Alfred Grotjahn

Alfred Grotjahn
Fonction
Député au Reichstag sous la république de Weimar
Biographie
Naissance
Décès
(à 61 ans)
Berlin
Sépulture
Cimetière Baumschulenweg (d)
Nationalité
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A travaillé pour
Parti politique
Vue de la sépulture.

Alfred Grotjahn, né le à Schladen et mort le à Berlin, est un médecin, hygiéniste social, eugéniste, journaliste, écrivain et homme politique social démocrate allemand.

Grotjahn est devenu célèbre comme un pionnier, et parmi ses admirateurs comme un inventeur, de la discipline de « l'hygiène sociale » qui, en Allemagne, n'était pas simplement un euphémisme éphémère pour l'étude sociologique des maladies sexuellement transmissibles, mais englobait une série de sujets à l'intersection entre la sociologie et la médecine.

Lorsqu'il a rendu publiques ses idées au début du XXe siècle, il s'est heurté à une vague d'opposition de la part du puissant et de plus en plus politisé lobby eugéniste, mais au cours des trois décennies suivantes, certaines de ses réflexions se sont rapprochées de celles des eugénistes : à sa mort, il était parfois considéré comme faisant partie du mouvement eugéniste.

Après sa mort, nombre de ses idées restèrent répandues en Allemagne et parmi certains médecins d'Amérique du Nord jusque dans les années 1930. Cependant, dès 1945, elles furent discréditées à travers l'Europe, au même titre que celles du mouvement eugéniste lui-même, en raison de leur association avec l'eugénisme nazi. En Allemagne, malgré l'intégration de quelques-unes de ses idées dans les politiques gouvernementales, Grotjahn fut temporairement effacé de l'histoire dans les années 1930 du fait de ses origines juives. Son fils émigra aux États-Unis en 1937 et s'installa à Los Angeles, où il acquit une certaine notoriété en tant que psychanalyste[1],[2],[3],[4],[5].

Biographie

Famille et jeunesse

Alfred Grotjahn naquit et passa son enfance à Schladen, un petit village situé au pied du Harz, au sud de Brunswick. Il était issu d'une famille de médecins. Son grand-père, Heinrich Grotjahn (1794-1872), avait accompagné l'armée prussienne à la bataille de Waterloo en tant que chirurgien et s'était forgé une réputation pour son habileté à pratiquer des amputations permettant la survie du patient. Son père, Robert Grotjahn (1841-1908), était lui aussi médecin. Ce dernier était également dépendant à la morphine et avait l'habitude de se faire hospitaliser. Sa mère, née Emma Frey (1845-1875), avait rencontré son père à Zurich, sa ville natale, où Robert Grotjahn avait fait ses études de médecine. Alfred Grotjahn n'avait que six ans lorsque sa mère mourut d'une sarcome. L'année suivante, son père épousa la sœur de sa mère, atteinte de troubles bipolaires chroniques. Alfred Grotjahn se souviendra plus tard de son enfance comme d'une période malheureuse durant laquelle il était frappé et humilié.

Après de première études dans l'école de son village natal, il fut envoté à l'âge de dix ans à Wolfenbüttel, entre 1882 et 1890. Il vécut en pension chez le pasteur local, qui dirigeait un pensionnat classique et lui dispensa une excellente éducation. Un ami et quasi-contemporain à l'école était Albert Südekum, fils d'un aubergiste local, de qui il acquit ce qui allait devenir un intérêt de toute une vie pour la politique et pour le parti qui, une fois les lois anti-socialistes abrogées, serait rebaptisé et relancé en 1890 sous le nom de Parti social-démocrate[6],[1],[2],[7].

Années d'étude

Après avoir envisagé une carrière de journaliste, qu'il a finalement rejetée faute de confiance en ses capacités d'orateur, qualités qu'il jugeait pourtant essentielles, Grotjahn entreprit des études de médecine entre 1890 et 1894, successivement à Greifswald, Leipzig, Kiel et Berlin. Pacifiste de nature, il respectait la tradition familiale et était conscient qu'en cas de nouvelle guerre avec conscription, une formation médicale lui permettrait d'alléger son engagement au front, car il serait plus utile à son pays comme médecin que comme soldat.

