Air de ballet (Chabrier)

Air de ballet
D 35
Image illustrative de l’article Air de ballet (Chabrier)
Polka (D 24), pièce à l'origine d'Air de ballet.

Genre Pièce pour piano
Musique Emmanuel Chabrier
Effectif piano
Durée approximative min 30 s
Dates de composition vers 1880
Publication 1897
Costallat

Air de ballet est une œuvre pour piano d'Emmanuel Chabrier composée vers 1880.

Présentation

Air de ballet est composé vers 1880[1].

La partition est publiée à titre posthume par Costallat en 1897[2],[1].

Comme le relève Roger Delage, c'est une version développée d'une Polka pour piano (D 24) écrite vers 1872 par Chabrier, cette dernière étant publiée à la suite d'un article de Charles Tenroc dans le journal Comœdia le [1].

Air de ballet est en majeur, allegretto scherzando[2].

Le manuscrit autographe est perdu[1]. Il existe une orchestration de l'œuvre, par Victor Charmettes (Paris, Costallat, 1913)[1].

Commentaires

Air de ballet est d'une durée moyenne d'exécution de trois minutes trente environ[3].

Si pour Alfred Cortot la pièce « déshonorerait le répertoire du plus médiocre pianiste[4] », François-René Tranchefort relève que cette partition « pseudo-chorégraphique se veut sans prétention, mais expose maintes trouvailles harmoniques (par exemple dès les accords initiaux) qui ne sont pas indignes de celles qu'on peut dans la Petite Suite d'un Debussy[5] ».

Roger Delage relève que cette petite pièce, « injustement méconnue, si elle conserve l'accent juvénile et primesautier du jeune compositeur, nous montre également un Chabrier maître de ses sortilèges[6] ».

Pour Francis Poulenc, Air de ballet « est aussi aigu qu'un croquis de danseuse par Degas. Cette pièce pourrait être, pour des oreilles paresseuses, du Chaminade de premier cru. Dès le début, l'équivoque majeur-mineur nous révèle une oreille subtile[7] ».

Pour Guy Sacre, c'est « une bricole [..., une] polka goguenarde, où le génie comique habituel à l'auteur ne réside nullement dans la pâte harmonique, [...] ni dans le jaillissement mélodique [...], mais dans les nuances, les attaques, les ralentissements, les accélérations ; oui, il y a tout un parti à tirer des nombreuses indications qui émaillent la musique, et si le pianiste y met sa propre cocasserie, il tient là une bonne idée de bis ![2] ».

Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Roger Delage, Air de ballet porte le numéro D 35[1].

Discographie

Références

  1. Delage 1999, p. 697.
  2. Sacre 1998, p. 617.
  3. (en) « Air de ballet, for piano | Details », sur AllMusic (consulté le )
  4. Cortot 1926, p. 202.
  5. Tranchefort 1987, p. 204-205.
  6. Delage 1999, p. 127.
  7. Poulenc 2024, p. 146.

Bibliographie

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Monographies

Ouvrages généraux

  • Alfred Cortot, La musique française de piano, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », (1re éd. 1926), 762 p. (ISBN 2-13-037278-3), « L'Œuvre pianistique d'Emmanuel Chabrier », p. 167-208. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • François-René Tranchefort, « Emmanuel Chabrier », dans François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 867 p. (ISBN 978-2-213-01639-9), p. 201-206. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Guy Sacre, La musique de piano : dictionnaire des compositeurs et des œuvres, vol. I (A-I), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1495 p. (ISBN 2-221-05017-7), « Emmanuel Chabrier », p. 610-620. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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