Al-'Abbasiyya

Al-'Abbasiyya
Le minaret de la mosquée d'Al-'Abbasiyya en 2010.
Géographie
Pays
Sous-district
Superficie
20,54 km2
Coordonnées
32° 01′ 51″ N, 34° 53′ 25″ E
Carte de la région d'al-'Abbasiyya dans les années 1870.
Démographie
Population
5 650 hab. ()
Densité
275,1 hab./km2 ()
Histoire
Événement clé
Carte

Al-'Abbasiyya (العبْاسِيّة), précédemment al-Yahudiya (اليهودية)[2] est un gros village arabe palestinien qui était situé à 13 kilomètres à l'est de Jaffa. Plusieurs fois attaqué par les sionistes pendant la guerre israélo-arabe de 1948, il est conquis définitivement par Israël en . Comme des centaines d'autres villages palestiniens, il subit un nettoyage ethnique de la part d'Israël : il est vidé de sa population et détruit[5]. Il subsiste quelques bâtiments dans la ville actuelle de Yehud.

Géographie

Al-Yadudiya/Al-Abbasiyya relevait du sous-district de Jaffa et était construit à 50 mètres d'altitude, dans la plaine côtière. Bien desservi par le réseau routier, il était relié à Jaffa, Lydda et Ramla[6]. La ligne de Jaffa à Jérusalem (en) des chemins de fer de Palestine passait au sud du village et l'aéroport de Lydda se trouvait à 4 km au sud[6].

Sa superficie totale était de 20 540 dounams (20,5 km2), dont 96 hectares non-cultivables[6]. Sur ce total, 4099 dounams (410 hectares) étaient plantés d'agrumes et de bananiers, 1019 dounams (102 hectares) étaient classés comme terres irrigables ou vergers, et 14 465 dounams (1446 hectares) étaient consacrés aux céréales[7]. La propriété était répartie entre 17 499 dounams (1750 hectares) appartenant à des Arabes, 1135 dounams (113 hectares) appartenant à des Juifs et 1906 dounams (191 hectares) étant terres publiques[6].

Nom du village

Le village est d'abord appelé Yehud lors de la période hébraïque. Il fait partie des villages cananéens donnés à la tribu de Dan après la conquête du pays de Canaan par les Hébreux[8]. Sous l'empire romain, il est appelé Iuadea, puis al-Yahudiyya après la conquête arabe[6]. À un certain moment de l’histoire, il est associé à Juda (al-Nabi Huda bin Ya'coub), dont la tombe est située au village[8]. Il change de nom en 1932, les habitants ne voulant plus avoir de rapport avec les Juifs, assimilés aux sionistes. Le nouveau nom, Al-'Abbasiyya, est choisi principalement en mémoire de cheikh al-'Abbas, enterré au village, mais aussi en référence au Califat abbasside[9],[6]. Rochelle A. Davis relève que ce nom avait près de trois millénaires quand il a été changé, et que depuis 18 ou 19 siècles il était accepté tel quel, sans objections. Elle confirme que le changement de nom est dû au développement du sionisme et à la colonisation britannique (à partir de 1917). Les exigences sionistes, « niant les droits nationaux [des] Palestiniens à la terre, rendaient difficile pour les Arabes palestiniens de continuer d’appeler leur village al-Yahudiya ». En réaction, le choix du nouveau nom, Al-'Abbasiyya, est une affirmation identitaire, faisant à la fois référence à la petite patrie, d’après le tombeau de cheikh al-Fadl bin 'Abbas, cousin de Mahomet ; mais aussi à l’ensemble arabo-musulman, par référence au califat abbasside[8]. Après le changement de nom, Al-Yahudiya continue d’être utilisé par les habitants dans leur correspondance avec les autorités britanniques. Le changement de nom reflète la situation des habitants du village, exclus par un système colonial et par le sionisme en pleine ascension, et inclus dans le vaste mouvement nationaliste arabe, lui aussi en plein développement[8].

Histoire

Le village d’Al-Yahudiya succède à une ville cananéenne[10].

Le maître soufi Mustafa al-Bakri al-Siddiqi y séjourne au XVIIIe siècle et mentionne avoir visité le tombeau d’al-Nabi (prophète) Huda[6].

Empire ottoman

En 1596, Yahudiya apparaît dans le defter (registre fiscal ottoman) comme relevant de la nahié de Ramla, dans la liwa de Gaza. Le defter recense 126 foyers musulmans, soit environ 700 habitants. Il payait des impôts sur différentes de ses productions, dont le blé, l'orge, les fruits, les ruches, le sésame et les chèvres[11].

En 1863, Victor Guérin visite le village, qu'il appelle Yehoudieh. Il estime sa population à plus d'un millier d'habitants. À cette époque, les maisons sont construites en adobe. Quelques-unes ont des toits de palmes. Près d'une noria, il note la présence d'un sarcophage utilisé comme abreuvoir[12],[13].

