Albert Piette

Albert Piette est un anthropologue français, né le à Namur (Belgique). Il est professeur au département d'anthropologie de l'université Paris-Nanterre[1]. Le fil conducteur de son travail est l’individu, d’abord dans ses capacités de distance par rapport à la vie collective, ensuite dans sa singularité intrinsèque pour laquelle il propose des concepts et des méthodes d’observation et de description. Les recherches de Piette sont le plus souvent en débat critique avec l’anthropologie sociale. Il revendique une anthropologie existentiale.

Albert Piette
Description de cette image, également commentée ci-après
Albert Piette, 2022
Nationalité Française
Pays de résidence France
Profession
anthropologue

Parcours de recherche

Les premières recherches : le mode mineur

Mené de 1984 à 1987, son travail de thèse est une observation comparée de six fêtes (carnavalesques, politiques, populaires…) en Wallonie. Influencé par les travaux de Gregory Bateson et d’Erving Gofmann, avec une méthode photographique spécifique, Piette pratique une observation rapprochée des détails des comportements festifs. Des ceux-ci, il retient surtout les attitudes de distraction ou de distance et les gestes d'hésitation. Ce qu’il nomme le mode mineur de la réalité[2],[3],[4].

Il s’intéresse ensuite aux religiosités séculières, c'est-à-dire, au fait religieux hors de la sphère religieuse institutionnalisée comme telle. Piette tente de faire de celles-ci une cartographie. Ce qui l'intéresse dans cette recherche n'est pas de découvrir du "religieux" dans des activités comme la politique, le show-business, le sport ou les parasciences, mais de voir comment des traits issus des "religions historiques" travaillent ces activités non religieuses et constituent des formes hybrides, syncrétiques sous forme d'énoncés ou de pratiques, qualifiés ou non de religieux par les gens[5].

Ensuite, cette idée du "religieux en train de se faire" entraîne Piette dans une observation de l'activité religieuse dans une religion établie comme telle, le catholicisme. D'où le travail ethnographique dans un diocèse français en 1995. A partir de descriptions détaillées, l'objectif est d'étudier les formes ordinaires de la vie religieuse : que font les catholiques au jour le jour dans les paroisses, dans leurs rencontres diverses, réunions ou célébrations ? Que font-ils quand ils font du religieux ? Qu'est-ce que le religieux en actes ? Quelles sont les modalités de présence de Dieu présenté comme un interactant à part entière ? Il a proposé dans ce cadre le "théisme méthodologique". Durant cette recherche, Piette a suivi pendant une semaine, du matin au soir, un prêtre. Dans la vie paroissiale, Piette retient surtout les répétitions, les hésitations et plus globalement l’air de rien[6],[7],[8],[9].

Après cette recherche ethnographique, Piette reprend l'ensemble des données empiriques issues de ses travaux sur les rituels, les religions séculières et les paroisses catholiques, et les synthétise sous trois axes théoriques dominants : le rituel comme espace-temps interstitiel et paradoxal; Dieu comme acteur invisible mais présent selon des modalités spécifiques; l'acte de croire inséré dans son basculement quotidien et son hésitation sous forme du mode mineur[10],[11].

Parallèlement à ses recherches sur le rituel et le religieux, Albert Piette développe un travail épistémologique sur la gestion théorique et méthodologique du détail en sciences sociales, en particulier dans la vision classique des sciences sociales (Durkheim, Weber, Bourdieu), dans la tradition ethnologique et dans l'interactionnisme symbolique[12],[13]. Piette confronte sa propre focalisation sur les détails sans importance constitutifs du mode mineur de la réalité à la récurrence des schèmes d'intelligibilité dominants en sociologie ou en anthropologie : homogénéité partagée, rationalité, stratégie, détermination sociale.

Dans cette période, Piette sollicite également sa propre vie dans son travail d’anthropologue ou inversement se sert de l’anthropologie dans sa propre vie. Le livre de Piette, Détails d'amour ou le lien par l'écriture[14], constitue non seulement le journal des émotions et des réflexions notées après la mort de son père mais aussi le témoignage de sa tentative, très ritualisée, quasi obsessionnelle, de garder des traces de situations passées avec l'être désormais absent, à l'aide de l'écriture des détails de son visage, de ses gestes ou de ses paroles. Le temps du deuil[15], sous la forme du récit, montre comment il a utilisé ses propres convictions religieuses mais aussi son goût pour l’écriture et ses recherches anthropologiques dans différents domaines liés à la mort et aux croyances pour ne pas laisser le néant et l’oubli recouvrir l’absence de son père[16],[17].

