Alfred Madoux
| Naissance | |
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| Décès |
(à 66 ans) Auderghem |
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| Conjoint |
Maria Gomrée de Morialmé (d) (à partir de ) |
| Enfants |
Alfred Madoux (1838-1904) est un patron de presse belge du XIXe siècle, qui fut propriétaire du quotidien bruxellois L'Étoile belge.
Biographie
Alfred Casimir Madoux est né à Tournai le . Il est l'unique fils de Denis Joseph Madoux un marchand de draps français, né à Lecelles[1] qui en 1858 est devenu actionnaire du quotidien bruxellois L'Étoile belge. Alfred Madoux est lieutenant de cavalerie dans l'armée belge[2].
Propriétaire associé commandité, Denis Joseph Madoux est chargé de la gestion administrative et se porte en acquéreur d'une maison, au 13 rue des Sables, dans le centre de Bruxelles[3], afin d'y installer L'Étoile belge puis acquiert en 1874 ce qui reste actions de la famille d'Orléans, pour être ainsi, avec la famille Toussaint, copropriétaire de ce journal[4].
Pour raisons de santé, Denis Joseph Madoux doit confier les rênes de la maison à son fils Alfred en , celui-ci étant impliqué dans la gestion bien avant. Son petit-fils Alfred Madoux lui succédera en 1904. La famille Madoux a embauché le journaliste Gustave Lemaire comme secrétaire de la rédaction dès 1863 et lui a fixé la mission de couvrir la débâcle de Sedan en 1870, pendant laquelle Gustave Lemaire participe à l'organisation de services d'ambulances pour venir en aide aux blessés et s'impose peu à peu comme le premier grand reporter belge au "sens moderne du mot"[5]. Alfred Madoux prend la direction du journal en 1878,
Famille
Alfred Madoux épouse en 1869, Marie Gomrée (puis de Gomrée de Morialmé). La famille Madoux devient dès lors apparentée à Joseph-Ferdinand Toussaint, via la famille Poelaert et de Gomrée de Morialmé. Léonie Toussaint, fille de Joseph-Ferdinand ayant épousé en 1859 l'architecte Joseph Poelaert, dont le frère l'avocat Constant Poelaert était le père de Hélène Poelaert épouse de Charles de Gomrée de Morialmé. Le couple a sept enfants, dont l'aîné est Alfred Madoux (1870-1928) qui succède à son père comme dirigeant de l'Étoile belge, et Charles Madoux, bourgmestre d'Auderghem[6].
Propriétés
En 1885 Alfred Madoux, qui demeurait à Auderghem, fait construire le château de Putdael, sur un espace qui fut jadis propriété de la société générale de Belgique, dans la commune de Woluwe-Saint-Pierre, où une avenue porte son nom. Auderghem en avait une aussi, qui a été rebaptisée Avenue Charles Madoux. Sa veuve a fait don à la commune d'Auderghem de la chapelle Sainte-Anne, qui sera acquise sept ans plus tard, par le baron Dietrich.
Il meurt le à Auderghem, où il est inhumé[7].
Notes et références
- ↑ "Presse, nations et mondialisation au XIXe siècle", par Marie-Eve Therenty et Alain Vaillant [1]
- ↑ « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ "Milieux de presse et journalistes en Belgique (1828-1914) ", par Pierre Van den Dungen, 2005, page 72
- ↑ Pierre Van den Dungen, "Étoile Belge, journal L' ", dans : Dictionnaire d'Histoire de Bruxelles, Bruxelles, 2013, p.309.
- ↑ "Milieux de presse et journalistes en Belgique (1828-1914) ", par Pierre Van den Dungen, 2005, page 378
- ↑ Rédaction, « Mort de Monsieur Alfred Madoux », L'Étoile belge, no 158, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Relevé généalogique sur Geneanet
Liens externes
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