Une liste de villages ottomane datant environ 1870 recense 835 hommes à el-jehudie, dans 246 maisons, ce document ne recensant pas les femmes[14],[15].

En 1882, l'enquête du Palestine Exploration Fund décrit le village comme grand, construit en adobes, alimenté en eau par une citerne, et entouré de palmiers[16]. Ils relèvent aussi la présence d'un réservoir en ruines au sud du village[13].

Le village avait alors deux mosquées : la vieille avec un minaret de 21 mètres de haut, au centre du village, et une plus petite au nord-ouest[6].

Période du mandat britannique

Le maqam de Juda, fils de Jacob, en 2010.

De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région d'Al-'Abbasiyya est conquise fin 1917 et la Palestine est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.

En 1919, une école primaire pour garçons est créée[6].

Durant les années 1920 à 1940, le village était desservi par la compagnie de bus et de voitures de Salama, qui le reliait à Jaffa, Ramla et Lydda[17]. Dans les années 1930, plusieurs pétitions sont envoyées au gouvernement mandataire pour obtenir l’autorisation pour ces bus de pénétrer dans le centre de Al-Lyd (Lydda), alors que les autorités coloniales britanniques les contraignaient à s’arrêter à l’entrée de la ville. Une de ces pétitions est signée par le moukhtar d’Al-Yahudiya[18].

Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Yahudiyeh a une population de 2437 habitants, tous musulmans[19] augmentant au recensement de 1931, Yahudiya ayant une population 3258 habitants, dont 3253 musulmans et 5 chrétiens, dans 772 maisons[20]. Rochelle A. Davis note la présence de quelques Juifs sur de courtes périodes dans la première moitié du XXe siècle[8].

En 1932, la ville est officiellement renommée Al-'Abbasiyya[2], ses habitants ne voulant plus être associés aux Juifs.

En 1941, l'école primaire se voit adjoindre des cours du niveau secondaire (collège), et des cours professionnels agricoles avec 27 dounams de terres (2,7 hectares). Elle compte alors 14 professeur pour 293 élèves[6]. Une école primaire pour filles ouvre en 1943, avec 101 élèves inscrites[6]. Un club socio-culturel est aussi créé, al-Nadi al-Abbasi, avec une bibliothèque et un club de football[6]. L'élevage de vaches de race Holstein commence à la même époque[6]. De nombreux puits artésiens permettaient l'irrigation[6].

Dans les statistiques de Village de 1945, la population est estimée à 5800 habitants, dont 5630 musulmans, 150 juifs et 20 chrétiens[21],[22]. La même année, un conseil local est octroyé au village, qui se charge des services sociaux et du revêtement des routes[6].

Guerre de 1948 et nettoyage ethnique

Ruines d'Al-'Abbasiyya en 1949.
Ruines d'Al-'Abbasiyya en 1949.

Le , vingt-quatre hommes armés de l'Irgoun, milice sioniste d'extrême-droite, attaquent le village, venant de la ville juive de Petah Tikva. Portant des uniformes kakis, ils entrent dans le village à bord de quatre voitures. Un groupe tire sur les villageois en terrasse d'un café pendant que l'autre dispose des explosifs dans les maisons. Sept Arabes sont tués, dont deux femmes et deux enfants de moins de cinq ans, et sept blessés, dont deux qui meurent de leurs blessures[6]. Les terroristes tirent également sur un blindé de la police coloniale britannique[23],[24]. Ils piègent aussi une voiture qui explose après leur départ, faisant encore des victimes (comprises dans les 9 morts et 5 blessés ci-dessus). La seule intervention de la police est d'encercler partiellement le village en laissant une issue aux terroristes[6].

Le , une autre attaque a lieu, les attaquants utilisant un véhicule de la Jewish Settlement Police, la police coloniale auxiliaire recrutée par l'Empire britannique chez les Juifs. La voiture traverse le village et ses occupants jettent une grenade qui fait deux morts[6].

L'opération Hametz commence fin avril, avec pour but la prise de contrôle et l'expulsion des villages arabes de la région de Jaffa, confiée à la brigade Alexandroni. C'est néanmoins l'Irgoun qui, dans le cadre de ce plan, s'empare d'Al-'Abbasiyya dans la nuit du 3 au , et l'occupe cinq semaines, expulsant probablement la population à ce moment. Le village est repris par une contre-attaque arabe le , les combats continuent encore quelques jours. Le , une attaque du corps de protection (en) permet aux Israéliens de reprendre le village[6]. À cette occasion, les soldats israéliens commettent un massacre. Après les combats, 32 miliciens palestiniens se rendent, déposent les armes, sont fouillés, ont les mains liés et les yeux bandés. Ils sont enfermés dans une maison vide. L‘artillerie irakienne commence alors à tirer sur les troupes israéliennes, qui massacrent leurs prisonniers avant de se retirer. Deux Palestiniens survivent, dont un parvient à rejoindre les lignes arabes[25].