Individus, modes de présence, comparaison des êtres

A partir du milieu des années 2000, Piette commence à préciser sa réflexion sur l’observation et l’analyse de la singularité de chaque individu. Son livre L'acte d'exister. Une phénoménographie de la présence[18] présente trois directions. La première concerne des méthodes d'observation et de description qu'il appelle phénoménographie. En effet, se demande-t-il, quelle discipline scientifique décrit l'être humain ? Comment penser la présence de celui-ci ? Piette propose des réponses à partir d'images photographiques, d'auto-observations d'états d'esprit et de la filature d'un individu. La deuxième perspective décale les perspectives classiques de celui-ci orienté vers la compréhension de la société, de la culture ou de l'interaction, proposant une théorie de la présence en termes de travail et de repos. Il esquisse une comparaison entre les modes de présence des humains, des divinités, des êtres collectifs et du chien. La troisième perspective propose une lecture évolutionnaire de la présence humaine à partir des sépultures préhistoriques de l'Homme de Neandertal et d'Homo Sapiens. Piette fait l'hypothèse selon laquelle l'acte de croire à des énoncés religieux est un élément clé dans la généalogie du mode de présence-absence de l'être humain, donc du mode mineur.

Dans Anthropologie existentiale[19], Piette propose une comparaison des modes de présence des humains et des singes et constate que la particularité des humains est la présence-absence et l'attention détachée . L'homme serait-il le seul animal à être minimal ? Il revient alors sur les origines de cette caractéristique à travers un détour dans des sites préhistoriques, comme les abris d'Homo erectus et les sépultures de l'Homme de Neandertal. Progressivement, les étapes-clés de la généalogie de la minimalité apparaissent : l'habitat, les objets, la perception subsidiaire, le langage, le marquage social et l'acte de croire. Piette fait ensuite de cette caractéristique humaine un argument pour repenser l'anthropologie selon deux axes principaux : la méthode phénoménographique à travers l'observation rapprochée du cours de l'existence des hommes mais aussi d'autres êtres (comme les dieux, la société ou les animaux) et l'anthropologie existentiale comme théorie des modes d'exister, articulant action et présence. Le livre se termine par une "rêverie" anthropologie qui montre l'enjeu éthique de ne pas oublier cette originalité de l'homme minimal et la nécessité d'une pédagogie de la minimalité.

Piette ne cesse de se demande ce qu’est l'anthropologie. C’est typiquement le cas dans son livre, Fondement à une anthropologie des hommes[20],[21]. Il réfléchit ainsi sur les caractéristiques capables de distinguer l'anthropologie des sciences sociales. Après avoir cerné les traits essentiels de l'opération sociologique, après avoir critiqué les enquêtes ethnographiques, il entend attribuer à l'anthropologie le statut d'une discipline à part entière avec un objet et des méthodes spécifiques. C'est l'individu existant, qui est, pour Piette, l'objet de l'anthropologie posée et théorisée comme une science des hommes. Les méthodes consistent alors à se rapprocher des individus pris séparément et non plus collectivement, pour les suivre dans la continuité des situations et des instants de l'existence. C'est dans cette continuité que les humains rencontrent en situation des institutions, des dieux ou des animaux : ils sont aussi présents en situation. Albert Piette trouve dans l'ontologie un fondement théorique à la constitution de l'anthropologie comme discipline autonome, une science des individus humains et non humains.

Dans cette perspective, alors que le "tournant ontologique" est de plus en plus présent en anthropologie, Piette précise sa référence à la notion d'ontologie en se démarquant des utilisations qui en sont faites[22],[23]. Pour lui, l'ontologie désigne bien une direction théorique et empirique de l'anthropologie consistant à observer, décrire et comparer des êtres, des présences, des individus, des existences. Les êtres, ce sont les individus qui sont "là" dans une situation, ils viennent d’une autre situation et vont continuer à se déplacer. Ce sont des individus contingents, particuliers, singuliers, déployant des modalités diverses, à chaque moment, à chaque situation, d'être présents. Piette plaide pour une ontologie réaliste des êtres humains et non humains, indépendamment de leurs relations, observés en situation directe et en temps réel.