À Greifswald, il lut assidûment les œuvres de penseurs socialistes tels que Marx, Engels, Kautsky et Mehring. Ces lectures ont solidement ancré ses travaux ultérieurs, qui, comme il le soutiendra plus tard, resteront profondément marqués par sa solidarité indéfectible avec le mouvement ouvrier[6]. Durant sa deuxième année à l'Université de Leipzig, il suivit les cours d'anatomie de Wilhelm His et de physiologie de Carl Ludwig. Son père, dissuadé de s'installer à Berlin en raison de « certaines perturbations politiques », retarda son départ. Il passa donc sa troisième année, sa première année clinique, à Kiel, où Friedrich von Esmarch dirigeait l'enseignement de la chirurgie et Richard Werth celui de la gynécologie. Ce dernier, chose rare, offrait aux étudiants la possibilité d'examiner de vrais patients. Il profita également de l'occasion pour s'inscrire aux cours de sociologie de Ferdinand Tönnies, dont la réputation d'enseignant était médiocre et dont le cours n'attirait que très peu d'étudiants. L'autre était Albert Südekum. Il fut décidé qu'au lieu d'assister à un cours magistral, les étudiants apprendraient la sociologie en déambulant dans la ville et en participant à des discussions animées, une formule qui, de toute évidence, convenait parfaitement aux trois. Plusieurs étudiants de Tönnies, dont Grotjahn et Südekum, devinrent des amis de longue date de leur professeur de sociologie de Kiel et pour nombres de ces étudiants furent à un moment donné, de près ou de loin, liés au Parti social-démocrate[8].

En 1894, malgré les réticences initiales de son père, Grotjahn s'installe à Berlin. Il obtient son diplôme de médecin la même année à la Clinique des neuropathies de Berlin (Poliklinik für Nervenkranke), où il travaille ensuite comme assistant médical pendant deux ans. En 1896, il réussit les examens d'État qui lui permettent d'exercer pleinement la médecine[1],[2],[9].

Médecin à Berlin-Kreuzberg

En 1896, Alfred Grotjahn ouvrit son propre cabinet médical à Berlin-Kreuzberg. Jeune médecin généraliste enthousiaste et fraîchement diplômé, il fit preuve d'une méticulosité et d'une précision exceptionnelles dans la rédaction de ses dossiers médicaux, offrant ainsi un aperçu détaillé de son activité et, reflétant ses intérêts plus larges, de la relation entre médecins et patients à la fin du XIXe siècle. Entre et , il consigna 3 760 consultations concernant environ 700 patients différents. Ses registres détaillaient les adresses et les professions des patients, ainsi que les honoraires et les diagnostics posés. Bien que la tenue de registres médicaux fût recommandée aux médecins, rares étaient ceux qui s'en souciaient, et plus d'un siècle après leur constitution, peu de ces registres subsistent. Le niveau de détail et la richesse du contexte social consignés par Grotjahn sont exceptionnels, ces données offrant notamment de nombreuses possibilités d'analyse statistique[4],[10].

Alcoolisme, nutrition et société

Durant les premiers mois, alors qu'il développait encore sa clientèle, il publia le premier d'une série d'articles universitaires traitant de sujets d'intérêt égal pour les sociologues et les médecins. Son article Der Alkoholismus nach Wesen, Wirkung u. Verbreitung (La nature, l'impact et la répartition de l'alcoolisme) a été publié en 1898. Il y abordait l'interaction entre l'alcoolisme, les soins de santé et les conditions de logement. Très vite, il a étendu ses recherches à l'étude approfondie des conséquences de l'alcoolisme au travail[1],[2],[4],. Entre 1901 et 1902, Grotjahn participa aux séminaires de socio-politique de Gustav von Schmoller, dont l'approche, les intérêts et les conclusions rejoignaient les siens à certains égards[1].

