Alain-Claude Bilie-By-Nze
| Alain-Claude Bilie-By-Nze | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Premier ministre du Gabon | |
| – (7 mois et 21 jours) |
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| Président | Ali Bongo |
| Prédécesseur | Rose Christiane Ossouka Raponda |
| Successeur | Raymond Ndong Sima (transition) |
| Vice-Premier ministre du Gabon | |
| – (2 mois et 28 jours) |
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| Président | Ali Bongo |
| Premier ministre | Rose Christiane Ossouka Raponda |
| Ministre d’État Ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques | |
| – (2 ans, 5 mois et 24 jours) |
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| Président | Ali Bongo |
| Premier ministre | Rose Christiane Ossouka Raponda |
| Prédécesseur | Pascal Houangni Ambouroue |
| Successeur | Oswald Sévérin Mayounou |
| Ministre d’État Ministre des Affaires étrangères | |
| – (1 an, 1 mois et 6 jours) |
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| Président | Ali Bongo |
| Premier ministre | Julien Nkoghe Bekalé |
| Prédécesseur | Abdu Razzaq Guido Kambogo |
| Successeur | Pacôme Moubelet Boubeya |
| Ministre d'Etat Ministre des Sports et de la Culture, chargé du Tourisme | |
| – (1 an, 1 mois et 7 jours) |
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| Président | Ali Bongo |
| Premier ministre | Emmanuel Issoze Ngondet Julien Nkoghe Bekalé |
| Prédécesseur | Mathias Otounga Ossibadjouo |
| Successeur | Franck Nguema |
| Ministre d’Etat Ministre de l’Economie numérique, de la Communication, de la Culture et des Arts Porte-parole du gouvernement. | |
| – (1 an, 7 mois et 1 jour) |
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| Président | Ali Bongo |
| Premier ministre | Emmanuel Issoze Ngondet |
| Ministre de la Communication Porte-parole du gouvernement | |
| – (1 an et 21 jours) |
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| Président | Ali Bongo |
| Premier ministre | Daniel Ona Ondo |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Makokou (Gabon) |
| Nationalité | Gabonaise |
| Parti politique | Parti démocratique gabonais (jusqu'en 2024) Ensemble pour le Gabon (depuis 2024) |
| Syndicat | Syndicat des étudiants du Gabon (SEG) |
| Diplômé de | Université Omar-Bongo |
| Profession | fonctionnaire |
| Résidence | Libreville |
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| Premiers ministres du Gabon | |
Alain-Claude Bilie-By-Nze, né le à Makokou, est un homme d’État gabonais, Premier ministre du Gabon du au .
Biographie
Origine et formation
Il naît le à Makokou dans une famille de 16 enfants (un de ses frères, Roger Mebang-me-Nze est président du conseil d'administration de l'Agence gabonaise de presse). Son père est fonctionnaire des Postes et sa mère au foyer[1],[2],[3]. Il étudie d'abord à l'école secondaire des cadets de la police (ESCAP) dont il sort diplômé. Bilie-By-Nze ne rejoint toutefois pas la police gabonaise et choisit de continuer ses études, en littérature, à l'université Omar-Bongo de Libreville (il rédige en particulier un mémoire sur Sony Labou Tansi)[4],[3].
Militantisme universitaire et carrière professionnelle
Pendant sa scolarité, il fonde le syndicat étudiant SEG (syndicat des étudiants gabonais)[2].
Il est actif dans la sphère politique. Il est notamment militant du Rassemblement national des bûcherons (RNB) de Paul Mba Abessole. En 1994, l'université Omar-Bongo est le lieu d'affrontements entre les étudiants grévistes et le pouvoir. Bilie-By-Nze est exclu de l'université par une commission, puis radié de la police[3]. Concernant cette affaire, Il va toujours clamer son innocence :« Ce qui m’est reproché, je ne l’ai jamais fait » [5].
Alain Claude Bilie By Nzé travaille ensuite comme clerc d'huissier, animateur de radio, pompiste puis cadre dans une major pétrolière du Gabon[5].
Débuts dans la politique
Après son exclusion de l'université, Alain-Claude Bilie-By-Nze s'engage définitivement en politique avec le RNB. Il devient l'un des principaux dirigeants du parti et fait partie de l'équipe de Paul Mba Abessole : quand ce dernier est élu maire de Libreville, Alain-Claude Bilie-By-Nze est nommé directeur de la communication. Il est aussi membre de différents cabinets ministériels où Paul Mba Abessole est nommé[3].
Parcours au gouvernement
En 2006, il est nommé ministre délégué auprès du ministre de la Communications dans le gouvernement Jean Eyeghe Ndong et est élu à l'Assemblée nationale pour la circonscription de Makokou[3]. En 2007, il est nommé ministre délégué auprès de Pierre Claver Maganga Moussavou, ministre d'Etat, ministre des Transports. En 2008, Bilie-By-Nze est condamné à un mois de prison pour avoir émis des chèques sans provision[3].
