Aimé Ramond

| Naissance | |
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| Sépulture |
Cimetière de Montgeard (d) |
| Nom de naissance |
Aimé Jean Marie Louis Ramond |
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Aimé Ramond, né le à Montgeard (Haute-Garonne), exécuté par les Allemands dans le parc du château de Baudrigue à Roullens (Aude) le , est un résistant français.
Biographie
Famille et enfance
Aimé Ramond est le fils de Jean Ramond, garde-champêtre à Montgeard et Maria Raigné. Il se destine à une carrière d'instituteur[1].
Carrière militaire
De 1937 à 1938, il effectue une préparation militaire élémentaire. Le , il est incorporé au 502e régiment de chars de combat stationné à Angoulême[2]. En , il est élève aspirant à l'École des chars de combat de Satory. Après l'armistice, il devient, en , aspirant de réserve puis est affecté au 18e régiment d'infanterie à Tarbes en septembre avant d'être démobilisé en .
Le , à la suite d'une demande d'emploi comme Officier de paix, il est convoqué à la Préfecture régionale de Toulouse puis affecté à la sécurité publique de Périgueux. Il est ensuite muté au commissariat de police de Carcassonne en .
Résistance
Il s'engage dans la Résistance au mois de juillet 1943 et devient responsable départemental du N.A.P. Police - Noyautage des Administrations Publiques (mouvements de résistance des fonctionnaires)[1].
Son action permet d'éviter à plusieurs patriotes d'être arrêtés et procure des informations aux maquis.
Arrestation, internement et exécution
Aimé Ramond est arrêté le dimanche vers midi, après que l'un de ses collègues ait accompagné la Gestapo à son domicile. Conduit au siège du S.D pour y être interrogé[3], il est ensuite amené à la Maison d'arrêt de Carcassonne[4].
Il est exécuté par les Allemands au Domaine de Baudrigues (Roullens - Aude) le avec d'autres résistants parmi lesquels Jean Bringer, Maurice Sevajols et Simon Batlle, Pierre Roquefort, Jean Hiot, Suzanne Last, Jacques Bronson, Marcel Weil, René Avignon, Gilbert Bertrand.
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume (décret du 27 août 1948)[1] ;
Croix de guerre - avec citation à l'ordre de la Nation (J.O. du ) : « Jeune Officier de Paix, plein d'autorité et d'allant qui, dans une situation difficile, n'hésite pas à aider de tout son pouvoir la Résistance. Arrêté le 30 juillet 1944, l'ennemi connaît son rôle et veut à tout prix savoir le nom de ses amis. Malgré les pires tortures, il se tait et est lâchement assassiné le 19 août 1944. »[1] ;
Reconnaissance
- Homologué lieutenant FFI[1]
- Mort pour la France[5].
Hommages
- Nom donné à une rue de Carcassonne (1944) où se trouve l'hôtel de ville et à Villemoustaussou.
- Nom donné à une place de Montgeard (1995).
- Nom donné à la 50e promotion d'officiers de paix de la Police nationale (1994).
Notes et références
- André Balent, « Biographie: RAMOND Aimé, Jean, Marie, Louis », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le ).
- ↑ « Viens dans ma rue : à Carcassonne, qui était Aimé Ramond ? », sur L'Echo du Languedoc, (consulté le ).
- ↑ « RANOND » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
- ↑ Martial Andrieu, « Le testament d'Aimé Ramond a-t-il été falsifié ? », sur musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com, (consulté le ).
- ↑ « Carcassonne. À Aimé-Ramond, ce héros », sur ladepeche.fr, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Lucien Maury, La résistance audoise, Tomes 1 et 2, 1980
- Roger Lair, Claude Rivals, Julien Allaux, André Roou, Aimé Ramond de Montgeard à Carcassonne, itinéraire d'un policier résistant. Édité par le Cercle d'histoire Aimé Ramond et l'Amicale culturelle de Montgeard (1995)
- Martial Andrieu, Baudrigue, 19 août 1944, le récit de l'horreur, Musique et Patrimoine, 2023 (ISBN 9782954328270)
Filmographie
- Aimé Ramond, un policier dans la résistance, documentaire écrit et réalisé par Sylvie Guilleminot, qui devrait sortir en 2027.
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 499052, AC 21 P 391079)
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