En 1905, Grotjahn fut l'un des instigateurs de la création de la « Société berlinoise de médecine sociale, d'hygiène et de statistiques médicales ». À cette époque, le mouvement d'hygiène sociale suscitait l'opposition. Les travaux publiés par Grotjahn portaient sur les multiples impacts des changements rapides dans le régime alimentaire des ouvriers d'usine, passés des campagnes, où la plupart de leurs aliments étaient produits localement, aux villes, où les aliments provenaient de plus en plus directement des usines. Les exploitations agricoles, qui s'inscrivent dans le cadre des travaux de recherche intensifs, quoique potentiellement simplistes, de l'influent Max Rubner sur l'énergie alimentaire et sa mesure : selon au moins un commentateur, Rubner aurait pu utiliser son influence pour entraver la progression de la carrière universitaire de Grotjahn[2],[11].

Habilitation universitaire

Le , Alfred Grotjahn obtint son habilitation universitaire, autrement dit le diplôme de troisième cycle normalement requis pour assurer une carrière d'enseignant à vie dans les universités allemandes. Il fut le premier candidat en Allemagne à obtenir l'habilitation dans la discipline alors en vogue de « l'hygiène sociale »[7]. Après l'obtention de son diplôme, Grotjahn travailla pendant plusieurs années comme « Privatdozent » (tuteur) à la CharitéUniversité Humboldt de Berlin, le plus grand et, de l'avis de certains, le plus prestigieux des hôpitaux universitaires de Berlin[1],[12].

En 1915, après vingt ans d'exercice, Grotjahn abandonna son cabinet médical et accepta la direction du service d'hygiène sociale du service médical municipal de Berlin. En 1919, il devint directeur médical du service du logement de Berlin, s'attachant à faire du développement du logement social d'après-guerre un outil d'amélioration de la santé et du bien-être, en appliquant certaines idées esquissées à Hellerau et, dans son ouvrage « Garden Cities of To-morrow » en Angleterre, par Ebenezer Howard et d'autres. Parallèlement, en Allemagne, la défaite militaire fut suivie de la chute de la monarchie et, surtout dans les ports et les villes, d'une aggravation des difficultés économiques et d'une succession de révolutions durant les années 1918-1919. Face à un contexte politique de plus en plus instable, en 1920, le nouveau ministre prussien social-démocrate des Arts et de l'Éducation, Konrad Haenisch, nomma Alfred Grotjahn premier professeur titulaire d'hygiène sociale à l'Université de Berlin. Bien qu'il fût un fervent partisan du Parti social-démocrate de longue date, Grotjahn n'y adhéra qu'en 1919[6].

Sa nomination comme professeur fut remarquable à plusieurs égards. Grotjahn devint le premier professeur d'hygiène sociale de toute l'Allemagne. De plus, le ministre procéda à cette nomination en défiant ouvertement la faculté de médecine de l'université. Son ancien adversaire , Max Rubner, s'efforça de le discréditer devant ses collègues lors de son investiture, si bien que pendant plusieurs années, Grotjahn bouda les réunions de la faculté. Il conserva néanmoins son poste de professeur jusqu'à la fin de sa vie[6].

Au fil de la décennie, les animosités au sein de la faculté s'apaisèrent et, grâce à sa notoriété grandissante en dehors de l'université, il parvint à se faire accepter par certains membres de l'establishment universitaire. Il assista de plus en plus aux réunions de la faculté et, de fait, s'intéressa de près à leurs délibérations. Après le départ des participants à la fin des réunions, il fouillait les corbeilles à papier et récupérait les notes jetées par ses collègues qui, selon lui, pourraient être intéressantes pour ses recherches ultérieures sur les aspects psychologiques de l'hygiène sociale. En 1927, lorsqu'il fut proposé de devenir doyen de la faculté pour un an, seules deux voix s'opposèrent à sa nomination[1],[2],[4],[5],[13].

