Alfred Ætheling

Alfred
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Alfred dans une généalogie royale du XIIIe siècle.
Biographie
Dynastie maison de Wessex
Naissance avant 1013
Décès 5 février 1036 ou 1037
Ely
Père Æthelred le Malavisé
Mère Emma de Normandie
Fratrie Æthelstan Ætheling
Edmond Côte-de-Fer
Eadwig Ætheling
Édouard le Confesseur
Godgifu
Religion christianisme

Alfred est un prince anglo-saxon (ou ætheling) mort le ou 1037. Il est le fils du roi Æthelred le Malavisé par sa seconde épouse Emma de Normandie, et le frère cadet d'Édouard le Confesseur.

Biographie

Alfred apparaît sur les chartes de son père à partir de l'année 1013[1]. Cette même année, le Danois Sven à la Barbe fourchue envahit l'Angleterre. Æthelred envoie sa femme et ses fils en sécurité en Normandie, puis les rejoint peu après en abandonnant l'Angleterre à Sven[2]. Cependant, ce dernier meurt dès , permettant à Æthelred de reprendre son royaume. Le fils de Sven, Knut, envahit à son tour l'Angleterre en 1015. Après la mort d'Æthelred, puis de son fils Edmond, il en devient le souverain incontesté, et Emma, devenue veuve, l'épouse, tandis que ses fils Édouard et Alfred retournent vivre en exil en Normandie.

Knut meurt le , mais le fils qu'il a eu d'Emma, Hardeknut, est retenu au Danemark par Magnus de Norvège, qui cherche à envahir son royaume. Édouard et Alfred tentent alors de retourner en Angleterre auprès de leur mère, peut-être dans l'espoir de revendiquer le trône avec son appui. Tandis qu'Édouard est repoussé à Southampton, Alfred parvient à débarquer à Douvres, mais il est fait prisonnier à Guildford par l'earl Godwin de Wessex, qui le remet à Harold Pied-de-Lièvre, fils de Knut présent en Angleterre et ayant des vues sur le trône. Alfred est aveuglé et emprisonné à l'abbaye d'Ely, où il meurt peu après.

La capture et la mort d'Alfred sont le sujet d'un court poème, La Mort d'Alfred, dans l'entrée pour l'année 1036 des versions C et D de la Chronique anglo-saxonne[3]. Il décrit le traitement réservé au prince comme « la chose la plus cruelle accomplie en ce pays depuis l'arrivée des Danois[4] ». Le chroniqueur du XIIe siècle Geoffroy Gaimar ajoute un supplice supplémentaire dans son Estoire des Engleis : Alfred aurait été forcé de s'éviscérer lui-même en tournant autour d'un poteau auquel était attachée l'extrémité de ses intestins[5].

Références

  1. Williams 2003, p. 113.
  2. Williams 2003, p. 121-122.
  3. Kries 2005, p. 31.
  4. Kries 2005, p. 47.
  5. Frankis 1998, p. 124-126.

Bibliographie

  • (en) John Frankis, « From Saint's Life to Saga : The Fatal Walk of Alfred Ætheling, Saint Amphibalus and the Viking Bróðir », Saga-Book, vol. 25,‎ , p. 121-137 (JSTOR 48613161).
  • (en) Simon Keynes, « The Æthelings in Normandy », Anglo-Norman Studies, no 13,‎ , p. 173-205.
  • (en) Simon Keynes, « Queen Emma and the Encomium Emmæ Reginæ », dans Alistair Campbell, Encomium Emmæ Reginæ, Cambridge University Press, (ISBN 9780521626552).
  • (en) Susanne Kries, « English–Danish Rivalry and the Mutilation of Alfred in the Eleventh-Century Chronicle Poem The Death of Alfred », The Journal of English and Germanic Philology, vol. 104, no 1,‎ , p. 31-53 (JSTOR 27712476).
  • (en) Ann Williams, Æthelred the Unready : The Ill-Counselled King, Londres, Continuum, (ISBN 978-1-85285-382-2).

Liens externes

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