Alex Moscovitch

Alex Moscovitch
Fonction
Conseiller de Paris
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alexis Leon Moscovitch
Nationalité
Activité
Autres informations
Conflit

Alex Moscovitch (Алекс Москович ; à Kiev - à Paris[1]) est un homme politique français, qui rejoint les Forces Françaises Libres, et devient de 1947 à 1966, conseiller municipal de Paris. Il est maire adjoint de Paris de 1965 à 1977. Il est conseiller de Gorbatchev de 1989 à 1991.

Éléments biographiques

Après la Révolution russe, la famille Moscovitch s'installe en France. En 1931, les parents d'Alex Moscovitch retournent à Kiev, où son père est exécuté en 1935. Alex Moscovitch qui fait alors son service militaire dans l'armée française reste en France.

La Résistance

Alex Moscovitch rejoint dès le les Forces Françaises Libres, puis participe aux campagnes d'Afrique, de France et d'Allemagne[2].

Conseiller municipal de Paris

De 1947 à 1966, Alex Moscovitch est conseiller municipal de Paris[3].

La guerre d'Algérie

Durant le débat au conseil municipal de Paris, sur le Massacre du 17 octobre 1961, Alex Moscovitch fait une remarque qui lui sera reprochée. Anne Chemin dans Le Monde, du , écrit[4]: "Le , Claude Bourdet, directeur du magazine France Observateur demande -en vain - une commission d'enquête du conseil municipal de Paris. "Ce qu'il nous faut, c'est très simple et très clair: l'autorisation et suffisamment de bateaux (pour y mettre les Algériens), répond le conseiller Alex Moscovitch. Le problème qui consisterait à faire couler ces bateaux ne relève pas, hélas, du conseil municipal de Paris."[5]

Bibliographie

  • Alex Moscovitch. Le Temps des Punaises, 1977 (ISBN 9782710316879)
  • Philippe Nivet. Le Conseil municipal de Paris de 1944 à 1977, Publications de la Sorbonne, 1994
  • (en) Simon Sadler. The Situationist City. MIT Press, 1999 (ISBN 0262692252), (ISBN 9780262692250)[6]

Notes et références

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Voir, Philippe Nivet. Le Conseil Municipal de Paris de 1944 à 1977, sous le RPF en 1947 et en 1953, 19.
  3. Voir, 1967. Paris. panneaux électoraux, Place de la Bourse.
  4. Voir, Anne Chemin. "Les plus faibles, ils les achevaient jusqu'à la mort". Les circonstances de la mort d'une centaine de manifestants Algériens tués par la police, le 17 octobre 1961, à Paris, ont longtemps été occultées. Le Monde, 17 octobre 2011.
  5. Verbatim d'Alex Moscovitch lors de la séance du 27 octobre 1961 du conseil municipal de Paris: "Yazid l'a dit: « Le préfet Papon veut démanteler le F.L.N. à Paris. » C'est vrai, et il pourrait le faire. Voici bientôt deux ans que nous demandons que les pouvoirs publics prennent des mesures qui s'imposent et qui dépassent l'autorité de cette assemblée. La police parisienne est à même d'anéantir les neuf-dixièmes des réseaux F.L.N. existant dans Paris. Tous leurs adhérents sont passés par ses services; tous sont connus et inventoriés. La plupart ont même été arrêtés et relâchés (...). Tous ces agents de l'ennemi doivent être renvoyés du territoire métropolitain. Voici deux ans que nous demandons la possibilité de le faire. Ce qu'il nous faut, c'est très simple et très clair: l'autorisation, et suffisamment de bateaux. Le problème qui consisterait à faire couler ces bateaux ne relève pas, hélas, du conseil municipal de Paris."
  6. Voir, (en) Simon Sadler. The Situationist City, 1999, p. 62.
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