Akira the Hustler

| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
ハスラーアキラ |
| Nom de naissance |
張由紀夫 |
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| Activité |
Akira the Hustler (ハスラーアキラ), né Yukio Chō (張 由紀夫, Chō Yukio) en 1969, est un artiste, écrivain, militant et ancien travailleur du sexe japonais.
Biographie
Né en 1969 à Tokyo au Japon[1], il grandit en Allemagne de ses deux ans jusqu'à l'âge de 8 ans en raison d'une mutation professionnelle de son père. La famille revient par la suite au Japon et s'installe à Kobe[2]. Il obtient un Bachelor (en 1992) puis un Master (en 1995) à l'Université municipale des Arts de Kyoto, en se spécialisant dans la peinture à l'huile[1]. Étudiant, il milite dans les campagnes de sensibilisation au sida et pour réduire la stigmatisation des personnes atteintes de la maladie[2].
Il prend le surnom d'Akira quand il travaille en tant qu'escort boy pour une agence de Kyoto[3]. Il s'installe plus tard à Tokyo et devient indépendant, plaçant des annonces dans les magazines pour hommes homosexuels. C'est à cette époque qu'il écrit pour le magazine G-men (en), magazine majeur de la communauté gay de la fin des années 1990. Aux côtés de BuBu de la Madeleine et de Mikado the Dominatrix, il crée le collectif des Biters[4], un groupe de performance artistique dont les membres sont artistes et escorts[5]. Leur exposition collective Donai yanen (litt. Et alors ?), inspirée de leurs expériences dans le milieu de la prostitution, est présentée à l'école des Beaux-Arts de Paris en 1998, à Ota Fine Arts en 1999 et au Musée d'Art contemporain Watari en 2000[5]. Son autobiographie Journal d'une pute, qui raconte les rencontres avec ses clients, est publiée en 2000[6].
En 2003, il participe à la fondation du centre communautaire Akta situé à Shinjuku ni-chōme dont il prend la direction jusqu'en 2011.
Œuvres
Akira the Hustler utilise des techniques variées dans ses œuvres, autant de la performance que de la photographie, de la vidéo, de la sculpture ou de la peinture[7]. Ses œuvres abordent l'identité et les questions sociales telles que les droits des personnes LGBT, le Sida ou le racisme[8], utilisant une imagerie joyeuse pour amener à un message plus profond[9]. À la suite de l'accident nucléaire de Fukushima, il est devenu fervent critique de la nucléarisation, la sortie du nucléaire devenant un thème central de ses œuvres et de son militantisme[2],[8].
Expositions personnelles
- 2000: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Akira the Hustler"[1]
- 2001: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Akira the Hustler"[1]
- 2004: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Akira the Hustler"[1]
- 2008: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Living Together"[1]
- 2012: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Ordinary Life"[10]
- 2013: Tac's Knot, Tokyo, Japon – "Let's go to the river"[1]
Expositions de groupe
- 1998: Beaux-Arts de Paris, Paris, France – "Donai yanen"[1]
- 1999: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Whores on Holidays"[1]
- 2000: Musée d'Art contemporain Watari, Tokyo, Japon – "Game Over"[1]
- 2001: Musée d'Art contemporain Watari, Tokyo, Japon – "Art One Day Elementary School"[1]
- 2001: Lydmar Hotel (sv), Stockholm, Suède – "Tokyo Style"[1]
- 2002: Haus der Kulturen der Welt, Berlin, Allemagne – "In Transit" (performance)[1]
- 2003: Kunst Werk, Berlin, Allemagne – "Suddenly Inclusive" (performance)[1]
- 2003: Tokyo International Forum, Tokyo, Japon – "Tokyo Art Jungle" (performance)[1]
- 2004: Maison folie de Wazemmes, Lille, France – "Akimahen"[1]
- 2005: Tikotin Museum of Japanese Art, Haifa, Israel – "PostGender: Gender Identity, Performativity and Sexuality in Japanese Culture"[1]
- 2006: Art Tower Mito, Mito, Japon – "Life"[1]
- 2007: Galerie Yvon Lambert, Avignon, France – "J'embrasse pas"[1]
- 2009: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "SLOGAN"[11]
- 2010: Musée métropolitain de la photographie de Tokyo, Tokyo, Japon – "Love's Body-art in the age of AIDS"[1]
- 2010: Art Tower Mito, Mito, Japon – "Café in Mito 2011"[1]
- 2016: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "primal lines"[1]
- 2017: Reborn Art Festival 2017, Onagawa, Japon[1]
- 2018: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Be there"[12]
- 2019: Ota Fine Arts, Tokyo, Japon – "Welcome to the Parade"[13]
Collections publiques
- Galerie Yvon Lambert, Avignon, France
- Musée d'Art contemporain Watari, Tokyo, Japon
Filmographie
- I.K.U., 2001 (acteur)
- Hush!, 2001 (acteur)
- Naughty Boys (ja), 2002 (acteur)
- Queer Boys and Girls on the Shinkansen (en), 2004 (scénariste et directeur du segment "Bye-Bye 'Over the Rainbow'")[14]
- Premier Amour, 2007 (acteur)
Notes et références
- (en) « Akira The Hustler », sur Ota Fine Arts (consulté le )
- (ja) Shii Utagawa, « LGBTQがあらゆるマイノリティと連帯していくべき理由。美術作家ハスラー・アキラさんと考える », Huffington Post, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le )
- ↑ (en) Evelyne Micollier, Sexual cultures in East Asia: the social construction of sexuality and sexual risk in a time of AIDS, RoutledgeCurzon, coll. « IIAS Asian studies series », (ISBN 978-0-415-30871-7)
- ↑ le nom est un jeu de mot sur ばいて qui désigne un ou une prostitué-e
- Fran Lloyd, Consuming Bodies: Sex and Contemporary Japanese Art, Reaktion Books, (ISBN 978-1-86189-147-1)
- ↑ Mark J. McLelland, Katsuhiko Suganuma et James Welker, Queer voices from Japan: first-person narratives from Japan's sexual minorities, Lexington books, coll. « Studies of modern Japan », (ISBN 978-0-7391-0865-9)
- ↑ « Gay Manga! — Photographs, performances, sculptures, video and... » [archive du ], sur gaymanga.tumblr.com (consulté le )
- (ja) « アキラ・ザ・ハスラー + チョン・ユギョン「パレードへようこそ」(オオタファインアーツ) », sur 美術手帖 (consulté le )
- ↑ (en) « Akira the Hustler + Jong YuGyong “Welcome to the Parade” (Ota Fine Arts) », sur Tokyo Art Beat (consulté le )
- ↑ « Akira the Hustler: Ordinary Life @ OTA FINE ARTS », sur ARTiT Tokyo, (consulté le )
- ↑ « SLOGAN », sur ARTiT Tokyo, (consulté le )
- ↑ « Be there @ OTA FINE ARTS », sur ARTiT Tokyo, (consulté le )
- ↑ « Welcome to the Parade @ Ota Fine Arts », sur ARTiT Tokyo, (consulté le )
- ↑ « Bye-Bye 'Over the Rainbow'/Akira the Hustler », sur Habakari Cinema Records (consulté le )
Annexes
Bibliographie
- (ja) Akira the Hustler, 売男日記 (litt. Journal d'une pute), Isshi Press, (ISBN 9784900398351)
Articles connexes
Liens externes
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