Alfred-Hector Lapierre
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Alfred-Hector Lapierre est un architecte québécois ayant réalisé plus d’une vingtaine d’édifices religieux, commerciaux et résidentiels à travers la ville de Montréal. Il est né en 1859 en Amérique du Nord. Il a travaillé comme architecte durant la plus longue partie de sa vie, soit de 1881 jusqu’à son décès en 1932.
Biographie
Alfred commence sa carrière en 1881 comme assistant d’Alphonse Raza, l’un des grands architectes québécois de la fin du XIXᵉ siècle[1]. Bien qu’il ait conceptualisé des bâtiments institutionnels comme la douane de Montréal et les premiers édifices de l’hôpital Notre-Dame, son plus grand client demeure la Banque d'Épargne de la cité et du district de Montréal qui lui confie la création de ses succursales[2].
Au début du 20e siècle, Lapierre collabore avec plusieurs architectes, dont Dalbé Viau avec qui il partage des projets d’immeubles résidentiels[3]. En 1908, il conçoit sa propre maison dans le quartier d’Outremont, à Montréal, où il réside jusqu’à la fin de ses jours. Il poursuit sa pratique au sein du bureau de Raza, dont il devient l’héritier, et y œuvre jusqu’à son décès en 1932.
Style Architectural

Joseph Alfred-Hector Lapierre a travaillé dans un style inspiré des études des Beaux-Arts, caractérisé par des plans symétriques, une décoration classique et l’emploi de matériaux nobles. Les édifices qu’il a conçus témoignent de cette esthétique par leurs façades ordonnées, leurs éléments ornementaux et leur structure traditionnelle, typiques des constructions prestigieuses de Montréal au début du XXᵉ siècle[4].
La Banque d’Épargne
Entre 1903 et 1932, Alfred-Hector Lapierre fait la conception d’un minimum de 14 succursales pour la Banque d’Épargne à Montréal. Parmi elles se trouvent la succursale bancaire de l’avenue du Parc (1929), située entre les rues Saint-Viateur, et Bernard, ainsi que la succursale construite sur la rue Sainte-Catherine Ouest (1932). En 1924, l’architecte travaille sur l'agrandissement du siège social de la Banque d’Épargne, se situant sur la rue Saint-Jacques[2].
En 1924, l’architecte conçoit la succursale de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal de la rue Notre-Dame Ouest, construite en 1927-28[2]. L’édifice est acheté par l’artiste montréalais Guido Molinari (1933-2004) en 1982, après le départ de l’institution financière, pour le convertir en atelier. En 2006, à la suite du décès de l’artiste, l’agence d’architecture _naturehumaine entreprend des travaux de restauration et depuis 2012, l’immeuble sert de musé pour la Fondation Guido Molinari[5].
Alfred-Hector Lapierre a également collaboré avec l’architecte Frederick Dumfries sur trois des succursales de la Banque d’Épargne ; la première sur l’avenue du Parc en 1929, ensuite celle de la rue Saint-Denis en 1931, et finalement celle de la rue Sainte-Catherine Ouest en 1932 (mentionnée plus haut)[2].
Les communautés religieuses
L’ancien couvent de Sainte-Anne-des-Plaines
L’ancien couvent de Sainte-Anne-des-Plaines, construit en 1882-1883 pour les Sœurs de Sainte-Anne. Son architecture s'inspire des caractéristiques du Second Empire, notamment avec son toit mansardé, sa structure en pierre et une façade symétrique . Il a servi pendant longtemps de pensionnat avant d’être converti en hôtel de ville en 1977.
L’édifice est associé à Alfred Hector Lapierre, identifié comme architecte présumé du projet. Son implication possible situe ce couvent dans la continuité de son travail sur les bâtiments institutionnels de la fin du XIXᵉ siècle, mise en avant par une volonté de combiner la fonction et le monument. Le couvent de Sainte-Anne-des-Plaines s’inscrit alors dans le paysage architectural que Lapierre a contribué à façonner, précisément par l'utilisation de modèles répandus et de codes stylistiques très présents au Québec à cette époque[6].
L’Ermitage

L’édifice dit l’Ermitage (1911-1913), maintenant utilisé comme salle de spectacle, est conçu par Lapierre, au début du XXe siècle. Par manque d’espace au Collège de Montréal, la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice a fait appel à Lapierre pour conceptualiser un nouveau pavillon sur le site. Ce bâtiment inclut une salle de récréation et une scène de théâtre[7]. De style Beaux-Arts, il s’inscrit pleinement dans la tradition architecturale de l’époque. L’édifice se distingue par sa symétrie, ses façades en pierre grise et son caractère monumental, caractéristiques du style propre à Lapierre[4].
Notes et références
- ↑ « RAZA, ALPHONSE », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
- Meredith Carruthers, Claudine Déom, «Une banque dans Hochelaga - L’immeuble de la fondation Guido Molinari» [PDF], (consulté le )
- ↑ « VIAU, DALBÉ (baptisé Joseph-Dalbé) », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
- « Wayback Machine » [archive du ], sur ciac.ca (consulté le )
- ↑ « Historique et mission | Fondation Guido Molinari », sur https://fondationguidomolinari.org/ (consulté le )
- ↑ « Ancien couvent de Sainte-Anne-des-Plaines - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Ermitage Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal », sur www.patrimoine.denistremblay.info (consulté le )
Liens externes
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