Anti-relationnisme et volume d’être

Piette va ensuite accentuer sa visée anti-relationniste. Dans Contre le relationnisme[24], il écrit sous forme de lettre aux anthropologues[25],[26]. Il part de cette omniprésence en anthropologie de l'idée de relation (thème de recherche, concept explicateur, méthode de travail), pourtant rarement discutée. Le livre critique Goffman, Bourdieu, Lévi-Strauss et Latour. En alternative, il met en avant la notion d'existence, de présence et de singularité.

Dans cette perspective, Le volume humain. Esquisse d'une science de l'homme est une livre empirique, résultat d'une expérience très spécifique : Piette a été filmé par Catherine Beaugrand et Samuel Dématraz, sans interruption, pendant 12 heures[27],[28]. Il présente la description aussi précise que possible de tous les instants privés et publics, sans aucune coupure, du petit déjeuner au dîner, en passant par les trajets de métro, les conversations avec des collègues, les heures d'enseignements et les moments vides. Ces descriptions sont suivies par des commentaires sur le volume humain, ses modes de présence, ses actes, son style, ses détails, ses changements et sa continuité au fil de la journée. Dans ce livre, Piette propose des concepts et des réflexions sur ce qui pourrait constituer l'anthropologie comme science de l'homme. Pour Piette, c’est comme s'il y avait deux disponibilités, l'unité humaine sans discipline, et l'anthropologie, sans objet qui lui soit propre, une sorte de mot fourre-tout ou synonyme de sociologie. En conclusion du livre, Piette s'interroge sur ce que serait les fondements de l'anthropologie. Il convoque alors, non plus seulement Hérodote, mais Aristote, et au fondement métaphysique, il ajoute un fondement artistique, en commentant Rilke sous forme de conseils à un jeune anthropologue. Ainsi au fil des pages se précisent les principes d'une telle science de l'homme que l'auteur ne veut pas séparer d'une éthique, une "éthique du volume" selon ses mots, dans laquelle il s'interroge sur ce qui existe et sur ce qui n'existe pas : ce qui lui permet d'attribuer une valeur centrale à l'être humain et à chaque singulier[29],[30].

Dans Anthropologie théorique ou comment regarder un être humain (Theoretical Anthropology or How to Observe a Human Being), Piette propose une théorisation plus systématique de l’être humain représenté comme volume d’être[31],[32]. Piette insiste sur ce point : alors qu’il pourrait sembler que l’être humain a été et est constamment présent en anthropologie, il est au contraire pensé dans ce livre que l’être humain n’est jamais vraiment entré en anthropologie. C’est un livre d’anthropologie "théorique", au sens étymologique du terme voulant présenter un mode de regarder l’être humain, ou plus précisément un être humain. Après un chapitre consacré à des dessins réalisés par l'auteur pour clarifier la notion de volume, le livre se présente comme un débat avec des anthropologues et des philosophes. Il recourt en particulier à la méthode structurale comme alternative aux discours phénoménologiques pour "saisir" le volume humain. Dans cette visée, l'ouvrage se termine par quelques pages sur l'art comme paradigme de l'anthropologie.

Ecrit avec Catherine Beaugrand, La forme élémentaire de l’être humain. Concepts et dessins pour inventer une science[33] (Against Relationalism and the Tyranny of Context. Anthropological Ideas and the Volume of Being[34]) constitue une nouvelle systématisation, beaucoup plus élaborée, de la théorie de l’être en tant que volume. On y retrouve une critique précise de l’histoire de l’anthropologie, que les deux auteurs considèrent comme trop marquées par les contextes et les relations, perdant ainsi toute centration sur la singularité de chaque être. Ils montrent que cette critique atteint, sous des formes différentes, tous les anthropologues, Benedict ou Malinowski, mais aussi les formes contemporaines (le tournant ontologique, l’anthropologie phénoménologique, l’anthropologique psychologique et aussi l’anthropologie existentiale). Le livre est aussi une critique des philosophes (Heidegger, Sartre, Deleuze ou Levinas) qui ont inspiré ces dernières années des anthropologues. De façon plus positive, Beaugrand et Piette font plusieurs propositions conceptuelles pour penser la singularité de chaque être en dehors des relations. Les auteurs se réfèrent à des sculptures, en particulier à Rodin, pour penser l’entièreté volumique dans son contour ferme et extraite de son contexte[35] et présentent de nombreux dessins pour tenter de comprendre le fonctionnement ligatural du volume d’être. Piette et Beaugrand écrivent ceci :

