Aju (militaire)
| Naissance | |
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| Décès | |
| Noms posthumes |
武定, 武宣 |
| Activité |
Militaire |
| Père | |
| Enfant |
Bulianjidai (d) |
| Conflits |
Mongolernas invasion av Dali (d) Invasions mongoles du Viêt Nam Conquête mongole de l'empire des Song |
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Aju ou Achu (Khalkha mongol : Ажу) né en 1227 et mort en 1287, est un général de l'Empire mongol et de la dynastie Yuan. Il se distingue durant la conquête mongole de l'empire des Song et l'invasion mongole du Vietnam.
Biographie
Aju est le petit-fils de Subötaï, membre du clan Uriyangkhan. Il commence sa carrière militaire aux côtés de son père, Uryankhatai (1199-1271). En 1253, il participe avec lui aux campagnes menées contre le royaume de Dali, ainsi que contre le Vietnam et contre la dynastie Song. L’année suivante, il dirige l’assaut contre la ville de Yachi, l’actuelle Kunming. Lorsque son père tombe malade, Aju prend temporairement le commandement des opérations jusqu’à la jonction avec les forces de Kubilai Khan en 1259[1].
Ayant acquis une expérience dans les opérations navales en eaux intérieures, Aju est nommé en 1263 commandant en chef des forces mongoles dans le Henan, où il affronte les armées Song, largement appuyées sur la guerre fluviale. Entre 1268 et 1273, il conduit avec le général Liu Zheng la bataille de Xiangyang[1]. Malgré plusieurs succès, il demande en 1270 à Kubilai Khan de lui envoyer un renfort de 70.000 hommes et 5000 bateaux afin de briser les défenses de la ville[2]. En 1274, Aju propose à Qubilai Khan de lancer une campagne finale visant à anéantir la dynastie Song. Le commandement suprême est confié à Bayan Chingsan (en), tandis qu’Aju devient le principal commandant sur le terrain. Profitant de voies navigables secondaires et de lacs pour contourner les défenses établies sur la rivière Han, il mène personnellement l’avant-garde lors d’un assaut amphibie à travers le Yangtsé le [1].
Il commande également les forces navales mongoles lors de la bataille de Dingjiazhou, le . Pendant la suite de la campagne, il retient les armées Song dans la région du bas Yangtsé pendant que Bayan avance vers la capitale. Après avoir incendié la flotte Song grâce à des archers utilisant des flèches incendiaires lors de la bataille de Jiaoshan (en) le , il remonte et assiège Yangzhou, qui capitule le [1].
Après avoir pris part à des opérations contre des rébellions en Mongolie en 1286, il meurt l’année suivante alors qu’il se rend vers le front à Tourfan[1].
Notes et références
- (en) Christopher Pratt Atwood, Encyclopedia of Mongolia and the Mongol Empire, Facts On File, (ISBN 978-0-8160-4671-3, lire en ligne), p. 6
- ↑ (en) Timothy May, The Mongol Empire: A Historical Encyclopedia [2 Volumes], Bloomsbury Academic, (ISBN 978-1-61069-339-4, lire en ligne), p. 36-38
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