Alcazaba (Alhambra)

| Type | |
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| Partie de | |
| Style | |
| Construction |
XIIIe siècle |
| Patrimonialité |
Red List of Endangered Heritage item (d) () Bien d'intérêt culturel (, , , , ) |
| Pays | |
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| Communauté autonome | |
| Ville |
| Coordonnées |
37° 10′ 37″ N, 3° 35′ 30″ O |
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L'alcazaba de l'Alhambra (en espagnol : Alcazaba, en arabe : القصبة, littéralement « citadelle » ) est une alcazaba située à l'extrémité ouest de l'Alhambra à Grenade, en Espagne.
Elle est la partie la plus ancienne de l'Alhambra, construite par Mohammed ben Nazar, fondateur de la dynastie nasride.
Situation
L'Alcazaba est située à l'extrémité ouest de la colline de Sabika, un promontoire dominant les contreforts de la Sierra Nevada.
Histoire
En 1238, Mohammed ben Nazar fait de Grenade la capitale d'un nouvel émirat. Il s'installe d'abord dans l'ancienne citadelle ziride, sur la colline de l'Albaicín, mais après quelques mois, il se rend sur la colline de Sabika, où il fonde une nouvelle citadelle et commence la construction de l'Alhambra. Il réutilise certaines fondations de l'ancienne forteresse ziride et y construit la nouvelle Alcazaba, entoure le reste de la colline d'une muraille et acheve la construction d'un aqueduc la même année, permettant ainsi le développement ultérieur de la région[1]. Mohammed Ier n'eut pas le temps d'achever la construction de nouveaux palais d'envergure et il est possible qu'il ait d'abord résidé dans ce qui est aujourd'hui la Torre del Homenaje, au sein de l'Alcazaba, avant de s'installer plus tard dans une maison modeste à l'emplacement de l'actuel palais de Charles Quint[1]. L'Alcazaba est aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'Alhambra qui subsiste. Certaines fondations du mur intérieur nord de l'Alcazaba remontent probablement encore à l'époque ziride[2]. Parmi les ajouts nasrides ultérieurs, Yusuf Ier (r. 1333-1354) fait construire au
ce que l'on appelle aujourd'hui la Torre Quebrada (« Tour Brisée ») au mur est de la forteresse[3].
Selon la tradition, lorsque Grenade se rend aux Rois Catholiques le , le drapeau de Castille fut hissé le même jour sur la Torre de la Vela, dans l'Alcazaba[4].
Au XVIe siècle, les Espagnols apportent de nombreuses modifications et ajouts à la forteresse afin de la fortifier contre l'artillerie à poudre, devenue monnaie courante à cette époque. Ces travaux commencent en 1492 et sont pour la plupart achevés vers 1589[4]. Malgré ces importants travaux de fortification, la forteresse ne connaît que peu d'affrontements militaires. Après la fin de la révolte morisque de 1568-1571 et l'expulsion de la population morisque en 1609, Grenade et l'Alhambra sont rarement menacées[4].
Au début du XXe siècle, les archéologues ont dégagé l'intérieur de la forteresse des décombres et ont mis au jour les vestiges de la zone urbaine[4]. Des réparations et des restaurations ont également été effectuées sur le reste de la forteresse à l'époque moderne, notamment sous la direction de Leopoldo Torres Balbás, qui est le conservateur architectural du site de 1923 à 1936[5].
Description

L'Alcazaba présente un plan approximativement triangulaire, dont les sommets sont formés par la Torre de la Vela à l'ouest, la Torre del Homenaje au nord-est et la Torre Hueca au sud-est. L'espace vide à l'intérieur des murs de ce triangle est occupé par une zone résidentielle dotée de toutes les commodités urbaines[4].
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La forteresse est protégée par plusieurs enceintes. Cela est particulièrement visible au nord, où elle est défendue par jusqu'à trois lignes de murs correspondant à différents éléments du système défensif de l'Alhambra[4]. L'enceinte intérieure, haute et ponctuée de trois petites tours rectangulaires ou bastions à fondations zirides, est reliée à la Torre del Homenaje d'un côté et à la Torre de la Vela de l'autre. La seconde enceinte, située en contrebas de l'enceinte intérieure, correspond à l'adarve (« rempart ») qui entoure l'ensemble de l'Alcazaba. La troisième enceinte, la plus extérieure, fait partie de la muraille périmétrique qui encercle toute l'Alhambra. Dans cette zone, elle protège également la voie reliant la ville à l'intérieur de l'Alhambra, passant par la Puerta de las Armas (« Porte des Armes »)[4]. À l'intérieur de ce rempart extérieur, près de la Puerta de las Armas, se trouve une structure en ruine qui abritait autrefois les écuries[4]. Les murs principaux sud et est de l'Alcazaba, qui forment les deux autres côtés du « triangle », se trouvent également derrière un mur d'enceinte extérieur[4].
L'entrée principale de l'Alcazaba se situe à l'est, face au reste de l'Alhambra. L'entrée de la forteresse intérieure, en revanche, était dissimulée au pied de la Torre del Homenaje. Son emplacement discret rendait plus difficile la surveillance des mouvements à l'intérieur de la forteresse, comme la relève de la garde, par des espions. On y accède par une rampe sinueuse comportant plusieurs virages, ralentissant ainsi la progression d'éventuels assaillants. La porte elle-même possède un passage coudé, dont une partie est à ciel ouvert afin de permettre aux défenseurs de lancer des projectiles depuis les hauteurs sur les assaillants qui y pénétraient[4].
Les murs eux-mêmes sont principalement construits en pisé, comme le reste de l'Alhambra. Un béton à base de chaux est utilisé comme liant, notamment à la base des murs supportant de lourdes charges. La brique était employée pour les espaces intérieurs et les éléments décoratifs. La porte d'entrée de la forteresse intérieure est en pierre[4]. À la base extérieure des remparts se trouve généralement un renfort en pente appelé alambor (« escarpement »), qui rendait l'attaque des murs plus difficile[4].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alcazaba of the Alhambra » (voir la liste des auteurs).
- (en) Dario Cabanelas Rodríguez, Al-Andalus: The Art of Islamic Spain, New York, The Metropolitan Museum of Art, , 127–133 p. (ISBN 0870996371, lire en ligne), « The Alhambra: An Introduction »
- ↑ (en) Jesús Bermúdez López, Al-Andalus: The Art of Islamic Spain, New York, The Metropolitan Museum of Art, , 153–161 p. (ISBN 0870996371, lire en ligne), « The City Plan of the Alhambra »
- ↑ Antonio Fernández-Puertas, « The Three Great Sultans of al-Dawla al-Ismā'īliyya al-Naṣriyya Who Built the Fourteenth-Century Alhambra: Ismā'īl I, Yūsuf I, Muḥammad V (713–793/1314–1391) », Cambridge University Press on behalf of Royal Asiatic Society of Great Britain and Ireland, London, vol. 7, no 1, , p. 1–25 (DOI 10.1017/S1356186300008294, JSTOR 25183293, S2CID 154717811)
- (en) Jesús Bermúdez López, The Alhambra and the Generalife: Official Guide, TF Editores, (ISBN 9788492441129)
- ↑ (en) Adelaida Martín Martín, « A New Architectural Approach to the Alcazaba and the Torre del Homenaje », Cuadernos de la Alhambra, vol. 48, , p. 175–199 (lire en ligne)
Liens externes
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