Le , David Ben Gourion demande la destruction d'Al-'Abbasiyya, parmi d'autres villages qui ont déjà subi le nettoyage ethnique[26]. Les maisons restantes sont ensuite proposées pour loger des Israéliens[6].

Entre 1948 et 1954, les colonies israéliennes de Yehud, Magshimim, Ganne Yehuda, Ganne Tiqwa et Savyon ont été créées sur le territoire d'Al-'Abbasiyya[4]. L'aéroport Ben Gourion s'est agrandi sur les terres d'Al-'Abbasiyya[6].

En 1992, ce qui subsiste du village est décrit ainsi : « La mosquée principale et le maqam de al-Nabi Huda sont toujours debout. La mosquée est abandonnée et commence à fissurer ; le maqam est bâti en pierres et surmonté d'un dôme. Il y a aussi un café israélien, le Tehr, au début de la rue qui était appelée Ziqaq al-Raml (voie des sables). Plusieurs maisons subsistent : elles sont occupées par des habitants juifs de Yehud ou converties pour un autre usage. Une maison d'habitation, bâtie en ciment, a un toit incliné et des ouvertures rectangulaires ; le porche est couvert par une tôle ondulée. Une autre maison de ciment à deux étages sert de local commercial. Autour du village, les terres ont été laissées à l'abandon et sont couvertes de pins et d'épine du Christ[4] ». Le minaret a été converti en mémorial de la guerre de 1948 par Israël[27].

Période israélienne

Immigrantes s‘enregistrant à la section locale du Mapaï, peu après l‘expulsion des habitants. On peut remarquer qu’un ancien panneau en arabe a été enlevé et remplacé par un plus petit en hébreu[28].

Depuis des projets s'opposent à Yehud pour soit mettre en valeur le patrimoine arabe, soit achever de le faire disparaitre[29].

Personnalités liées

  • Sharif al-Musa, né en 1947 à Al-Abbasiyya, ingénieur, poète[30]

Voir aussi

Bibliographie complémentaire

  • Ilan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : La Fabrique éditions, 2024 (2e édition en français). (ISBN 978-2-35872-280-3) ;
  • Rosemary M. Esber, Under the Cover of War : The Zionist Expulsion of the Palestinians, Arabicus Books & Media LLC : 2000. (ISBN 978-0-98151313-3)
  • Deux livres du souvenir sont consacrés à Al-'Abbasiyya, dont :
    • Aby Shayh, Abdullah Wahba, Min dhakirat al-djihad al-Filastini : Baldat Al-'Abbasiyya tarikhuha wu djihaduha [en arabe : Mémoires d’une lutte palestinienne : Al-'Abbasiyya, son histoire et ses luttes], Jordanie : Matabi' al-Jazira ;