“Since a ligature designates both the action of attaching with a link, and also a closure, we reformulate the question: how a human being is held and retained in his or her intrinsic functioning by a set of ligatures that enable him or her to exist in this way? It may be objected that ligatures designate relations. But what our journey through anthropological theories has shown is that, under a variety of expressions, the relationalism of anthropologists concerns relations turned towards (towards beings, contexts, cultures, societies, environments) with the effect of reducing, diluting or even eliminating individual entities. Ligatures are not social relations, they are modes of intra-volumic structuring. There is such a difference with the relations of anthropological paradigms that we have preferred to use the word 'ligature', whose function is to reveal being, rather than to suspend it. We even see it as the decisive criterion that differentiates the sciences of social life from the science of the human being, the study of a being turned towards others, taken insofar as he or she is turned towards others, diluted in others, from the study of a being turned into himself or herself. The system of ligatures presents the being caught within limitations and necessity, from which he or she cannot escape.”[34]

Publications

Livres

  • Les Jeux de la fête, Paris, Publications de la Sorbonne, 1988, rééd. 2023.
  • Le Mode mineur de la réalité. Paradoxes et photographies en anthropologie, Louvain, Peeters, 1992.
  • Les Religiosités séculières, Paris, PUF, 1993.
  • Ethnographie de l'action. L'observation des détails, Paris, Métailié, 1996.
  • La Religion de près. L'activité religieuse en train de se faire, Paris, Métailié, 1999.
  • Détails d'amour ou le lien par l'écriture, Paris, L'Harmattan, 2003.
  • Le Fait religieux. Une théorie de la religion ordinaire, Paris, Economica, 2003.
  • Le Temps du deuil, Paris, Eds de l'Atelier, 2005.
  • Petit traité d'anthropologie, Marchienne-au-Pont, Socrate Editions Promarex, 2006.
  • L'Être humain, une question de détails, Marchienne-au-Pont, Socrate Editions Promarex, 2007.
  • L'Acte d'exister. Une phénoménographie de la présence, Marchienne-au-Pont, Socrate Editions Promarex, 2009.
  • Anthropologie existentiale, Paris, Pétra, 2009.
  • Propositions anthropologiques pour refonder la discipline, Paris, Pétra, 2010.
  • Fondements à une anthropologie des hommes, Paris, collection « Société et Pensées », Éditions Hermann, 2011.
  • De l'ontologie en anthropologie, Paris, Berg International, 2012.
  • L'origine de la croyance, Paris, Berg International, 2013.
  • Contre le relationnisme. Lettre aux anthropologues, Lormont, Le Bord de l'eau, 2014.
  • Méditation pessoanienne. Science de l'existence et destin de l'Anthropologue, Paris, Éditions Matériologiques, 2014.
  • Avec Heidegger contre Heidegger. Introduction à une anthropologie de l'existence, Lausanne, Éditions L'Âge d'Homme, 2014.
  • What is Existential Anthropology ?, edited with Michael Jackson, New York - Oxford, Berghahn (en), 2015.
  • Existence in the Details. Theory and Methodology in Existential Anthropology, Berlin, Duncker & Humblot, 2015.
  • Aristote, Heidegger, Pessoa : l'appel de l'anthropologie, Paris, Pétra, 2016.
  • L'humain impensé, Paris, Presses Universitaires de Paris Ouest (en collaboration avec Jean-Michel Salanskis), 2016.
  • Antropologia dell'esistenza, Venizia, Alvisopoli, 2016.
  • Separate Humans. Anthropology, Ontology, Existence, Milan, Mimesis International, 2016.
  • Le volume humain. Esquisse d'une science de l'homme, Lormont, Le Bord de l'eau, 2017.
  • Dictionnaire de l'humain (éd. avec J.-M. Salanskis et al.), Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2018.
  • Anthropologie théorique ou comment regarder un être humain, Londres, Iste Éditions, 2018 (traduit en anglais : Theoretical Anthropology or How to Observe a Human Being, Wiley-Iste, 2019).
  • Ethnographie de l'action. L'observation des détails, 2e édition, Paris, Éditions de l'EHESS, 2020.
  • L'être-cycliste, anthropologie triste, Saint-Guilhem-le-Désert, Éditions Guilhem, 2022.
  • Anthropologie existentiale, autographie et entité humaine, Londres, Iste Éditions, 2022.
  • La religion de près, 2e édition, Genève, Labor et Fides, 2022.
  • Dictionnaire des anthropologies (éd. avec M. Lequin), Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2022.
  • Les jeux de la fête, 2e édition, Paris, Editions de la Sorbonne, 2023.
  • The Routledge International Handbook of Existential Human Science, edited with Huon Wardle and Nigel Rapport, New York - London, Routledge, 2023.
  • Existential Art, Learning to Look. An Essay of Radical Anthropology – version bilingue (anglais et français), Lago (It.), Il Sileno Edizioni, 2024 [ebook].
  • La forme élémentaire de l'être humain. Concepts et dessins pour inventer une science (avec C. Beaugrand), Paris, Naima, 2025.
  • Against Relationalism and the Tyranny of Context. Anthropological Ideas and the Volume of Being (avec C. Beaugrand), Paris, Naima Press, 2025.
  • Humans, Temporary Absolutes. Existential Self-experiments and a New Programme for Anthropology, Milan, Mimesis International, 2025.

