Albatros (patrouilleur)

Albatros
illustration de Albatros (patrouilleur)
Le patrouilleur Albatros aux îles Crozet (mars 2013)

Autres noms Névé
Type Patrouilleur
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Lancement
Statut Désarmé en juillet 2015
Équipage
Équipage 8 officiers dont 1 médecin
28 officiers mariniers
14 quartiers-maîtres et marins
15 passagers éventuellement
Caractéristiques techniques
Longueur 85 mètres
Maître-bau 13,50 mètres
Tirant d'eau 6 mètres
Tirant d'air 27 mètres
Déplacement 1 940 tonnes et 2 800 tonnes à pleine charge
Port en lourd 200 tonnes
Propulsion 2 diesel-électriques SACM-Wärtsilä UD 33 V 12 S 4 x 1.120 kW
2 moteurs électriques de propulsion MCC x 810 kW
1 hélice
Puissance 2 200 chevaux
Vitesse 14 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon Bofors 40 mm AA
2 mitrailleuses de 12,7 millimètres
Électronique 2 radars de navigation DRBN-38 (Racal-Decca)
1 détecteur ARBR-16
Système de transmission par satellite Inmarsat
Rayon d'action 25 000 nautiques à 9 nœuds, 14 700 nautiques à 14 nœuds
Carrière
Pavillon France
Port d'attache Port de la Pointe des Galets
Indicatif P681

L’Albatros (P681) est un ancien patrouilleur de la marine française. Il s'agit d'un ancien chalutier congélateur de pêche hauturière de la Société navale caennaise inscrit au quartier maritime du Havre. Mis sur cale le , il a été lancé le suivant, sous le nom de Névé.

Le Névé en 1981, avant son rachat.

Acheté par la Marine nationale en 1983, il est transformé en patrouilleur austral et admis au service en 1984. Il a pour mission de surveiller les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il a été désarmé en 2015 et a été remplacé par un navire logistique polaire (PLV, Polar Logistic Vessel), L'Astrolabe[1],[2] en 2017.

Amarré au port militaire de Brest pour son désarmement en 2015, il a subi un nettoyage afin d'être préparé à son démantèlement. Il a rejoint le proche cimetière de Landévennec en , dans l'attente de son démantèlement. A l'automne 2023, il est notifié dans un marché que son démantèlement sera effectué en Gironde à Bassens, par un groupement d'entreprise mené par Vinci. Il est remorqué vers l'estuaire de la Gironde début .

Missions

Ses missions spécifiques consistaient à :

  • affirmer la souveraineté française aux TAAF ;
  • assurer la surveillance des pêches dans leurs ZEE ;
  • contribuer au soutien logistique des bases scientifiques.

Activité opérationnelle

L’Albatros (tout à gauche), au port de la Pointe des Galets en 2002.

Basé au port de la Pointe des Galets, le principal port de l'île de La Réunion, un département d'outre-mer français dans le sud-ouest de l'océan Indien, il porte le numéro de coque P681 et est parrainé par la ville de Saint-Denis.

Le , il coule le chalutier contrebandier Southern Raider après un tir au but au large de Saint Paul[3].

En 2014, il est prévu qu’il soit désarmé en [4]. Le , il quitte La Réunion pour être désarmé à Brest[5]. Au cours de son dernier semestre d'activité, deux marins ont été portés disparus en mer à quelques mois d'intervalle (l'un en dans l'océan Indien, l'autre en dans l'Atlantique lors de l'ultime voyage du navire vers Brest), résultant très probablement selon l'enquête d'action « volontaire »[6],[7].

Culture populaire

Il est le protagoniste de la bande dessinée française Graphtech : Tome 1 : Pour le drapeau (ISBN 9782955812600) de Laurent Black de 2016.

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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