Articles connexes

Liens externes

Notes

  1. El-Yehudiyeh =The Jewish place, family, tribe, or female, according to Palmer, 1881, p. 220
  2. Khalidi, 1992, p. 232.
  3. Morris, 2004, p. xviii, village #213. Also gives cause of depopulation.
  4. Khalidi, 1992, p. 235.
  5. Ilan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : La Fabrique éditions, 2024 (2e édition en français). (ISBN 978-2-35872-280-3).
  6. « al-'Abbasiyya — العَبّاسِيَّة », Interactive Encyclopedia of the Palestine Question, consulté le 28 octobre 2025.
  7. Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Cité par Hadawi, 1970, p. 97.
  8. Rochelle A. Davis, Palestinian Village Histories. Geographies of the Displaced, Stanford : Stanford University Press, 2011, collection « Stanford Studies in Middle Eastern and Islamic Societies and Cultures ». (ISBN 978-0-8047-7313-3), p. 179-181.
  9. Benvenisti, 2001, p. 276
  10. R. A. Davis, 2011, p. 205.
  11. Hütteroth, Abdulfattah, 1977, p. 155.
  12. Guérin, 1868, p. 321-322.
  13. Conder, Kitchener, 1882, SWP II, p. 278.
  14. Socin, 1879, p. 155
  15. Hartmann, 1883, p. 138
  16. Conder, Kitchener, 1882, SWP II, p. 258.
  17. R. A. Davis, 2011, p. 39.
  18. R. A. Davis, 2011, p. 192 et note 52 p. 272.
  19. Barron, 1923, Table VII, Sub-district of Jaffa, p. 20.
  20. Mills, 1932, p. 16.
  21. Department of Statistics, 1945, p. 28.
  22. Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Cité par Hadawi, 1970, p. 53.
  23. Irgun Attacks in Palestine: 21 Arabs, 3 Jews Are Slain, NY Times, 14 décembre 1947.
  24. Haganah kills 10 in raid on Arabs, NY Times, 20 décembre 1947.
  25. Saleh Abdel Jawad, « Zionist Massacres: the Creation of the Palestinian Refugee Problem in the 1948 War », In E. Benvenisti, C. Gans, S. Hanafi, (directeurs de publication) Israel and the Palestinian Refugees. Beiträge zum ausländischen öffentlichen Recht und Völkerrecht, vol. 189. Springer, Berlin, Heidelberg, 2007. https://doi.org/10.1007/978-3-540-68161-8_3, p. 84-85.
  26. Sa'di, Abu-Lughod, 2007, p. 37. « Ben Gourion écrit : "à cause d'un manque d'effectifs pour occuper la zone à fond [...] il est nécessaire de détruire partiellement ces villages 1. Al-Safiriyya (en) 2. Al-Haditha (en) 3. Innaba (en) 4. Daniyal 5. Jimzu (en) 6. Kafr 'Ana 7. Al Yahudiya 8. Barfiliya (en) 9. Al Barriya (en) 10. Al-Qubab 11. Beit Nabala (en) 12. Dayr Tarif (en) 13. At-Tira (en) 13. Qoula. ». Également cité par Morris, 2004, p. 354.
  27. R. A. Davis, 2011, p. 153.
  28. Ariella Aïsha Azoulay, « Architecture of Destruction, Dispossession, and Appropriation », Scapegoat, été-automne 2013, no 5, p. 164.
  29. Meron Rapport, « The 'Lugano Plan': Erasing Yehud's Arab past, Haaretz, 3 juillet 2006.
  30. Philip Mattar, Encyclopedia of the Palestinians, citée par « al-'Abbasiyya - العباسِية (اليهودية): Encyclopedia Of The Palestinians: Biography of Sharif El-Musa », Palestine remembered, consulté le 28 octobre 2025.

Bibliographie

  • J.B. Barron, Palestine: Report and General Abstracts of the Census of 1922, Government of Palestine, (lire en ligne)
  • M. Benvenisti, Sacred Landscape: The Buried History of the Holy Land Since 1948, University of California Press, (ISBN 978-0-520-23422-2, lire en ligne Inscription nécessaire)
  • C.R. Conder et H.H. Kitchener, The Survey of Western Palestine: Memoirs of the Topography, Orography, Hydrography, and Archaeology, vol. 2, London, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
  • Department of Statistics, Village Statistics, April, 1945, Government of Palestine, (lire en ligne)
  • V. Guérin, Description Géographique Historique et Archéologique de la Palestine. Vol 1, Judee, pt. 1, Paris, L'Imprimerie Imp., (lire en ligne)
  • S. Hadawi, Village Statistics of 1945: A Classification of Land and Area ownership in Palestine, Palestine Liberation Organization Research Center, (lire en ligne [archive du ])
  • M. Hartmann, « Die Ortschaftenliste des Liwa Jerusalem in dem türkischen Staatskalender für Syrien auf das Jahr 1288 der Flucht (1871) », Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, vol. 6,‎ , p. 102–149 (lire en ligne)
  • W.-D. Hütteroth et K. Abdulfattah, Historical Geography of Palestine, Transjordan and Southern Syria in the Late 16th Century, Erlanger Geographische Arbeiten, Sonderband 5. Erlangen, Germany: Vorstand der Fränkischen Geographischen Gesellschaft, (ISBN 3-920405-41-2, lire en ligne)
  • W. Khalidi, All That Remains: The Palestinian Villages Occupied and Depopulated by Israel in 1948, Washington D.C., Institute for Palestine Studies, (ISBN 0-88728-224-5, lire en ligne)
  • E Mills, Census of Palestine 1931. Population of Villages, Towns and Administrative Areas, Jerusalem, Government of Palestine, (lire en ligne)
  • B. Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-00967-6, lire en ligne)
  • E.H. Palmer, The Survey of Western Palestine: Arabic and English Name Lists Collected During the Survey by Lieutenants Conder and Kitchener, R. E. Transliterated and Explained by E.H. Palmer, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
  • E. Robinson et E. Smith, Biblical Researches in Palestine, Mount Sinai and Arabia Petraea: A Journal of Travels in the year 1838, vol. 3, Boston, Crocker & Brewster, (lire en ligne)
  • A.H. Sa'di et L. Abu-Lughod, Nakba: Palestine, 1948, and the claims of memory, Columbia University Press, , Illustrated éd. (ISBN 978-0-231-13579-5, lire en ligne)
  • A. Socin, « Alphabetisches Verzeichniss von Ortschaften des Paschalik Jerusalem », Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, vol. 2,‎ , p. 135–163 (lire en ligne)
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