | Damas, (Syrie) |
| Nationalité | Algérienne |
| Père | Muhyi al-Din al-Hasani |
| Fratrie | Abdelkader ibn Muhieddine Mustapha ibn Muhieddine |
| Religion | Islam sunnite malikite |
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| Émir d’Algérie | |
Ahmed ibn Muhieddine (en arabe : أحمد إبن محي الدين), de son nom complet Ahmed ibn muhieddine ibn Moustafa El Hassani al-Ghrissi El Djezairi ( - ) est un juriste malikite et soufi qadirite algérien du XIXe siècle, qui vécut la majeure partie de sa vie au Machrek, en Syrie. Né à El Guettana, dans la région de l'Oranie, en Algérie, il est le plus jeune frère de l’émir Abdelkader. Il y grandit, apprit le Coran par cœur, puis s’installa à Damas en 1856 pour poursuivre ses études auprès des savants locaux. Il enseigna dans sa demeure ainsi qu’à la mosquée al-Anābī (située au quartier Bâb Srija à Damas), se consacra à la jurisprudence, à l’enseignement et à l’écriture, rédigeant notamment une biographie de son frère. Porté vers le soufisme, il suivit la voie qadirite. Il mourut à Damas et fut inhumé au cimetière de Bab al-Saghir.
Ascendance
Il est Ahmed ibn muhieddine ibn Moustafa El Hassani al-Ghrissi El Djezairi, le plus jeune frère de l'émir Abdelkader. Son père, Muhieddine, était un maître de la confrérie Qadiriyya[1]. Sa lignée, reprise de celle de son frère, remonte à Idrîs Ier et à Ali ibn Abi Talib[2],[3],[4].
Biographie
Né en (Sha‘bân 1249 H) à El Guettana (Oranie), il fut élevé par son frère Mohamed Saïd après le décès de leur père, et apprit le Coran. Il étudia ensuite auprès de son frère et du sayyid al-Murtadâ, suivit des cours de théologie auprès de l’émir Abdelkader et de jurisprudence auprès de Mohamed ben Abdallah al-Khâlidi[5],[6],[7]. Après avoir été assigné à résidence à Annaba pendant cinq ans, il rejoignit son frère Abdelkader à Damas en 1856. Il y poursuivit ses études : grammaire, théologie et logique auprès de Mohamed al-Tantâwî, grammaire auprès de Mostefa ben al-Tahâmî (imam malikite de la Grande mosquée des Omeyyades, parent par alliance), tajwîd auprès de Youssef al-Maghribî à la Dâr al-Hadîth al-Ashrafiyya, et écouta son frère commenter les *Sahîh* d’al-Bukhârî et Muslim ainsi que les *Mawâqif* et *Futûhât Makkiyya* à son domicile. Il reçut le wird qadirite de Mohamed ‘Alî al-Kîlânî et de son frère[6],[8].
Il fut réputé pour son savoir, donna des cours chez lui et à la mosquée al-Anābī (quartier Bâb Srija à Damas)[6]. Il partageait son temps entre invocations, lecture, écriture et visites. Il animait des séances de dhikr deux fois par semaine et respectait rigoureusement la prière en commun et la prière nocturne. Il fut estimé tant par les notables que par le peuple. Auteur prolifique, il rédigea des traités de fiqh, des lettres mystiques et une chronique sur la vie de son frère Abdelkader. Ses œuvres comprennent *al-Jinnî al-Mustatâb* (sur l’audition spirituelle) et une explication du propos de l’imâm ‘Alî : « La science est un point que les ignorants ont multiplié »[6]. Le savant et écrivain damascène Abd al-Razzâq al-Baytâr l’évoque dans Hilyat al-Bashar en des termes élogieux, le décrivant comme un homme érudit, éloquent et de haute lignée[5].
Il mourut le mercredi (17 Rabiʿ ath-thani 1320 H) à Damas, fut inhumé au cimetière de Bab al-Saghir, près de la tombe de Bilal ibn Rabah, après des funérailles solennelles à la mosquée des Omeyyades[6].
Œuvres
- Épître du fruit agréable (رسالة الجنى المستطاب) – une réfutation de ceux qui affirment que l’écoute (samā‘) émeut le cœur pour le Seigneur des seigneurs[9].
- Épître de la diffusion des perles et de leur élucidation sur le fait que la science est un point (رسالة نثر الدر وبسطه في بيان كون العلم نقطة)[10].
- Choix de ce qui réjouit les regards et charme ce qui s’inscrit dans les cahiers, exposant la raison de l’accession de l’émir Abdelkader au pouvoir dans la région de l’Algérie (نخبة ما تسر به النواظر وأبهج ما يسطر في الدفاتر في بيان سبب تولية الأمير عبد القادر في إقليم الجزائر)[11].
Références
- ↑ (ar) Charles Henri Churchill, La vie de l’émir Abdelkader, Dar al-Râ’id, Alger, , p. 61
- ↑ Rabah Bounar, « L’émir Abdelkader : vie et littérature », *Revue Amâl*, numéro spécial, juillet 1970
- ↑ Tuhfat al-Zâ’ir fî Ma’âthir al-Amîr ‘Abd al-Qâdir wa Akhbâr al-Jazâ’ir, Mohamed ben l’émir Abdelkader, éd. M. Haqqi, Beyrouth, 1964
- ↑ (ar) Maâmar Habbar, « سيّدنا الأمير عبد القادر كما يراه أحمد بن محي الدين », sur bukja.net, (consulté le )
- (ar) « أحمد بن محي الدين بن مصطفى الإغريسي الجزائري », sur Tarajm.com (consulté le )
- Abdelmounem al-Qâsimi al-Hassani, Les figures du soufisme en Algérie : des origines jusqu’à la Première Guerre mondiale, Boussaâda, Algérie, Dar al-Khalil al-Qâsimi, (ISBN 9947824071), p. 116
- ↑ (ar) Latifa Deraib, « صدر عن مؤسسة الأمير عبد القادر الوطنية : ترجمة لسيرة مؤسس الدولة الجزائرية الحديثة », sur El-Massa.com, (consulté le )
- ↑ (ar) Mohamed Bekkar, « الشيـخ محيي الديـن بن مصطفى والزاوية القادرية », Affak Fikriya, vol. 3, no 1, , p. 40-48 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ar) Adel Noueihid, مُعجَمُ أعلام الجزائِر - مِن صَدر الإسلام حَتّى العَصر الحَاضِر, Beyrouth, Fondation Noueihid pour la culture, la rédaction, la traduction et l’édition, , 430 p. (lire en ligne), p. 98
- ↑ (ar) Ahmed ibn Muhieddine, نثر الدر و بسطه في بيان كون العلم نقطة, Beyrouth, Imprimerie Al-Ahliyya, , 163 p. (lire en ligne)
- ↑ (ar) Ahmed ibn Muhieddine, نخبة ما تسر به النواظر و أبهج ما يسطر في الدفاتر في بيان سبب تولية الأمير عبد القادر في إقليم الجزائر, Fondation de l’Émir Abdelkader, , 194 p. (lire en ligne)
Liens externes
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