Alfred de Vast-Vimeux

Alfred de Vast-Vimeux
Illustration.
Fonctions
Député français

(2 ans, 8 mois et 10 jours)
Élection 4 octobre 1885
Circonscription Charente-Inférieure
Législature IVe (Troisième République)
Groupe politique Appel au peuple
Successeur Adolphe Duport

(5 ans et 28 jours)
Élection 8 février 1871
Circonscription Charente-Inférieure
Groupe politique Appel au peuple

(10 ans, 9 mois et 8 jours)
Élection 27 novembre 1859
Réélection 31 mai 1863
24 mai 1869
Circonscription Charente-Inférieure
Groupe politique Centre gauche
Sénateur français

(8 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection 30 janvier 1876
Circonscription Charente-Inférieure
Conseiller général de la Charente-Maritime

(27 ans)
Circonscription Canton d'Aigrefeuille-d'Aunis
Prédécesseur Charles de Vast-Vimeux
Successeur Eugène Rodde
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lunéville, France
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Péré, France
Nationalité Française
Parti politique Bonapartisme

Le baron Alfred de Vast-Vimeux, né le à Lunéville (Meurthe) et mort le au château de Péré (Charente-Maritime), est un homme politique français.

Biographie

Fils du général-baron Charles de Vast-Vimeux et de Marie-Louise de Mauclerc, époux d'Angélique Augustine de Rémont (petite-fille du vicomte Charles Angélique de Rémont), Alfred de Vast-Vimeux fait ses études au prytanée de La Flèche (1837-1843), entre, comme engagé volontaire () au 12e dragons commandé par son père, devient brigadier fourrier le , maréchal des logis ( suivant), et admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr deux mois après ().

Sous-lieutenant d'infanterie au 74e de ligne le , il passe dans la cavalerie, et est envoyé à Saumur ( suivant) comme élève officier. Il en sort () sous-lieutenant aux chasseurs d'Afrique, et est nommé lieutenant (), puis capitaine (). Il est, avec ce grade, officier d'ordonnance du prince Napoléon, et conseiller général au canton d'Aigrefeuille-d'Aunis (Charente-Inférieure), lorsque la mort de son père le fait entrer au Corps législatif comme député de ce département, élu, le , dans la 1re circonscription (La Rochelle), contre M. Rivaille.

Il opte pour le parlement, donna sa démission de capitaine en 1860, et prend place dans la majorité dynastique. Successivement réélu, le et le , il continue de soutenir les institutions impériales et vote pour la guerre contre la Prusse. Il reprend du service pendant cette dernière guerre, comme colonel du 8e régiment de mobiles de la Charente-Inférieure, fait campagne à l'armée de la Loire dans la 1re brigade d'infanterie de la 1re division du 16e corps, et est promu officier de la Légion d'honneur le  ; il était chevalier du .

Élu, le suivant, représentant de la Charente-Inférieure à l'Assemblée nationale, il siège au groupe bonapartiste de l'Appel au peuple, et vote pour la paix, pour l'abrogation des lois d'exil, pour la pétition des évêques, contre le service de trois ans, pour la démission de Thiers, contre le ministère de Broglie, contre l'amendement Wallon, contre les lois constitutionnelles ; il s'abstient sur le septennat.

Passé sénateur de la Charente-Inférieure le , il siège dans la minorité bonapartiste de la Chambre haute, vote pour la dissolution de la Chambre demandée par le cabinet du 16 mai, et échoue au renouvellement triennal du .

Porté, aux élections législatives du suivant, sur la liste conservatrice de la Charente-Inférieure, il est élu député et reprend sa place au groupe de l'Appel au peuple, combat de ses votes la politique scolaire et coloniale du gouvernement, et meurt avant la fin de la législature.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de la Charente-Maritime