Lors de l'élection présidentielle de 2009, Paul Mba Abessole soutient le candidat André Mba Obame et s'oppose ainsi à Ali Bongo, fils du président précédent Omar Bongo. Bilie-By-Nze n'est pas satisfait de ce choix car le RNB est allié au Parti démocratique gabonais des Bongo pour participer aux différents gouvernements. En 2010, Bilie-By-Nze est exclu du RNB pour avoir voté la confiance au gouvernement du Premier ministre PDG Paul Biyoghe Mba[3]. Sans le soutien du RNB, Bilie-By-Nze est battu aux élections législatives de 2011 par le candidat du PDG Emmanuel Issoze Ngondet[3].
De 2012 à 2015, Bilie-By-Nze est conseiller du président Ali Bongo et porte-parole de la Présidence de la République[6],[3]. En 2013, Bilie-By-Nze rejoint le PDG[3].
Bilie-By-Nze devient ministre des Communications en 2015 dans le gouvernement Daniel Ona Ondo (Daniel Ona Ondo était recteur de l'université Omar-Bongo qui expulse Bilie-By-Nze de l'université en 1994[3]). À ce titre, il défend l'organisation de l'élection présidentielle de 2016, généralement considérée comme frauduleuse et qui entraîne de larges manifestations[3]. Il est ensuite nommé ministre d'État, ministre de l'Économie numérique et ministre de la Culture et des Arts en dans le gouvernement Emmanuel Issoze Ngondet[2]. En 2018, Bilie-By-Nze est réélu dans la circonscription de Makokou[3]. Il est de nouveau nommé ministre d'État et ministre du Sport. Puis en , il est nommé ministre d'État, ministre des Affaires étrangères[3].
Défenseur d'Ali Bongo il montera au créaneau pour le défendre après la crise post électorale de 2016 : « Nous disons, ça suffit. L’élection présidentielle est terminée. Ceux qui veulent prendre le pays en otage ont eu le champ libre jusqu’ici. Nous allons désormais leur donner la réplique »[7].
Il est un proche d'Ali Bongo[2].
En , il devient ministre d'État, ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques dans le gouvernement de Rose Christiane Ossouka Raponda. Lors d'un remaniement ministériel en , il devient également le porte-parole du gouvernement et, en , il devient vice-Premier ministre. Le , Bilie-By-Nze est nommé Premier ministre du Gabon, en remplacement de Rose Christiane Raponda, qui démissionne pour devenir vice-présidente[2],[8].
Il est renversé par le coup d'État de 2023. Le , Brice Oligui Nguema prête serment au palais présidentiel de Libreville en tant que président de la Transition[9],[10] en présence des juges de la Cour constitutionnelle, du Premier ministre, de la vice-présidente et des présidents des deux chambres parlementaires sortants[11].
Après le coup d'État
À la suite du coup d'État, Alain-Claude Bilie-By-Nze appelle à remplacer Ali Bongo de la tête du parti[12].
En , dans un ouvrage intitulé Awu m'awu : oser l'espérance pour un autre Gabon, il critique ouvertement les actions de la junte militaire au pouvoir, accusant celle-ci de ne pas tenir ses engagements, de s'approprier des chantiers initiés par Ali Bongo, et d'avoir nommé dans les arcanes institutionnelles et même au gouvernement de la transition, d'anciens barons du PDG[13]. Il fait également le bilan de son passage au pouvoir et estime que l'ancien président a été manipulé[14].
Bilie-By-Nze est candidat à l'élection présidentielle de 2025 avec l'étiquette Ensemble pour le Gabon. Il se dépeint comme partisan de la « rupture » mais il est perçu comme l'un des visages de l'époque Bongo dont il a été Premier ministre[15]. Le chef de la junte, le général Brice Oligui Nguema, largement favori, est élu au premier tour avec près de 90 % des voix et Bilie-By-Nze finit deuxième avec 3 %[16],[17],[18]. Alain-Claude Bilie-By-Nze dénonce des fraudes et un système opaque lors de l'élection mais reconnait la victoire d'Oligui Nguema. Il annonce ne pas saisir la Cour constitutionnelle, « tenue par un frère du président »[19].
En , Alain-Claude Bilie-By-Nze appelle a un dialogue, après la décision de la cour internationale de justice (CIJ), en faveur de la restitution de trois îlot à la Guinée équatoriale, contre le Gabon[20].
Après l'élection présidentielle d', la plateforme Ensemble pour le Gabon devient un parti politique. Alain-Claude Bilie-By-Nze en est le président[21],[22].
Arrestation et emprisonnement
Alain-Claude Bilie-By-Nze est arrêté par la Direction générale des recherches (DGR), une unité rattachée à la présidence, le . Il lui serait reproché un non-paiement de certains prestataires lors de l'organisation de la 9e édition de la Fête des cultures à Libreville en 2008 dont il dirigeait le comité d'organisation[23],[24].
« Je n’étais pas en état d’arrestation, c’était un kidnapping » a déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nze à son avocat[25]. Avant cela, lors d'une interview Alain-Claude Bilie-By-Nze avait déclaré qu'il recevait des menaces « du chef de l'État (Brice Oligui Nguema) lui-même »[26],[27] et qu'il était conscient qu'il pourrait finir en prison puisque Brice Oligui Nguema « peut à tout moment appeler un juge d'instruction pour dire : envoyez-moi tel en prison »[26].