Carrière politique

En , Grotjahn avait accueilli avec enthousiasme l'acceptation controversée par les dirigeants du Parti social-démocrate au Parlement de soutenir le financement de la guerre par leurs votes au Reichstag. Presque aussitôt après, cependant, il fut consterné par la violation de la neutralité belge en . La tension entre son patriotisme et ses convictions pacifistes demeura irrésolue lorsqu'il réintégra le parti à l'automne 1919. Tourné vers l'avenir, il put néanmoins soutenir pleinement la mission du gouvernement du président Ebert, qui visait à bâtir un avenir meilleur pour la République allemande, et jouer un rôle de premier plan dans le développement de la médecine sociale.

Il figura sur la liste des candidats aux élections législatives de 1920, mais, en raison d'une forte concurrence du Parti social-démocrate indépendant, issu d'une scission, son nom apparaissait trop bas sur la liste pour lui permettre d'être élu au Reichstag. Il participa néanmoins activement à la campagne électorale, renforçant au passage ses liens avec plusieurs militants de longue date du parti. En , son camarade de parti, l'avocat Max Frank (de), démissionna de son siège au Reichstag pour « raisons professionnelles », et Alfred Grotjahn, étant le candidat le mieux placé sur la liste qui n'avait pas réussi à se faire élire l'année précédente, occupa automatiquement le siège laissé vacant par Frank. Il devint l'un des six médecins qualifiés au Parlement, bien qu'un seul autre d'entre eux, Friedrich Börschmann, fût membre du Parti social-démocrate[6].

Il a été membre du Reichstag entre 1921 et 1924 (ou 1923 : les sources divergent). Il conciliait ses fonctions parlementaires avec son travail de professeur à l'université et avec des contributions écrites sur « l'hygiène sociale », qui, selon lui, se confondait de plus en plus avec l'eugénisme plus conventionnel. On ne compte que sept de ses interventions au Reichstag, mais en coulisses, il participait activement aux travaux des commissions chargées de l'élaboration de lois sur la protection de l'enfance et les maladies sexuellement transmissibles. Son intérêt pour d'autres thèmes d'hygiène sociale à l'interface de la médecine et de la sociologie, tels que l'alcoolisme, la nutrition, le logement et la nécessité de réduire la fécondité de certains groupes, demeurait prépondérant.

Peu impressionné par ses collègues parlementaires, dont il qualifiait plusieurs de « psychopathes », il ajoutait cette observation rassurante : « Les psychopathes en politique, au Parlement, sont moins menaçants que les psychopathes au pouvoir. » En tant que député social-démocrate au Reichstag, il fut également invité à rédiger des propositions pour l'important programme de Görlitz. Cette tâche l'amena finalement à élaborer l'intégralité du volet santé du parti. Ce programme, adopté comme politique du parti lors du congrès de Görlitz (de) à la fin de 1921, était le premier programme gouvernemental complet de cette envergure élaboré par le parti depuis 1891, et le premier du genre présenté alors que le parti était effectivement au pouvoir[2],[6],[14].

Vie personnelle

En 1900, Grotjahn épousa Charlotte Hartz (1881-1945). La famille de la mariée résidait alors à Berlin. Entre 1901 et 1907, le couple eut trois enfants, dont deux devinrent professeurs d'université. Parmi eux , Martin Grotjahn (1904-1990), professeur de psychologie à Los Angeles[15],[16].

Travail sur l'hygiène sociale et la transition vers l'eugénisme

En 1900, Alfred Grotjahn et Freidrich Kriegel produisirent la première édition de ce qui devint une publication annuelle sur l'hygiène sociale et la démographie, le Jahresbericht über die Fortschritte und Leistungen auf dem Gebiete der sozialen Hygiene und Demographie sozialen Hygiene und Demographie[17]. Au cours des dix années suivantes, Grotjahn a joué un rôle de premier plan dans le développement de l'hygiène sociale en tant que discipline[2],[18].