Quelques commentaires

  • Section spéciale de Studies in Religion : The Enduring Value’s Albert Piette La religion de près, édité par Frederic Dejean, 53, 4, 2024 (online).
  • Antoni Glowacki, Look at a Human Being, and Learn to See Him: On Albert Piette's Existantial Anthropology: Albert Piette, Theoretical Anthropology or How to Observe a Human Being, dans Stan Rzeczy, 2, 17, 2019, p. 185-193.
  • Benoît Haug, Gwendoline Torterat, Isabelle Jabiot (éds), Des instants et des jours. Observer et décrire l’existence, Paris, Pétra, 2017.
  • Concetta Garofalo, L’anthropologia esistenziale di Albert Piette. Ripartie dall’individuo, Dialoghi Mediterranei, 21, (online).
  • Laurent Denizeau, L'infra de l'humain : Du mode mineur de la réalité à l'anthropologie existentiale dans l'oeuvre d'Albert Piette, Le Philosophoire, 44, 2, 2015, p. 177-199.
  • Catherine Rémy et Laurent Denizeau (éds), La Vie, mode mineur, Paris, Presses des Mines, 2015.
  • Yann Schmitt, Refaire de l'anthropologie. Le singulier avant les relations, L'Homme, 214, 2015/2, p. 137-146.
  • Laurent Denizeau, Considering Human Existence: An Existential Reading of Michael Jackson and Albert Piette, in M. Jackson and A. Piette (eds), What is Existential Anthropology ?, New York-Oxford, Berghahn Books, 2015, p. 214-236.
  • Stanislas Deprez, The Minor Mode. Albert Piette and the Reshaping of Anthropology, Sociologus, Volume 64, Issue 1, 2014, p. 87-96.
  • Fanny Colonna, Trois monothéismes, une cause commune, ThéoRèmes [Anthropologie des religions], (online).
  • James Arthur Beckford, A Minimalist Sociology of Religion ?, in J. A. Beckford et J. Walliss (eds), Theorising Religion : Classical and Contemporary Debates, Aldershot, Ashgate Publishing, 2006, p. 182-196.

