Alberts Bels
| Naissance |
Jaunmežplepji, Ropaži (RSS de Lettonie) |
|---|---|
| Décès |
(à 85 ans) Riga (Lettonie) |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Letton |
|---|
Œuvres principales
La Cage (1972)
Alberts Bels de son vrai nom Jānis Cīrulis, né le à Ropaži et mort le à Riga en Lettonie, est un écrivain letton[1].
Biographie
Né en 1938, Jānis Cīrulis est élevé par la mère seule, son père avait disparu au camp de Stutthof, probablement mort. Il y avait aussi une sœur cadette. Sa mère travaillait dans une ferme collective[2].
Il étudie à la faculté de génie électrique de l'École supérieure de construction de Riga, puis à l'École nationale du cirque et de l'art de la scène (1955-1956). Après son service militaire obligatoire (1957-1958), il obtient son baccalauréat à Riga en tant qu'élève libre en 1960 et à l'automne de la même année, tente sans succès d'entrer à la VGIK. À son retour de Moscou, il s'est retrouvé hospitalisé suite à une intoxication alimentaire. Dans la salle de lecture de l'hôpital, il a emprunté La Rose d'or de Constantin Paoustovski, un livre qui donne des conseils aux écrivains. Après l'avoir lu, il a compris que la littérature permet de s'exprimer, de dire beaucoup de choses. Aussitôt après, il a écrit sa première nouvelle. Une vingtaine de textes étaient prêts, alors il les a apporté à une maison d'édition avec l'intention de les publier[3].
Il travaille dans plusieurs entreprises (1959-1964). Depuis 1964, il est écrivain professionnel et membre de l'Union des écrivains depuis 1966. Il suit des cours supérieurs d'écriture de scénarios à Moscou en 1968-1969. Lors de ses études, il se rend à Riga à la séance plénière des Unions créatives, où la censure fut débattue. Arrivé à Riga pour cette séance, il commence son discours en disant : « Même si le moyen de transport le plus sûr est maintenant un char d'assaut, j'ai quand même pris le risque de prendre l'avion pour m'y rendre. » Après son intervention, une série de problèmes s'est enclenchée et, finalement, on lui a interdit de soutenir sa thèse[3].
Sa première publication fut la nouvelle Étude nocturne, parue dans le neuvième numéro de la revue Padomju Latvijas Sieviete en 1963. Il écrit son premier roman Enquêteur en 1967. Son deuxième roman, Insomnie, écrit en 1967, dans lequel il critique le système soviétique, ne sera publié qu'en version censurée en 1987, puis en version intégrale seulement en 2003. Il est l'auteur de dix romans et de centaines de nouvelles[4].
En 1971, il prend le nom de plume Bels, un acronyme de Baigi ellīgi labs stāstnieks [Un sacré bon conteur] ; cette annotation a été écrite jadis par Mirdza Ķempe en marge d'une de ses histoires[3].
En 1974, Alberts Bels adapte son roman La Voix de l'appelant pour le cinéma. Le film sera réalisé par Olgerts Dunkers avec le titre L'Attaque de la police secrète. En 1983, Rihards Pīks réalise le drame Coup dans la forêt, d'après le roman de Bels Les Racines. En 1993, Ansis Epners porte à l'écran son roman La Cage. Le film reçoit le prix Lielais Kristaps du meilleur long métrage de 1993[4].
De 1976 à 1989, Alberts Bels fut membre du PCUS. Durant la révolution chantante, il rejoignit le Front populaire. Le , Alberts Bels et Ēvalds Valters hissent le drapeau national letton sur la tour du Saint-Esprit du château de Riga. De 1990 à 1993, Bels fut député au Conseil suprême de la république de Lettonie, élu candidat du LTF dans la circonscription de Ropaži, et vota pour la déclaration de restauration de l'indépendance de la Lettonie. Décoré de l'ordre des Trois Étoiles (2000) et d'une médaille commémorative pour sa participation aux barricades de 1991[4].
Membre honoraire de l'Académie des sciences de Lettonie depuis 1999.
En 2010, l'ouvrage Alberts Bels, écrit par les chercheuses en littérature Dace Lūse et Dace Ūdre, fut publié.
En 2013, on lui décerne le prix littéraire de l'année pour l'ensemble de son œuvre[3].
Bibliographie partielle
Romans
- Izmeklētājs. Rīga: Liesma, 1967.
- Bezmiegs [sarakstīts 1967, periodikā 1986, grāmatā 1987].
- Būris. Rīga: Liesma, 1972.
- Saucēja balss. Rīga: Liesma, 1973.
- Poligons. Rīga: Liesma, 1977.
- Saknes. Rīga: Liesma, 1982.
- Slēptuve. Rīga: Liesma, 1986.
- Sitiens ar teļādu. Rīga: Liesma, 1987.
- Cilvēki laivās. Rīga: Liesma, 1987.
- Saulē mērktie. Rīga: Preses nams, 1995.
- Melnā zīme. Rīga: Preses nams, 1996.
- Latviešu labirints. Rīga: Daugava, 1998.
- Uguns atspīdumi uz olu čaumalām. Rīga: Daugava, 2000.
- Vientulība masu sarīkojumos. Rīga: Jumava, 2005.
Nouvelles
- Spēles ar nažiem. Rīga: Liesma, 1966.
- "Es pats" līdzenumā. Rīga: Liesma, 1968.
- Sainis. Rīga: Liesma, 1980.
Notes et références
- ↑ (lv) « Miris rakstnieks un scenārists Alberts Bels », sur satori.lv,
- ↑ (lv) Vija Beinerte, « Alberts Bels: “Mēs baidāmies nevis no nāves, bet no tā, ka neesam pietiekami labi tai sagatavojušies” », sur la.lv,
- (lv) Liāna Langa, « Intervija ar Albertu Belu. Māka distancēties no tā, kas ved tevi būrī », sur Diena,
- (lv) « Konformisma nesagandēti ideāli. Rakstnieks Alberts Bels (1938–2024) pravietiski uzrakstīja Latviju un mūs pašus », sur Diena,
Liens externes
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