La définition de cette théorie s'avère quelque peu fluctuante, mais le résumé le plus important se trouve probablement dans son ouvrage Soziale Pathologie, qui devint un manuel d'enseignement influent après sa publication en 1912[4],[19]. Il y défendait l'idée que l'environnement social des patients influence à la fois l'évolution de la maladie et leur guérison. Au début du siècle, cette thèse rencontra peu d'écho auprès des milieux médicaux et universitaires. La médecine était alors fondée sur les preuves scientifiques, inspirée par les découvertes de Robert Koch en bactériologie, et l'on était peu enclin à confondre des conclusions scientifiques basées sur l'observation avec des opinions apparemment floues sur les conditions sociales. Le Handwörterbuch der Sozialen Hygiene contribua en outre à cette évolution. L’ouvrage (intitulé approximativement « Lexique de poche d’hygiène sociale ») que Grotjahn a publié conjointement avec le professeur autrichien Ignaz Kaup (1870-1944) a toutefois déclenché une réévaluation[1],[18].

Il devint membre de la « Société pour l'hygiène raciale » dès sa création en 1905[19],[20].

En 1926, il publia un article intitulé Hygiene der menschlichen Fortpflanzung (Hygiène de la reproduction humaine) recélant plusieurs échos aux préceptes raciaux hitlériens. Ce texte préconise « l'éradication planifiée par la détention et la stérilisation forcée » des individus atteints de déficiences héréditaires, plaçant ainsi, aux yeux de ses détracteurs, Grotjahn parmi les eugénistes les plus extrémistes et intransigeants de la décennie,[21]. Il s'est imposé comme un partisan de la « rationalisation quantitative et qualitative de la reproduction humaine », prônant une « purification de la société humaine des malades, des laids et des inférieurs », qui, selon lui, représentaient à eux seuls environ un tiers de la population. Il est allé encore plus loin en appelant à la stérilisation forcée des personnes identifiées comme faibles d'esprit, épileptiques, alcooliques et infirmes, sur la base desquelles il recommandait un « confinement permanent » pour environ 1 % de la population[14],.