L'opposition gabonaise appelle à sa libération[28],[29]. La plateforme de l'opposition dénommée Coalition pour la nouvelle République (CNR) parle d'un « lawfare d'État »[30].
Jocksy Ondo-Louemba, journaliste et écrivain gabonais, parle pour sa part d’un « assassinat politique à l’œuvre ». Il dénonce une instrumentalisation de la justice ainsi que ses condition de détentions inhumaines[24].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alain Claude Bilie By Nze » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Gabon : Alain-Claude Bilie-By-Nze nommé Premier ministre », sur AA,
- « Gabon : Alain-Claude Bilie-By-Nze nommé nouveau Premier ministre », AFP et TV5Monde,
- Mathieu Olivier, « Gabon : Alain-Claude Bilie-By-Nze, le savoir-faire à toute épreuve d’un pilier du parti au pouvoir », Jeune Afrique,
- ↑ « Biographie Alain-Claude BILIE-BY-NZE », sur Energie.gouv.ga,
- Jocksy Andrew Ondo-Louemba, « Bilié-By-Nzé (1), le nouveau Premier ministre gabonais », sur Mondafrique, (consulté le )
- ↑ (en) « Gabon: a new Prime Minister 8 months from the presidential election », AFP et Africanews,
- ↑ « Bilié-By-Nzé (volet 2), le porte-voix d’Ali Bongo. », sur Mondafrique, (consulté le )
- ↑ Yves-Laurent Goma, « Gabon: 45 ministres dans le gouvernement d'Alain Claude Bilie By Nze », Radio France internationale,
- ↑ « Gabon : le général Oligui Nguema prend quartier », sur BBC News Afrique, (consulté le )
- ↑ « Prestation de serment lundi du général Oligui en tant que "président de transition" », sur VOA, (consulté le )
- ↑ « Dieu, le peuple et le coup d’État : Brice Oligui Nguema a prêté serment », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
- ↑ « Crise au PDG : Bilie-By-Nzé appelle à reconnaitre l’incapacité d’Ali Bongo à diriger le parti »
- ↑ « Gabon : entre Bilie-By-Nze et Oligui Nguema, une bataille d’ambitions »
- ↑ « «Awu m’awu : oser l’espérance pour un autre Gabon» : Bilie-By-Nze livre sa nouvelle part de vérité »
- ↑ « Alain Claude Bilie By Nzé, le tribun qui défie Oligui Nguema », sur Mondafrique, (consulté le )
- ↑ « Présidentielle au Gabon : une élection jouée d'avance ? », Jeune Afrique, .
- ↑ Emeline Wuilbercq, « Présidentielle au Gabon : une élection jouée d’avance ? », Jeune Afrique,
- ↑ Pierre Lepidi, « Brice Oligui Nguema plébiscité à la tête du Gabon », Le Monde, .
- ↑ François Mazet, « Gabon: deuxième, Bilie-By-Nze critique une présidentielle «opaque» mais ne saisira pas la Cour constitutionnelle », Radio France internationale, .
- ↑ Radio France International, « Conflit Gabon-Guinée équatoriale: la discussion est toujours ouverte, selon Alain-Claude Bilie By Nzé », Radio France internationale, .
- ↑ Désiré-Clitandre Dzonteu, « Bilie-By-Nze annonce la mue en parti politique de la plateforme Ensemble pour le Gabon », sur Gabonreview.com, (consulté le )
- ↑ Henriette Lembet, « Gabon : « Ensemble Pour le Gabon » officiellement légalisé, Bilie-By-Nze relance la bataille », Gabon Media Time, .
- ↑ Jeanne Le Bihan, « Gabon : pourquoi l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze a été arrêté à Libreville », Jeune Afrique, .
- Jocksy Andrew Ondo-Louemba, « Affaire Bilie By Nzé : chronique d’un assassinat politique à l’œuvre au Gabon », sur Info241.com, 29 avril 2026 à 18h10min (consulté le )
- ↑ Gérald Mounomby, « «Imagination juridique» et «kidnapping» : Me Ognyane déconstruit l'affaire Bilie-By-Nze », sur Gabonreview.com, (consulté le )
- [vidéo] « 🇬🇦 Bilie By Nze : "Le gouvernement actuel n’est pas crédible… Il n'a aucun projet pour le Gabon." », Brut Afrique, , 15:4 min (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Exclusif: "Je suis menacé tous les jours par le président Oligui Nguema" Alain-Claude Bilie-By-Nze », Global Africa Telesud, , 24:30 min (consulté le )
- ↑ « Jean Rémy Yama appelle à la libération de Bilie- By-Nze », sur www.union.sonapresse.com, L'Union (consulté le )
- ↑ « Gabon : le parti de Bilie-By-Nze dénonce une « opération politique » », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ Gérald Mounomby, « Affaire Bilie-By-Nze : la CNR dégaine contre un «lawfare» d'État », sur Gabonreview.com, (consulté le )
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