Albert Blanc
| Alberto Blanc | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Affaires étrangères du royaume d'Italie | |
| – (5 mois et 9 jours) |
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| Monarque | Humbert Ier |
| Premier ministre | Francesco Crispi |
| Législature | XVIIIe |
| Groupe politique | Destra storica |
| Prédécesseur | Benedetto Brin |
| Successeur | Onorato Caetani |
| Sénateur du royaume d'Italie | |
| – (11 ans, 6 mois et 2 jours) |
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| Législature | XVIIIe, XIXe, XXe, XXIe |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Chambéry |
| Date de décès | (à 68 ans) |
| Lieu de décès | Turin |
| Nationalité | Sarde Italienne |
| Parti politique | Droite historique (Destra storica) |
| Père | Louis François Blanc |
| Mère | Mariette Cartannas |
| Enfants | Gian Alberto, Giulio, Margherita, Mario, Umberto |
| Diplômé de | Université de Turin |
| Profession | Diplomate, homme politique |
Albert Blanc (en italien : Alberto Blanc), né le à Chambéry et mort le à Turin, est ministre et sénateur du royaume d'Italie du XIXe siècle.
Biographie
Origines et formation
Albert Blanc naît le à Chambéry[1].
Il est le fils de Louis François et Mariette Cartannas[1].
Il épouse Natalia (Natividad) Terry[1], dont un fils Gian Alberto Jean-Albert (New York, 1879-Rome, 1966). Ce dernier, professeur à l'Université de Rome, sera un grand dignitaire du régime fasciste[2].
En 1893, il achète un vignoble à Rome, sur la Via Nomentana, et fait rénover les bâtiments, créant ainsi ce qui deviendra la Villa Blanc (it), l'une des plus belles villas de Rome, située aujourd'hui dans le Municipio II de Rome.[réf. nécessaire]
Il reçoit une formation de juriste[2].
Il est partisan du maintien de la Savoie dans la futur Italie, lors des débats sur l'avenir du Duché, notamment pour des raisons économiques, mais aussi par fidélité à la dynastie des Savoie[2].
Carrière diplomatique
Il débute ensuite une carrière diplomatique, notamment auprès du comte de Cavour, et il est envoyé à Madrid, Bruxelles, Washington, Munich ou encore Constantinople[2].
Envoyé en mission spéciale à Paris le par Cavour, il est nommé secrétaire surnuméraire de deuxième classe au ministère des Affaires étrangères le , commençant ainsi une brillante carrière diplomatique[1].
En 1863, il est secrétaire spécial du ministre Emilio Visconti Venosta et, en 1864, chef de cabinet. Promu conseiller de légation en 1866, il participe aux négociations pour la conclusion de l'armistice avec l'empire d'Autriche le [3].
Le , il est affecté à la conférence de Londres sur le différend franco-allemand au sujet du Luxembourg[3]. Envoyé extraordinaire puis ministre plénipotentiaire de deuxième classe, il est nommé pour la première fois le au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, poste qu'il occupe jusqu'au [4].
En , il est envoyé en mission spéciale au quartier général du général Raffaele Cadorna, afin d'élaborer une improbable solution diplomatique à la question romaine[3]. Peu après, il est relevé de ses fonctions de secrétaire général et envoyé d'abord à Madrid, puis, en 1871, à Bruxelles.
Par décret royal du , il reçoit le titre de baron[1].
En 1874, il est plénipotentiaire au congrès pour la détermination des normes internationales en temps de guerre. En , il est transféré à Washington. Le , il est plénipotentiaire pour la convention consulaire avec les États-Unis pour les litiges en cours à la suite de l'insurrection de l'île de Cuba[3]. En 1880, il est transféré à Munich.
Le , il est à nouveau nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, jusqu'au , date à laquelle il est accusé de poursuivre des objectifs politiques en conflit avec ceux du ministre Pasquale Stanislao Mancini et démissionne de son poste[3].
Il est, en 1882, l'un des artisans la Triple alliance anti-française, très probablement en raison des événements de 1860[2].
Il est ensuite réaffecté à Madrid et, en 1886, il est choisi comme arbitre dans l'affaire de la capture du navire américain Masonic par l'Espagne. La même année, il est envoyé avec les lettres de créance d'ambassadeur à Constantinople et le , il est plénipotentiaire pour la convention sur le libre usage du canal de Suez[3].
Sénateur, puis ministre
Le , il est nommé sénateur du Royaume. Le , il est choisi par Francesco Crispi comme ministre des Affaires étrangères dans son troisième gouvernement[5]. Il occupe ce poste jusqu'au , date à laquelle l'ensemble du gouvernement est submergé par la crise Bataille d'Adoua.
Carrière
Postes mineurs
- Secrétaire de deuxième classe au ministère des Affaires étrangères ()
- Secrétaire de première classe ()
- Conseiller de légation () à Vienne (-).
Diplomatique
- Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de 2e classe () à Madrid (), Bruxelles (), Washington (), Munich (), Madrid ()
- Ambassadeur (-) à Constantinople ()
Fonctions et titres
- Secrétaire particulier au ministère des Affaires étrangères ()
- Chef de cabinet au ministère des Affaires étrangères ()
- Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (-), (-)
- Membre honoraire de la Deputazione di storia patria per le Venezie ()
- Membre de la Société italienne de géographie (1869)
Ouvrage
Il publie un recueil intitulé Mémoires politiques et correspondance diplomatique de Joseph de Maistre en 1858, paru à Paris à la Librairie nouvelle.
Distinctions
- Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
- Chevalier
- Commandeur le
- Grand officier le
- Grand cordon le
- Ordre de la Couronne d'Italie
- Grand officier
- Grand cordon
Notes et références
- Biographie d'Alberto Blanc
- Monique Dacquin, « Ces Chambériens qui ont opté pour le Piémont en 1860 », Dossiers thématiques, sur ssha.fr, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (consulté en ).
- Renato Mori, BLANC, Alberto, dans le Dizionario Biografico degli Italiani, Volume 10, 1968.
- ↑ Università degli Studi di Lecce: La formazione della diplomazia nazionale (1861-1915) Repertorio bio-bibliografico dei funzionari del Ministero degli Affari Esteri 1987, aux éditions Istituto Poligrafico e Zecca della Stato- Rome, pp. 84-85.
- ↑ Claude Barbier, Benoît Bro, Et la Savoie devint française…, Saint-Gingolph, Cabédita, Collection « Regard et Connaissance », (ISBN 2-88295-241-4), p. 112, note de bas de page.
- ↑ « Blanc Albert », sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté en ).
Voir aussi
Bibliographie
- Christian Sorrel, La Savoie, la France, l'Italie. Lettres d'Albert Blanc à François Buloz, 1858-1861, Éditions de l'université de Savoie, (ISBN 2-915797-13-7 et 978-2-915797-13-8)Le volume rassemble vingt-huit lettres adressées de 1858 à 1861 à François Buloz, le directeur de la Revue des deux Mondes.
Articles connexes
Liens externes
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