Notes et références

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Alfred Grothjan » (voir la liste des auteurs).
  1. Bruno Harms (de), « Grotjahn, Alfred: Sozialhygieniker, * 25.11.1869 Schladen am Harz, † 4.9.1931 Berlin. », dans Neue Deutsche Biographie, vol. 7, München, Historische Kommission bei der Bayerischen Akademie der Wissenschaften (HiKo), (lire en ligne), p. 169.
  2. Milton Rabson, « Alfred Grotjahn, Founder of Social Hygiene », Bulletin of the New York Academy of Medicine, vol. 12, no 2,‎ , p. 43–58 (PMID 19311980, PMCID 1965908).
  3. Myron Kantorovich, « Alfred Grotjahn as a eugenist », Journal of Heredity, Oxford University Press (OUP) & American Genetic Association, vol. 31, no 3,‎ , p. 155–159 (lire en ligne, consulté le ).
  4. Paul Weindling, « Medical Practice in Imperial Berlin: The Casebook of Alfred Grotjahn », Bulletin of the History of Medicine, Johns Hopkins University Press, Baltimore MD & JSTOR, vol. 61 / 3, no 3,‎ , p. 391–410 (JSTOR 44442099, lire en ligne, consulté le ).
  5. Major Greenwood, D.Sc, F.R.S., Professor Emeritus of Epidemiology and Vital Statistics in the University of London. Note that "Major" was the Christian / given name of Major Greenwood. Use of the word "Major" was not, in his case, anything to do with a military rank., « Social Medicine », The British Medical Journal, vol. 1 / 4438, no 4438,‎ , p. 117–119 (JSTOR 20365308, lire en ligne, consulté le ).
  6. Klemens Dieckhofer et Christoph Kaspari, « Die Tatigkeit des Sozialhygienikers und Eugenikers Alfred Grotjahn (1869-1931) als Reichstagsabgeordneter der SPD 1921 -1924 », Medizinhistorisches Journal, Franz Steiner Verlag & JSTOR, vol. 21 / 3-4, nos 3/4,‎ , p. 308–331 (JSTOR 25803875, lire en ligne, consulté le ).
  7. « Alfred Grotjahn », Nachlässe, Universitätsbibliothek der Humboldt-Universität zu Berlin (consulté le ).
  8. Alexander Wierzock, Zum Verhältnis von Tönnies zur Sozialdemokratie: Ein vergessenes Gutachten des Soziologen Ferdinand Tönnies zur Revision des Erfurter Programms, vol. 55, Friedrich-Ebert-Stiftung : Archiv für Sozialgeschichte 55, 2015, , 321–327 p. (ISBN 978-3-8012-4230-5, lire en ligne).
  9. Marc C. Winter, Alfred Grotjahn, vol. 35, Centaurus Verlag & Media KG, Freiburg: Neuere Medizin- und Wissenschaftsgeschichte. Quellen und Studien, , 31–33 p. (ISBN 978-3-86226-243-4, lire en ligne).
  10. Markus Langenstraß, « Sozialhygieniker aus Kreuzberg », Medizin Männer, Verlag Der Tagesspiegel GmbH., Berlin, (consulté le ).
  11. Michael Hubenstorf, « Sozialhygiene und/oder Rassenhygiene – der Beginn eines Sonderwegs », Sozialhygiene, Staatsmedizin, Public Health – Konzeptwandel oder deutscher Sonderweg?, Medizinische Universität Wien: Institut für Geschichte der Medizin & Deutsche Gesellschaft für Sozialmedizin und Prävention (DGSMP) e.V., München (consulté le ), p. 17–18.
  12. « The History of Social Medicine in Berlin …. Overview », Institut für Sozialmedizin, Epidemiologie und Gesundheitsökonomie der Charité – Universitätsmedizin Berlin (consulté le ).
  13. Volkmar Sigusch et Günter Grau, Personenlexikon der Sexualforschung, Campus Verlag GmbH., Frankfurt am Main, (ISBN 978-3593390499, lire en ligne), p. 250.
  14. Franz Walter, « Sozialdemokratische Genetik », Sarrazins Thesen sind keineswegs neu. Im Gegenteil: Die Idee von der Optimierung der Gesellschaft war lange Zeit Bestandteil sozialdemokratischer Politik., Die Zeit (online),‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. Myrna Oliver, « Martin Grotjahn; Pioneered Psychiatry in Western U.S. », Los Angeles Times, (consulté le ).
  16. Irmgard Walbaum, « Kurzbiografie für Peter Grotjahn », Projekt "flurgespräche", Westfälische Wilhelms-Universität (WWU) Münster, (consulté le ).
  17. Alfred Grotjahn et Freidrich Kriegel, « Bibliographischer Jahresbericht über soziale Hygiene, Demographie und Medizinalstatistik, sowie alle zweige des sozialen Versicherungsessen », G. Fischer, Jena & Princeton University Press NJ (consulté le ).
  18. Bernhard Meyer, « Begründer der Sozialhygiene: Der Arzt Alfred Grotjahn (1869–1931) », Porträt, Edition Luisenstadt, (consulté le ), p. 70–75.
  19. Christoph Kaspari, « Der Eugeniker Alfred Grotjahn (1869–1931) und die "Münchner Rassenhygieniker": Der Streit um "Rassenhygiene oder Eugenik?" », Medizinhistorisches Journal, Franz Steiner Verlag & JSTOR, vol. 24 / 3-4, nos 3/4,‎ , p. 306–332 (JSTOR 25803989, lire en ligne, consulté le ).
  20. Johannes Oehme, « Alfred Grotjahn – Ein Eugeniker in der SPD der Weimarer Republik », Die jährlich stattfindenden Konferenzen gegen den deutschen Imperialismus sollen den politischen Austausch und die Zusammenarbeit derjenigen revolutionären Kräfte fördern und vorantreiben, die in der Arbeiter- und demokratischen Bewegung für die Linie »Der Hauptfeind steht im eigenen Land« kämpfen wollen., Schach und Wissenschaft e.V., Göttingen, (consulté le ).
  21. Justus Leicht, « Sarrazin und die SPD », Sozialistische Gleichheitspartei, Vierte Internationale (SGP), Berlin, (consulté le ).

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