Albert Lachaud de Loqueyssie

Albert Lachaud de Loqueyssie
Illustration.
Albert de Loqueyssie en 1888.
Fonctions
Député français

(3 ans, 11 mois et 20 jours)
Élection 14 octobre 1877
Circonscription Tarn-et-Garonne
Législature IIe (Troisième République)
Groupe politique Appel au peuple
Prédécesseur Léon Pagès
Successeur Léon Pagès
Biographie
Nom de naissance Joseph Eugène Albert de Lachaud de Loqueyssie
Date de naissance
Lieu de naissance Montauban
Lieu de décès Manoir de Pouzelande, (Notre-Dame-de-Sanilhac
Nationalité Française
Parti politique Bonapartisme
Profession Militaire
Députés de Tarn-et-Garonne

Joseph Eugène Albert Lachaud de Loqueyssie, né à Montauban et mort le en son manoir de Pouzelande, est un militaire et homme politique français.

Biographie

Petit-fils du trésorier général François Lachaud de Loqueyssie, Joseph-Eugène-Albert Lachaud de Loqueyssie est le neveu du député Adrien Joseph Prax-Paris et de l'ingénieur Auguste Forestier[1].

Officier

Engagé à 22 ans dans la guerre franco-allemande, Albert Lachaud de Loqueyssie est capitaine des mobiles des Basses-Alpes. Faisant partie de l'armée de l'Est, il est blessé, le , à l'attaque de Dijon[1],[2].

En 1872, il épouse Jeanne-Marie Johnston, belle-fille d'Eugène Gibiat, directeur du Constitutionnel et du Pays[3].

D'opinion bonapartiste, il profite de l'option de son oncle, Adrien Joseph Prax-Paris, pour la 1re circonscription de Montauban, et se présente comme conservateur dans la 2e circonscription de cette ville, le . Il y obtient 5 981 suffrages contre 6 487 à Léon Pagès, qui est élu[1].

Député bonapartiste

Mais Albert Lachaud de Loqueyssie est élu député de Tarn-et-Garonne l'année suivante, au scrutin du , comme candidat officiel du gouvernement du Seize-Mai. Il prend place dans le groupe de l'Appel au peuple. Comme secrétaire d'âge, il fait partie du bureau provisoire de l'Assemblée à l'ouverture de la session[1].

Caricature de six hommes brandissant chancun une plume comme arme
Loqueyssie à gauche au premier plan, avec sa plume comme arme (caricature de Kab, 1886).

Votant avec la droite, il se prononce contre l'invalidation des membres de la minorité et contre le gouvernement Dufaure. Il s'oppose également à l’application de l'article 7 et aux lois Ferry sur l'enseignement public, ainsi qu'à l'amnistie et à la politique du gouvernement[1].

Aux élections du , il se représente dans la 2e circonscription de Montauban, avec le programme impérialiste. Il est battu avec 5 680 voix contre 5 853 au républicain Pagès[1].

Albert de Loqueyssie se retire alors de la vie publique ; il est directeur politique du journal Le Pays[2],[4].

Démêlés judiciaires

En 1891, poursuivi par un débiteur du nom de Lejeune, défendu par Me Albert Clemenceau, qui avait obtenu un jugement du tribunal de commerce de la Seine, une saisie a été opérée dans la chambre qu’il occupait au Grand-Hôtel. Parmi les objets et vêtements saisis, figuraient trois superbes peaux de loup. Lors du récollement des objets saisis, il avait déjà quitté le Grand-Hôtel, emportant les peaux de loup. Cité devant le tribunal correctionnel, défendu par Me Babilée, il a été condamné par défaut à un mois de prison et 300 fr. de dommages-intérêts, peine abaissée par la 11e chambre du tribunal correctionnel à 300 fr. d’amende et 300 fr. de dommages-intérêts[5].

Il meurt le , au manoir de Pouzelande, sur la commune de Notre-Dame-de-Sanilhac, en Dordogne[6].

Notes et références

  1. Robert et Cougny 1889, vol. IV, p. 173.
  2. Vapereau 1893, p. 1014.
  3. Archives départementales de la Dordogne, état civil de Granges-d'Ans, registre des mariages de 1872, acte no 8 (vue 9 sur 15).
  4. Jolly 1960.
  5. « Informations », L'Avenir républicain, Auch, vol. 2, no 426,‎ , p. 1 (ISSN 2016-1077, lire en ligne sur Gallica).
  6. « Joseph, Albert de Lachaud de Loqueyssie », sur Assemblée nationale (consulté le ).

Bibliographie

Liens externes

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