Notes et références

  1. « Albert Piette », sur lesc-cnrs.fr (consulté le )
  2. Albert Piette, Le mode mineur de la réalité, Leuven, Peeters,
  3. Albert Piette, « The Visual Traces of an Ethnographic Investigation; or, How Do People Present Themselves in a Concrete Situation? », Visual Anthropology, vol. 23, no 3,‎ , p. 186–199 (ISSN 0894-9468 et 1545-5920, DOI 10.1080/08949461003626331, lire en ligne, consulté le )
  4. Albert Piette, « Chapter 7. Existence, Minimality, and Believing », dans What Is Existential Anthropology?, Berghahn Books, , 178–213 p. (ISBN 978-1-78238-637-7, lire en ligne)
  5. Albert Piette, Les religiosités séculières, Paris, Presses Universitaires de France,
  6. Albert Piette, La religion de près, Paris,
  7. James A. Beckford, « ‘A Minimalist Sociology of Religion’? », dans Theorising Religion, Routledge, , 182–196 p. (ISBN 978-1-315-23629-2, lire en ligne)
  8. (en) « Sage Journals: Discover world-class research », sur Sage Journals (consulté le )
  9. Frédéric Dejean, « Special section de Studies in Religion : The Enduring Value’s Albert Piette La religion de près », Studies in Religion, vol. 53, no 4,‎
  10. Albert Piette, Le fait religieux. Une théorie de la religion ordinaire, Paris, Economica,
  11. Anne-Sophie Lamine, « Croyances et transcendances: variations en modes mineurs », Social Compass, vol. 55, no 2,‎ , p. 154–167 (ISSN 0037-7686 et 1461-7404, DOI 10.1177/0037768607089736, lire en ligne, consulté le )
  12. Albert Piette, Ethnographie de l’action. L’observation des détails, Paris, Métailié,
  13. Albert Piette, Existence in the Details. Theory and Methodology in Existential Anthropology. Translated by Matthew Cunningham., Duncker & Humblot, coll. « Anthropology, Existence and Individuals », (ISBN 978-3-428-54677-0, lire en ligne)
  14. Albert Piette, Détails d'amour ou le lien par l'écriture, Paris, L'Harmattan,
  15. Albert Piette, Le temps du deuil, Paris, L'Atelier,
  16. Albert Piette, « Regarding my Father. The Story of an Anthropologist’s Itinerary as a Grieving Process », Yearbook in Cosmopolian Studies, vol. 8, no 1,‎ (lire en ligne)
  17. Albert Piette, Humans, Temporary Absolutes. Existential Self-experiments and a New Program for Anthropology, Milan, Mimesis International,
  18. Albert Piette, L'acte d'exister. Une phénoménographie de la présence, Marchienne-au-Pont, Editions Socrate Promarex,
  19. Albert Piette, Anthropologie existentiale, Paris, Pétra,
  20. Albert Piette, Fondement à une anthropologie des hommes, Paris, Hermann,
  21. Albert Piette, Existence in the Details, Berlin, Duncker & Humblot,
  22. Albert Piette, De l'ontologie en anthropologie, Paris, Berg International,
  23. Albert Piette, Separate Humans. Anthropology, Ontology, Existence, Milan, Mimesis International,
  24. Albert Piette, Contre le relationnisme, Lormont, Le Bord de l’eau,
  25. Albert Piette, « Getting out of the Relation and into an Anthropology of Existents », dans Palgrave Studies in Relational Sociology, Springer Nature Switzerland, , 127–145 p. (ISBN 978-3-031-93940-2, lire en ligne)
  26. Yann Schmitt, « Refaire de l’anthropologie », L'Homme, vol. 214,‎ , p. 137–146 (ISSN 0439-4216 et 1953-8103, DOI 10.4000/lhomme.23849, lire en ligne, consulté le )
  27. Albert Piette, Le volume humain. Esquisse d'une science de l'homme, Lormont, Le Bord de l'eau,
  28. [vidéo] « Réellement, douze heures (part 01) », log book, , 59:22 min (consulté le )
  29. Catherine Beaugrand et Albert Piette, « Eleven Hours and Thirty-Eight Minutes: Extraction, Continuous Filming and Description », Visual Anthropology, vol. 38, nos 1-2,‎ , p. 145–152 (ISSN 0894-9468 et 1545-5920, DOI 10.1080/08949468.2025.2529758, lire en ligne, consulté le )
  30. Laurent Denizeau, « Considering Human Existence: », dans What Is Existential Anthropology?, Berghahn Books, 214–236 p. (ISBN 978-1-78238-637-7, lire en ligne)
  31. Albert Piette, Anthropologie théorique ou comment regarder un être humain, Londres, Iste Editions,
  32. Antoni Głowacki, « “Look at a Human Being, and Learn to See Him”: On Albert Piette’s “Existantial” Anthropology », Stan Rzeczy, no 2(17),‎ , p. 185–193 (ISSN 2083-3059, DOI 10.51196/srz.17.8, lire en ligne, consulté le )
  33. Catherine Beaugrand, Albert Piette, La forme élémentaire de l’être humain. Concepts et dessins pour inventer une science, Paris, Naima,
  34. Albert Piette, Catherine Beaugrand, Against Relationalism and the Tyranny of Context. Anthropological Ideas and the Volume of Being, Paris, Naima Press,
  35. Catherine Beaugrand et Albert Piette, « Volume », dans Palgrave Studies in Literary Anthropology, Springer Nature Switzerland, , 59–67 p. (ISBN 978-3-031-83818-7, lire en ligne)

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’anthropologie